Candies : fameux girls band japonais des années 70 composé de Ran Ito, Yoshiko Tanaka et de Miki Fujimura. En 1977, au sommet de leur popularité, elle décident de quitter le monde du showbusiness musical en disant à leur public, lors de leur dernier concert : “nous voulons redevenir des filles ordinaires”, phrase qui a marqué au fer rouge plus d’un fan à l’époque.
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Actuellement sur les écrans en France, la Tour au-delà les nuages permet enfin de faire découvrir l’univers de Makoto Shinkai. Enfin car le succès constant mais finalement étouffant de Miyazaki a tendance à occulter le fait que les productions Ghibli ne sont que l’arbre qui cache la forêt et que non, l’animation japonaise, en dehors de ce studio, n’est pas synonyme de médiocrité.
La Tour au-delà les nuages le montrera aisément. Néanmoins, je suis un peu déçu par ce choix. J’aurais aimé que, quitte à jouer la carte de la nouveauté, on choisisse une autre des oeuvres de Shinkai : 5 centimètres par seconde. On peut cependant comprendre pourquoi il n’a pas été retenu : trop simple dans l’histoire qu’il raconte, pas assez mouvementé, etc. L’histoire ? Tout simplement le récit d’une histoire d’amour déçue. La première partie, Okasho (“essence de fleur de cerisier), racontre la rencontre puis la séparation (à cause d’un déménagement) à la fin du collège de deux amis semblant faits l’un pour l’autre. La seconde, Cosmonaut, suit le parcours du jeune garçon, devenu lycéen, et l’amour platonique et douloureux qu’il inspire à l’une de ses camarades de classe. La troisième, Byōsoku 5 Senchimētoru (“5 centim-tres par seconde”), raconte sur un registre amer l’entrée du héros dans la vie active, et son sentiment d’avoir raté les plus belles années de sa vie.
Pas d’happy end donc. Et pourtant, pourtant, on sort de ce film totalement ébloui et heureux. Ebloui par les images, heureux d’avoir assisté à un échantillon de vie empli de sensibilité. Makoto Shinkai a souvent dans son pays été qualifié de “nouveau Miyazaki”. Ce surnom est un peu idiot car les deux réalisateurs ne poursuivent pas les mêmes buts. Cela dit, ce surnom est intéressant car il sous-entend chez Shinkai la capacité à parfaitement maîtriser la technique pour concrétiser un univers aussi onirique que personnel. C’est ce qui est fascinant dans ce film : il y a une sorte d’hyperréalisme lyrique que je n’ai vu nulle part ailleurs. Le moindre décor, le moindre plan, le moindre détail vous font entrer dans une réalité quotidienne japonaise ébourrifante de beauté. On en vient d’ailleurs à se demander le but de ce réalisme. Est-ce le pouvoir de l’amour, qui tend à tout magnifier ? Ou bien une façon de montrer ce terrible et ironique ancrage dans la réalité, alors que l’on aimerait être dans un autre sphère avec celle que l’on aime ? Il y a sans doute un peu des deux. Les personnages du film ont à la fois un côté aérien et un côté englué dans la vie quotidienne. On hésite donc à la fin entre un sentiment de tristesse ou une impression de plénitude. A l’image finalement du morceau de Yamazaki Masayoshi (“One more time, One more chance”) qui vient royalement conclure le film, dans une séquence où l’on assiste sur un rythme saccadé à une partie de la vie des personnages.

Pour finir, voici le passage dans laquelle on entend la belle chanson de Yamazaki Masayoshi :
Pour une vue plus globale du film, le clip de “One more time, one more chance”
Ah ! j’oubliais le clip original (et après je m’arrête) :
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C’est avec le moral plutôt en berne que j’écris cet article. Au début, je voulais parler de Soudain le Vide, après tous les différents comptes rendus critique. Je vais faire court : il faudra le voir soi-même tant le film semble avoir laissé perplexes les spectateurs. Certains critiques y sont évidemment allés de jeu de mots bien lourds et pas du tout répétitifs sur le titre. D’autres ont insisté sur le côté expérience du film. Pour ma part, je pense que la représentation sensorielle et hypnothique du Tokyo underground devrait me plaire. Wait and see donc.
