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Ceux qui s’imaginent qu’il n’y aura que de la pulpeuse pin up à gros seins dans cette rubrique en seront aujourd’hui pour leurs frais. Car la belle Peter est plate comme une seiche ou, devrais-je plutôt dire, plate comme un homme. Car oui, Peter est gay. Pourquoi pas ? Bijin veut dire belle femme. Or Peter se considère comme une femme et est indéniablement une belle femme. Il y a bien un petit détail technique mais franchement, on ne va pas chipoter non plus.

Sa carrière est à rattacher surtout à un chef-doeuvre : la Parade Funéraire des Roses (1969), de Toshio Matsumoto, surprenante adaptation dans le milieu gay tokyoïte d’ Œdipe Roi, de Sophocle. C’est une version inversée. Ici, ce n’est pas un jeune homme qui couche avec sa mère et qui tue son père mais une jeune femme qui tue sa mère et couche avec son père. La jeune femme en question est, on l’aura deviné, un gay (incarné par Peter) dont le prénom, Eddie, évoque évidemment la prononciation japonaise d’Œdipe.

Peter aurait-il prêté ses cils à Malcolm Mac Dowell ?

Le film donne l’impression d’avoir été tourné à quatre mains par un Seijun Suzuki et un Stanley Kubrick sous acide. Il existe d’ailleurs une rumeur selon laquelle Kubrick se serait inspiré du film pour faire Orange Mécanique. Habituellement, je me méfie des rumeurs sur Kubrick mais là, en visionnant la Parade Funéraire, cette histoire d’influence m’est apparue avec la force de l’évidence.  Certaines scènes en accéléré, certains travellings arrières, le côté pop exacerbé, autant d’éléments qui ont tout de suite fait tilt dans mon esprit. Pour le côté Seijun Suzuki, on pense immédiatement à un film comme la Marque du Tueur, avec ses cassures de rythme stylisées. D’un point de vue formel, la Parade Funéraire est donc un petit joyau.

Séance d'insultes totalement Suzukesque entre Peter et sa rivale

Sur le fond, tout repose sur cette audacieuse transposition d’ Œdipe Roi sur fond de cinéma avant-gardiste contestataire. Conjuguée avec cette mise en scène inventive, elle fonctionne parfaitement. Ce qui ne pourrait être qu’une banale histoire de jalousie entre gays (Eddie a volé l’homme de Léna) est gangréné par des inserts qui donnent à penser que quelque chose ne va pas dans ce triangle amoureux. Un plan revient avec une certaine insistance : une photographie montrant une tête d’homme dont le visage semble avoir été brûlé à la cigarette.  Ce secret (qui est cet homme ?) fait son chemin dans l’esprit du spectateur qui succombe peu à peu au train train faussement ordinaire de cette Eddie qui court à sa perte.

Dans le film, Peter est remarquable. Nous ne sommes évidemment pas dans la Cage aux Folles. Le film nous montre des gays singeant des manières féminines mais il ne s’en dégage aucune vulgarité. Un certain grotesque peut-être, mais qui ne leur est pas exclusif (cf. la scène nous montrant des loubardes franchement ridicules). En tout cas, dans le royaume des gays tokyoïtes, Eddie en est certainement leur reine. La métamorphose est fascinante, totalement bluffante. N’étant pas Jean-Jacques Rousseau (1), je me suis totalement laissé prendre (façon de parler) lorsque j’ai découvert ce film pour la première fois à travers sa bande annonce :

La voix est ce qui trahi le plus Peter en dehors de son torse et de son sexe qu’elle peut toujours dissimuler. Mais ces éléments mis à part, la métamorphose est totale :

A la fin, Eddie se crève les yeux puisqu’elle n’a pas su voir la vérité : l’homme avec lequel elle couchait était son père. Mais on peut aussi voir autre chose dans ce geste : une volonté de se punir de son perpétuel narcissisme (les scènes de maquillage sont légion) en ajoutant une ultime étape à ses métamorphoses, celle qui la fait passer de rose à un monstre qui conclut cette parade funéraire dans la rue, hagarde et le couteau à la main.

Ce chef d’œuvre se trouve chez Eureka ! dans la collection Masters of Cinema (VO sous titrée anglais)

PS : plus anecdotique,  Peter a enregistré quelques chansons.