Je m’arrête donc là avec le film de Noé. La raison ? Diable, ceux qui ont un jour perdu un disque dur avec des tonnes de données personnelles (notamment des photos) dedans, savent dans quel pénible état d’esprit on se trouve. Pourtant, ça pourrait être pire. J’aurais pu être renversé par une voiture, choper la tuberculose, me faire une Claude François dans ma baignoire. Vu comme cela, ça relativise un peu… mais vraiment juste un peu. Heureusement, toutes mes photos n’ont pas été perdues. La majorité avaient été sauvegardées ailleurs. Reste que cela me console pas vraiment d’en avoir perdu bien d’autres. Je garde espoir quand même. Je conserve mon disque dur dans un coin, en espérant que dans un avenir proche les services de récupartion de données soient plus abordables. L’espoir fait vivre.
Bref, pour ne pas me laisser abattre, pour me mettre un peu de baume au coeur, j’ai décidé de commencer une nouvelle rubrique qui sera intégrée dans la catégorie simplement intitulée “Les Japonaises”. Frédéric Boilet, auteur de BD vivant au Japon, les a évoquées avec autant de délicatesse que d’humour dans de délicieux articles, il faudra que j’en parle un jour. Chaque semaine, j’évoquerai plus ou moins rapidement une japonaise qui sera élue “bijin de la semaine” (bijin veut dire “belle femme”). Il n’y aura rien de graveleux ou de complaisant. Ici, pas d’actrices de JAV (Japan Adult Video), je ferai plutôt dans le vintage, le divertissant, avec quelquefois un zest d’érotisme.
Je commence donc avec Tomoko Kei dont le geste sur la première photo semble me consoler d’avoir perdu mon disque dur. Qui est Tomoko Kei ? Eh bien… Tomoko Kei est une actrice et… euh… une chanteuse et… Ah ! n’ai-je pas écrit serait plus ou moins développée ? Allez, contentez-vous des images et des liens youtube pour vous plonger, le temps d’un instant, dans le Japon des 60’s.

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J-1 avant la projection de Soudain le Vide (titre international : Enter the Void) à Cannes. Il est rare que j’attende la sortie d’un film avec autant d’impatience. Le dernier était peut-être Eyes Wide Shut. Ici, certain vont peut-être sourire à l’idée que je mets au même plan Noé et Kubrick. Ceci serait absurde et pourtant, avec ses trois films (Carne, Seul contre tous et Irréversible), Noé m’a toujours donné l’impression d’avoir l’étoffe d’un grand. Et le visionnage tout récemment d’Irréversible en écoutant la piste audio des commentaires du réalisateur (chose que je ne fais jamais habituuellement lorsque je regarde un DVD) m’a confirmé que Noé était loin d’être un imbécile. Ce gars-là a une parfait connaissance de sa grammaire cinématographique et une non moins parfaite conscience de ses effets sur la pellicule. Et je ne parle pas de sa culture cinémtagraphique. En l’écoutant, je me suis aperçu combien il fallait relativiser l’image de provocateur stérile qu’on lui a souvent donné. Et j’espère que cette image tombera demain avec son quatrième opus, Soudain le Vide.
Pourquoi en parler sur ce blog ? Tout simplement parce que Noé est un amoureux de Tokyo et qu’il a décidé de tourner son film là-bas. Et là, évidemment, on peut s’attendre à quelque chose de moins clichetonneux que Lost in Translation de Sofia Coppola. Les quelques photogrammes du film que l’on peut trouver sur le net qu’on sera très loin de National Geographic. Cela risque plutôt d’être 2H30 en caméra subjective non stop dans le Tokyo underground. Quant à l’histoire, elle est originale mais aussi risquée :
Oscar et sa soeur Linda habitent depuis peu à Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue alors que Linda est stripteaseuse dans une boîte de nuit. Un soir, lors d’une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu’il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa soeur de ne jamais l’abandonner, refuse de quitter le monde des vivants. Son esprit erre alors dans la ville et ses visions deviennent de plus en plus chaotiques et cauchemardesques. Passé, présent et futur se mélangent dans un maelstrom hallucinatoire. (résumé venant du site officiel).
Indéniablement, c’est un film ambitieux. Reste à savoir si Noé a eu les épaules assez larges pour le supporter. On aura la réponse demain, enfin une partie de la réponse car comme à peu près tout le monde, je vais le découvrir par procuration, à travers les critiques de journalistes plus ou moins compétents. Si vous suivez de près comme moi l’actualité cannoise, vous avez dû vous rendre compte combien il est difficile de trouver un critique de cinéma qui parle uniquement des films sans chercher à se mettre en valeur par une ironie imbécile. Antoine Guillot, sur France Culture, n’est pas de ceux-là. Sa chronique quotidienne, juste trop brève, est souvent assez instructive. J’espère aussi que l’équipe de Mauvais Genres (toujours sur France Cul, je me souviens qu’ils avaient consacré il y a quelques années une excellent émission sur Noé lors de la sortie d’Irréversible en DVD) évoquera Soudain le Vide samedi soir.