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Bulles de Japon reviendra la semaine prochaine avec un postérieur 100% féminin

(1)   Jean-Jacques, à qui on ne la fait pas, avait déclaré, après avoir lu les Lettres d’une Religieuse Portugaise (publié alors anonymement), un truc du genre : « Que dalle ! Je n’y crois pas ! Il est impossible que cela ait été écrit par une femme ! » (je cite de visu). Il avait raison.

Bicyclettes au Japon (1)

La soeur de Jouve était trop belle. Nous ne le supportions pas. Elle roulait toujours jupes flottantes et assurément sans jupon. Bernadette était pour nous la découverte prestigieuse de tant de rêves obscurs et de nos imaginations cachées. Elle était notre éveil et ouvrait en nous les sources d’une sensualité lumineuse.

François Truffaut, Les Mistons

Mon ami, Peugeot

La prime à la casse, c’est bien. Mais en 1975, au Japon, Peugeot avait inventé le concept de prime au popotin. De préférence moulé dans un mini short en laine, tant qu’à faire. Tu m’étonnes après que Peugeot soit mon ami ! Ce n’est qu’une pub pour vélo de course, Peugeot aurait pu choisir une célébrité du keirin ou notre « blaireau » national. Mais non, les publicitaires choisissent le décallage en représentant une gracile jeune femme tout sourire, à vrai dire sans doute bien contente de monter pour la première fois de sa vie sur un vélo de course. Dieu ! quelle poésie bordel ! Cela me fait d’ailleurs penser que j’ai toujours trouvé que les Japonaises en offraient un spectacle charmant sans cesse renouvelé. Faudra que je compulse mes photos pour commencer une nouvelle série…

La gars qui s'est réincarné dans cette selle de vélo à cause de son mauvais karma a dû bien bicher.

Pour relancer l'intérêt du Tour de France, je propose de ne faire dorénavant participer que des bijins. Il faudrait imaginer différentes équipes : celle avec les actrices, celle avec les chanteuses, celles avec les actrices d'AV, etc.

L’écoute de cet album m’a rappelé une anecdote concernant Lester Bangs, le grand critique rock

américain. On raconte qu’il avait l’habitude, quand il allait chez des amis, de fouiner dans leur

Lester Bangs, après avoir écouté dix fois de suite Sister Ray.

discothèque afin de voir si la face B de White Light / White Heat, deuxième album du Velvet Underground, montrait des signes d’usure ou, au contraire, était immaculée. Dans ce dernier cas, il se foutait en rogne, insultait les propriétaires qui avait bien peu utilisé le disque, et partait en claquant la porte. C’était un moyen de séparer le bon grain de l’ivraie pour le moins original, mais un peu injuste : Cette fameuse face B possède en effet un morceau intitulé Sister Ray, long de 17 minutes et du genre à faire saigner les oreilles.

Quel rapport avec Osorezan, deuxième album – aussi – de la formation Geinoh Yamashirogumi (1) ? Tout simplement parce que le morceau éponyme que l’on y trouve peut aussi être vu comme une sorte d’épreuve musicale qui peut,  si vous n’êtes pas dans la bonne disposition, vous crisper un tantinet, voire vous mettre les nerfs à fleurs de peau (2).

Qu’a de particulier ce morceau ? Disons que comme pour Sister Ray, il peut vous donner

l’impression de faire un voyage. Mais si le morceau du Velvet vous fait plonger dans l’univers de la Factory aux côté d’Andy Warhol, de Gerard Malanga et, allons-y, de Yayoi Kusama, le

La rivière Sanzu

tout agrémenté de force drogues, alcools et de baise, le voyage proposé par le Yamashirgumi est moins folklorique.  Osorezan, c’est-à-dire la montagne de la peur. C’est un massif volcanique qui existe réellement, situé dans la préfecture d’Aomori. Des pèlerins s’y rendent pour communiquer avec les défunts. La montagne est bordée par le sinistre lac Usuri-ko, lequel est assimilé dans la mythologie à la rivière Sanzu, l’équivalent japonais du Styx. On pense à notre Enfer, mais ce lieu serait plutôt l’équivalent bouddhique du Purgatoire. Cette montagne est un lieu de transition dans lequel les âmes des défunts vont s’acheminer soit vers le Paradis, soit vers l’Enfer.