Pour finir, voici d’autres photogrammes du film et un teaser, en espérant qu’ils vous donneront l’eau à la bouche. Désolé, il n’y a pas grand chose car Noé a un autre point commun avec Kubrick, la volonté de garder le plus grand secret sur ses films. Ce qui n’est peut-être pas plus mal.
Vous trouverez plus d’infos sur ce film sur l’excellent site non officiel (une vraie bible) consacré à Gaspar Noé : http://www.letempsdetruittout.net/
Dossier de presse : Soudain le Vide
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Photo prise devant la gigantesque intersection devant la gare de Shibuya, celle où l’on voit, dès que le bonhomme passe au vert, des centaines de Tokyoïtes s’élancer pour traverser l’avenue. La jeune femme attendait de traverser, le regard vide, je l’ai saisie à cet instant.
Le titre renvoie évidemment au titre du roman de Philip K. Dick, les Androïdes rêvent-il de moutons électriques ? , roman plus connu sous le nom de Blade Runner.
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En tombant récemment sur le fameux palindrome de Georges Pérec, je me suis demandé si ‘lon trouvait l’équivalent de ce type de jeu de langage en japonais. Je rappelle qu’un palindrome est ce type de phrase, d’expression, qui permet de lire un énoncé dans les deux sens. Ainsi, pour ne pas être original, le fameux “Esope reste ici et se repose”.
En charchant un peu, je me suis donc aperçu que l’équivalent existait bien en japonais. Cela s’appelle un “kaibun” (回文). Le mot signifie phrase(文) tournante (回). Par exemple :
- Shinbunshi (しんぶんし:新聞紙). « Papier journal »
- Takeyabu yaketa (たけやぶやけた:竹薮焼けた). « Le bosquet de bambou a brûlé »
On remarque que la diférence avec le palindrome français vient qu’ici la symétrie ne se fait pas de son à son mais de syllabe à syllabe.
Ce site propose une belle collection de “kaibun” :
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Le Japon m’a fait attraper le virus de la photographie. Et inversement, la photographie a alimenté mon virus pour ce pays. A mes yeux, il est le terrain de jeu idéal pour le photographe. Bien sûr, je ne doute pas que d’autres pays n’aient un intérêt particulier de ce point de vue. Après tout, je suis un bien modeste globe-trotter. Mes voyages au Japon sont mes seuls coups d’éclat. A part eux, peu de titres. Des voyages en France, un voyage en Allemagne durant ma scolarité, et c’est tout. Du coup, prétendre que le Japon est le pays idéal pour exercer la photographie alors que l’on a peu voyagé à de quoi faire sourire. Par ailleurs, intervient sans doute aussi l’exotisme. D’ù vient que je n’ai finalement qu’assez peu de plaisir à faire de la photographie en France ? La force de l’habitude sans doute. Mes yeux perçoivent moins bien les petits détails dignes d’intérêt que lorsque je me trouve au Japon. Je me sens moins sollicité, moins stimulé, tout me semble fade. Mon Nikon attend sagement dans sa sacoche mais n’est que bien peu mis à contribution.
Il en va tout autrement lorsque je suis au Japon. Je me souviens de mon premier voyage. J’avais pour l’occasion investi dans un appareil dit “bridge”, un Panasonic FZ2. Un bridge est un appareil photo intermédiaire, entre le compacte et le réflex. Doté d’une otique Leica de qualité, l’engin possédait aussi un puissant zoom stabilisé qui devait me permettre de cueillir des détails assez éloignés. Ayant pris soin de m’être procuré deux cartes mémoires SD de 256 MB (pas si ridicule à l’époque), j’avais cru naïvement que cela aurait largement suffi. C’était sans compter avec le brutal exotisme qui allait me sauter à la figure. Combien de fois, en une journée, ai-je enclanché le petit bouton “ON” pour prendre une photo. Le mécanisme de mise en marche était un peu long (cinq secondes) et en soi consommateur d’énergie. Plus d’une fois je me suis retrouvé en fin d’après-midi avec une batterie vide. Il fallait alors trouver d’urgence une prise de courant quelconque si je voulais continuer mon petit safari photo.