Dès les premières secondes vous êtes prévenus : les minutes qui vont suivre ne vont pas chercher à vous mettre à l’aise. Un hurlement vous déchire en effet les tympans sans prévenir, et il est difficile d’en définir la cause. La terreur ? Peut-être. La folie ? Sans doute. On a l’impression qu’un personnage féminin, un peu comme les personnages d’Arthur Machen, se trouve brutalement devant quelque chose d’abominable, d’indicible. La santé mentale en a pris un coup et le silence qui suit semble suggérer un évanouissement. On peut aussi se demander si ce hurlement n’indique pas tout simplement que le personnage passe de vie à trépas. Dans tous les cas, il reprend ses esprits, perçoit des percussions sourdes, puis des chants tribaux pas franchement rassurants. On a l’impression d’être pris au piège dans une sorte de messe noire. Mais l’initiation commence, un crescendo enveloppe, prépare la victime à une extase, plus ou moins charnelle comme le suggèrent certains cris. Les démons ont-ils mis la main sur leur victime ? On songe un peu à la copulation monstrueuse de Mia Farrow dans Rosemary’s Baby. Puis arrive un nouveau moment d’accalmie, avant que reprenne le voyage, mais cette fois-ci plus aérien. Les ténèbres de cette montagne de la peur ont été apprivoisées, ou plutôt, l’âme de la femme a peut-être été choisie pour rejoindre les âmes du Paradis. Un somptueux chœur s’élève et psalmodie une mélodie minimaliste et envoûtante. Le tout peu à peu enveloppée d’une ambiance  à la Pink Floyd. Les aficionados de ce groupe serait bien ingrat de faire la fine bouche devant ce passage instrumental planant à souhait et qui dure six bonnes minutes. En en viendrait à oublier l’ambiance glauque du début… n’étaient ces cris tribaux qui reprennent et, un peu comme le  Requiem d’Akira mais de manière beaucoup plus agressive, montent en puissance et fusionnent en une orgie musicale hystérique. On doute alors : Paradis ? Enfer ? Qu’importe, la montagne a fait son travail. Une nouvelle âme est partie, la montagne de la peur retrouve le calme avant d’en accueillir une nouvelle.

Vous reprendrez bien un petit coup d’Akira ?

Les Geinoh Yamashirogumi interprétant « Kaneda ».

(1) Cette formation, créée en 1974 par Shoji Yamashiro, présente la particularité d’être constituée de plusieurs centaines de musiciens qui ne sont pas professionnels. Ils viennent de différents horizons : avocat, banquier, commerçant, médecin,etc. Leur point commun est un goût prononcé pour les musiques ethniques et un mélange des genres. Percussions africaines, kecak balinais (vidéo à voir absolument si vous ne connaissez pas), chants bouddhistes, folklore traditionnel russe, je m’arrête là car l’on a dénombré plus de quatre-vingts styles différents. Leur œuvre la plus célèbre est la bande originale d’ Akira.

(2) J’ai d’ailleurs testé avec des amis durant une partie de coinche. Grimaces, soupirs, supplications pour changer de musique, rien n’y a fait : j’ai tenu bon, moi la musique ne me dérangeait pas… et j’ai du coup gagné plusieurs parties. Merci les Geinoh Yamashirogumi !

Brain Damage

The lunatic is in my head
The lunatic is in my head
You raise the blade, you make the change
You re-arrange me ’till I’m sane
You lock the door
And throw away the key
There’s someone in my head but it’s not me.

Pink Floyd, Brain Damage

Comme cette bonne dame croisée dans le centre ville de Miyazaki, suis un peu crevé en ce moment, moi. Les articles pédalent un peu dans le mochi. Je devrais y voir un peu plus clair demain…

Une scène d'Edgar ? Non, c'est plutôt le fantasme que l'on avait dans le crâne lorsque l'on matait un épisode.