“Safari photo”. L’expression est plate mais a le mérite d’attirer l’attention sur un point qui, lorsque je débutais en photographie, m’était étranger : le mouvement. Durant mes premières ballades dans les rues de Tokyo, j’étais avant tout attiré par un exotisme statique. Par exemple les buildings illuminés de Shibuya, le temple du Senso Ji, l’intérieur du Tokyo International forum, etc. Mais peu à peu, je me suis rendu compte que l’intérêt, en tout cas à mes yeux, résidait dans le dynamisme et la variété des scènes de rue. Quel que soit le sexe, quel que soit l’âge, les Japonais ont un je ne sais quoi qui les rend fascinants et terriblement photogéniques. On dit souvent ques les visages asiatiques offrent moins de variétés que les visages occidentaux. C’est sans doute vrai. Mais les associer à cette idée d’impassibilité qui aurait à voir avec un zen clichéesque est faire fausse route. Les visages japonais, pour peu que l’on soit attentif, offrent une grande variété d’expression. Cette variété, conjuguée à un improbable environnement mêlé de tradition et de modernisme (cliché mais tellement vrai) fait que j’attache maintenant beaucoup plus d’importance à une photo représentant, disons un SDF englué dans son quotidien, qu’une photo du Pavillon d’or, quand bien même cette photo serait parfaite.
En fait, je suis devenu un accro du “street shooting” et cela s’est aggravé à partir du moment où je me suis procuré mon Nikon D70. Naviguer dans les rues, slalomer entre les gens pour essayer de saisir une attitude, une scène est quelque chose de très stimulant, procurant son petit lot d’émotions. Car parfois, on est pris la main dans le sac, ou plutôt l’index sur le bouton, et l’on ne sait pas comment la “cible” va réagir. Sur ce point, j’avoue avoir toujours eu de la chance. Souvent mes modèles involontaires m’ont gratifié d’un sourire, parfois indulgent, parfois franchement amusé. Jusqu’au jour où, peut-être, ça se passera différemment. N’importe, ce jeu qui consiste à essayer de saisir la vie urbaine dans tout ce qu’elle a d’étonnant, de contradictoire et parfois de beau, en vaut la chandelle. Il m’est en tout cas indispensable pour décupler l’émerveillement et le plaisir continuels que me procurent des promenades au Japon.
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Tonari no Yamada, le célèbre manga de Hisaichi Ishii, adapté au cinéma par Isaho Takahata, vient de sortir aujourd’hui en librairie. C’est une excellente surprise, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il s’agit d’un classique et cela manque en France où l’édition, ciblée essentiellement vers un public ado, ne prend pas toujours de risques avec ce type de titre susceptible de plaire surtout à un public adulte.
Autre point positif : la qualité de l’édition. Un gros pavé de plus de 300 pages, grand format (pour un manga), papier de qualité : l’ouvrage est un peu cher (15 euros) mais on en a pour son argent. Sinon la traduction est excellente (enfin, à ce qu’il m’a semblé après avoir lu quelques pages), aucune tentative d’adaptation hasardeuse pour un public française. Si on devait pinailler, on pourrait regretter que l’éditeur n’ait pas choisi une typographie un peu foireuse, enfantine, comme celle de la version japonaise.
Enfin, et c’était un point sur lequel j’avais quelques craintes, il s’agit du premier tome (sur trois) d’une édition qui constituera l’intégrale de la série. Rappelons que Tonari no Yamada était une BD de type “strip” qui était publiée chaque jour dans un quotidien japonais. Delcourt aurait pu se contenter d’un “Best of”, il n’en est rien. En comparant avec le tome 1 d’une édition japonaise (petit format, un peu plus de 150 pages), j’ai pu constater avec plaisir que tous les strips avaient été reproduits.
L’histoire ? Juste la chronique d’une famille japonaise type, avec le père, la mère, le fils, la fille, la grand-mère et le chien. On y suit leurs petits tracas de la vie quotidienne, tracas qui sont comme le reflet de la société japonaise. C’est drôle, sans prétention, parfois caustique, toujours tendre. Une sorte de Simpsons japonais, l’acide et l’humour déjanté en moins.
A lire avec modération cependant. Bien sûr, le bouquin peut se lire rapidement. Mais ce serait dommage. Je conseillerais plutôt de lire une dizaine de pages par jour (il y a deux strips par page) afin de savourer ces moments passés avec la famille Yamada comme une friandise quotidienne, finalement un peu comme le lecteur japonais des années 90, lorsqu’il découvrait un strip des Yamada dans son journal. Et puis, à la longue, on a un peu l’impression de faire partie de la famille, de partager leur intérieur, de faufiler nos jambes sous une kotatsu pour savourer des mochis tout en écoutant avec délices les prises de bec quotidiennes de cette adorable famille.
Pour une présentation plus exhaustive du manga :
http://www.yamada-no-manga.fr/
Enfin, pour donner une idée de l’esprit du manga, voici la bande annonce japonaise du film ainsi qu’un extrait d’une dizaine de minutes :
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