Ah ! Fujiko ! C’était le bon temps ! C’était l’époque où l’on pouvait voir à la télé quantité de dessins animés à la violence inhabituelle. Mais c’était aussi l’époque où on pouvait se rincer l’œil sur des pin up dont les formes étaient quand même bien différentes de celles de Julie dans l’Île aux Enfants. Rappelez-vous les scènes de douche dans Cobra ! Les strings de Dominique, Jane et Rachel ! Que du bonheur. Mais cela n’était rien face à Edgar / Lupin the 3rd. Franchement, lequel parmi vous ne s’est pas cramé la rétine à zyeuter fixement les gros seins de Fujiko / Magalie ? Plus que le rayon de delta de Cobra, cette paire généreuse symbolise pour moi cette parenthèse enchantée des années 80 durant laquelle on pouvait croire que l’hystérie de certains psychologues pour enfants à l’égard des productions japonaises avait été vaincue. Évoquons ici (mais alors rapidement) les opus du bon docteur Lurçat :

J’aurais pu lui suggérer un autre titre : A huit ans, seul avec les obus de Fujiko. Passons.

Tout allait bien donc, on pouvait se délecter de bourre-pifs et de gros nénés à gogo… c’était malheureusement sans compter le travail de sape des tâcherons du Club Dorothée, qui ont contribué à couler durablement l’image de l’animation japonaise et à stopper le robinet à dessins animés.

"Rien à péter des japs. Nous, notre truc, c'était les couilles en or, tu piges ?"

Bref, bénie sois-tu Fujiko, je suis heureux de t’accueillir dans ma collection entre Tamaki Katsura et … (on verra). Il fallait de toute façon que cela arrive un jour.  Je n’ai qu’un regret : je sais qu’une fois encore, je n’aurai pas le bonheur de voir ton petit minois délicieusement hypocrite sur les stands de nouveautés lors du festival d’Angoulême, les éditeurs s’obstinant à ignorer le cas de Monkey Punch. Ces jean-foutres seront donc privés de banane, tant pis pour eux. Vous, c’est différent, vous y avez droit, bien entendu :

IMAGE BONUS

Quand le petit Olrik se faisait choper par son instituteur de CE2.

Aujourd’hui juste deux petits clins d’œil (le deuxième dans le post suivant) au festival de la BD d’Angoulême, qui commence aujourd’hui.

When I’m 64

When I get older losing my hair many years from now
Will you still be sending me a valentine,
Birthday greetings, bottle of wine?
If I’d been out til quarter to three would you lock the door?
Will you still need me, will you still feed me, when I’m sixty-four?

When I’m 64 (Lennon / Mc Cartney)

Devant les seins de Tamaki Katsura, on hésite, comment qualifier leur forme ? Après inspection de ce document :

on n’est toujours guère avancé, on hésite entre citrons, bouteilles d’eau et sachets de thé. Mais finalement, à la réflexion, comme Tamaki est Japonaise, c’est sans doute ce dernier choix qui est le plus approprié. Un peu tombant, un peu écrasés (sur certaines photos) mais aussi un peu rondouillards. Bref, des seins bien sympathiques, et très cinégéniques, comme en témoignent les quelques roman porno dans laquelle la belle est apparue.

Commençons, pour faire écho aux bijins de la semaine dernière, avec Inzetsu ama : uzuku. Je ne l’ai pas vu mais on peut imaginer que ses appendices mammaires doivent être du plus bel effet dans l’eau, lors des séances de pêche à la perle. Le capitaine Némo et Flipper le dauphin n’ont pas dû s’ennuyer durant le tournage.

Pour les amateurs de films remplis de religieuses lubriques (le « nunsploitation »), citons le magnifique les Pêchés de soeur Lucia (Sudojo Lucia : Kegasu). Tamaki n’y a pas le rôle principal mais elle se donne bien. Elle y joue « sœur Héléna », prototype de la nonne typique de ce genre de film : lesbienne, perverse et évidemment bien tartuffe : elle est la première à

"Pardonnez-moi mon père, j'ai péché. - Sans blague ?"

reprocher l’inconduite de cette soeur Lucia, mais n’est pas la dernière à lui faire des avances. C’est que, comme ses petites camarades, elle est un peu en manque de « ça ». Aussi, quand deux détenus évadés viennent trouver refuge dans le couvent, la peur laisse très vite place aux jambes écartées (et consentantes). En moins de cinq minutes, le couvent se transforme en une sorte de lupanar mené de main de maître par Sœur Lucia (personnage très ambivalent qui fera les frais de l’hypocrisie de ses sœurs de débauche). Ah ! comme j’aurais aimé que mes cours de catéchisme nous montrassent  de telles œuvres. D’ailleurs, c’est bien simple : les peinture de Fra Angelico, les Passions de Bach et les Péchés de Lucia sont, en matière d’art sacré, mon tiercé gagnant  !

Voici un petit florilège de photogrammes dans lesquels apparaît Tamaki :

"Ma Mère, je peux la fouetter maintenant ? Hein,dites ? S'il vous plaît ! Allez, soyez sympa quoi!"

Le quart d'heure voyeur : sœur Héléna prenant du bon temps avec un détenu. Chut ! Inutile de les déranger.

Tamaki maîtrise haut la main l'art du french kiss.

Image bonus :

Plaît-il ? Une nonne shemale ? Meu non ! Simplement un des détenus déguisé en religieuse.

Moins réjouissant, Rape ! 13th Hour nous raconte les pérégrinations de deux violeurs en série. Évidemment, Tamaki, qui joue un rôle secondaire, tombe à un moment du film dans les griffes de ces deux ordures. Elle apparaît donc pour une scène de viol, thème Ô combien malsain dans l’univers du roman porno. Un peu à l’image des chikan qui s’imagine que si des femmes entrent dans leur wagon, c’est uniquement dans le but de se faire peloter, on a l’impression de parfois assister à une apologie du viol. En gros, me message sous-jacent serait : « violer n’est pas si mal puisque de toute façon, les femmes n’attendent que ça ». Bref, vous aurez compris que Tamaki ne joue pas le rôle de sa vie dans ce film. Cerise sur ce gâteau qui ne sent pas très bon : l’un des mauvais drôles se fait méchamment punir : après une chute mortelle, un yakuza lui défonce les dents à coups de clé anglaise. Pourquoi  tant d’acharnement ? Tout simplement pour avoir un trou douillet afin de se faire une petite fellation nécrophile !

Koâ ? Enlève tout de suite tes sales pattes de ma bijin, enfoiré!

Yes ! Bien joué ! Enfuis-toi maintenant !

Merde ! Il y en avait un autre ! Lâche ! Sapajou ! Euh... sacripan !

Là, c'en était trop, j'ai cru m'évanouir de rage...

... n'eussent été quelques plans assez sophistiqués pour maintenir mon attention éveillée.

Arrive maintenant LE film : Assault ! Jack the Ripper,  de Yasauharu Hasebe.  Dans ce film, Tamaki joue une serveuse vulgaire, caractérielle, lubrique et criminelle. Affublée d’une incroyable chevelure façon caniche, elle dégage à la fois une sorte d’attirance pour l’aura sexy de son corps (plus que jamais il y a du monde au balconnet) et de répulsion devant des expressions de visage franchement repoussantes. Pour résumer en deux mots ce film se situant quelque part entre Bonnie and Clyde et Jack l’éventreur, l’histoire raconte la dérive criminelle de deux employés d’un restaurant. Le meurtre malencontreux d’une autostoppeuse franchement dérangée va agir sur eux comme une sorte de puissant aphrodisiaque. Dès lors ils ne vont avoir de cesse de trouver de nouvelles proies pour cultiver leur excitation, jusqu’au jour où le jeune homme, de plus en plus assoiffé de carnage, décide de poursuivre seul…

C’est un pinku étonnant, violent, dérangeant, tout comme Rape 13th Hour mais infiniment plus passionnant. On attend, devant cette spirale de crimes, le meurtre de trop mais aussi le moment du grain de sable dans la mécanique de ce couple infernal. Tamaki compose un personnage détestable mais qui crève l’écran, notamment grâce à cette petite étincelle de lubricité meurtrière qui jaillit de son regard.

Après avoir vu ce film, c’est sûr, vous ne regarderez plus les couteaux à pâtisserie de la même manière.

Tamaki gironde...

... Tamaki pas gironde.

Un crash test airbagisé comme on les aime.

"Alors ?" (sortant de la voiture) "C'est bon, j'ai mon permis".

Tamaki Katsura fait l'amour en buvant Coca Cola.

Éventuellement aussi, en regardant une de ses victimes fraîchement éventrée.

Ah ! Les joies du hanami !

Epée ou couteau à pâtisserie, il faut choisir.

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