Archives pour la catégorie Le grenier

les carnets de Miyazaki

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Bulles de Japon sera en veille cet ete, comprenez que vous n’aurez pas de longues critiques cinema. Normal : alors que je me trouve a Miyazaki, vous imaginez bien que j’ai autre chose a faire que de m’escrimer de longues heures sur un clavier japonais pour des articles que seule une poignee d’esprits eclaires liront. je sais, c’est dur, mais ne pleurez pas, sechez vos larmes car tout n’est pas perdu. Mais pour cela, il faudra aller du cote de la page facebook du site :

https://www.facebook.com/bullesdejapon

Pas besoin de s’inscrire, la page est visible de tous. J’essaierai de l’alimenter quotidiennement, avec de courts textes et une ou deux photos prises dans la journee avec mon bon vieux Canon et mon nouveau Fujifilm X-M1. Vous allez voir, ce sera bien aussi.

Erekocha samba

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Aujourd’hui début des huitièmes de finales avec l’entrée en lice du Brésil contre les redoutables Chiliens. Cela vaut bien une petite vidéo faite à l’Erekocha matsuri de 2012. Au programme : grosses poitrines, gros derrières, déhanchements endiablées et samba à gogo. Venues au matsuri pour faire la promo d’une boisson, les quelques créatures lusophones ont su faire profiter tout le monde de leur féminité que débordait de toutes parts et de leur bonne humeur communicative. C’est énorme, certes. Mais c’est ça qui était bon et je prie saint Socratès et saint Chico Buarque pour avoir une nouvelle rasade de bijins portuguèches cet été.

GO BRASIL ! GO !

Takeshi conchie les gamers

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GTA V, 2DS, PS4, Xbox One, n’en jetez plus ! A une période de l’année où les mêmes consommateurs vont évidemment tomber dans les mêmes pièges tendus par les industriels du jeu vidéo, foutez donc à la benne vos consoles et vos jeux pourris pour vous procurer à la place je ne sais pas moi, deux-trois Pléïades, l’intégrale de Scarlatti ou des DVD de grands maîtres du septième art avant d’avoir le cortex aussi desséché que les miches de Brigitte Bardot aujourd’hui. Ouais, arrêtez donc de vous décalquer la rétine sur du vide, de vous décérébrer sur des histoires débiles où se dandinent grotesquement des héros sans charisme et mettez à profit votre temps pour vous farcir la cafetière des splendeurs d’autres moyens d’expressions qui peuvent prétendre au statut d’art sans faire ricaner, eux. Et au moins vous ne perdrez pas votre temps. Ce n’est pas moi qui le dit mais, une fois n’est pas coutume, le père Kitano qui, en plus de vomir les jeunes, a envoyé au milieu des 80’s un bon coup dans les roustons des gamers avec ce jeu :

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Takeshi no Chousenjou (le challenger de Takeshi, 1986)

Pourquoi tant de haine ? Allons, allons, si vous êtes un habitué de ce blog et que vous avez lu mon papier sur Kids Return, on peut raisonnablement imaginer que ce divertissement a tout pour être parfaitement antipathique à Kitano. On peut certes penser que le slogan publicitaire qui accompagnait le jeu et qui clamait qu’il avait été créé par quelqu’un détestant les jeux vidéo n’était juste qu’une formule publicitaire comme une autre pour accrocher le chaland (1). Mais on peut aussi la prendre au pied de la lettre tant on imagine volontiers Kitano conchier royalement tous ces jeunes claquemurés dans leur chambre passant leur temps et leur fortune à consommer et à s’abrutir devant des jeux. Face à l’activité créatrice des deux gus de Kids Return doués pour le manzai, on se retrouve face à des jeunes dont la seule activité est de cliquer nerveusement sur des boutons, les yeux rivés sur un écran. Et une fois le jeu terminé, que feront-ils ? Ils en achèteront un autre, le consommeront et par la même occasion des tranches de temps non négligeable qu’ils auraient pu utiliser pour faire du sport, lire ou aller renifler le derrière des filles, choses à mes yeux bien plus essentiels. Pour Kitano, l’argument du pur moment de divertissement ne compte pas. Seuls comptent l’absurdité de ce que proposent ces jeux (absurdité relative bien sûr, mais rappelons qu’on est alors à l’époque du 8bits) et le temps qu’ils bouffent.

Ici petite pause  musicale : Firecracker (aka Computer Games)

On pourrait ici s’embarquer sur une vaste digression autour de la fameuse question : le jeu vidéo est-il un art ? On va tout de même éviter et essayer de faire court. J’ai un peu planché sur la question avant de faire cet article et je dois dire que rien ne m’a paru bien convaincant dans les arguments en faveur du jeu vidéo comme dixième art. Rapidement, il y a l’argument qui veut que le jeu vidéo soit une fusion d’autres arts (so what ? est-ce que cela en fait quelque chose de profond pour autant ?), celui qui souligne les émotions que ressent le joueur (mais quand je joue à la coinche aussi je peux aller de la joie au désespoir, surtout avec les affreux qui sont mes partenaires de jeu) ou encore celui qui évoque la présence de véritables artistes parmi les créateurs de jeux. Certes, on ne va pas nier le réel talent artistique de certaines personnes. Après, j’aimerais qu’on me dise où sont les Balzac, les Shakespeare, les Proust ou les Debussy du jeu vidéo.  Et que l’on ne vienne pas me faire chier avec Suzuki et son Shenmue ou les émotions de midinettes qu’ont pu procurer les Final Fantasy. J’aime bien Shenmue, les premières heures à y jouer ont été un émerveillement mais à aucun moment je n’ai vu de la profondeur dans ce jeu, de cette profondeur qui peut m’amener, à n’importe quel moment de ma vie, à redécouvrir un livre ou un film avec la certitude d’y trouver une richesse supplémentaire. Quant au personnage principal… comment espérer avoir la moindre empathie pour un mec qui donne l’impression de se mouvoir avec un bokken dans le cul ? Quand je lis Oliver Twist, les ignobles Faggin ou Sikes s’imposent à moi en quelques phrases avec toute la force de leur ignominie. Et même quand le livre sera refermé, ils seront des êtres qui continueront de vivre en moi. De même pour Cottard, Oriane de Guermantes ou un Charlus. Face à cela, qu’avons-nous ? Le héros de Shenmue ? Les persos de Final Fantasy ? GTA et ses petites frappes qui sous l’impulsion du joueur vont agir comme des débiles ? C’est bien là tout le problème, cette sacro sainte liberté tant vantée mais qui par un retour de manivelle tue toute profondeur artistique à l’œuvre ludique alors que la linéarité d’un roman ou d’un film (on va se limiter à une œuvre narrative) imposera au lecteur sa richesse, richesse que le lecteur/spectateur aura toute sa vie s’il le désire pour la décrypter, l’enrichir de sa propre sensibilité. Là se trouve à mon sens la seule « liberté » qui permet de transformer une œuvre en « art ». Pour le jeu vidéo, je crois qu’on va devoir attendre quelques années, voire quelques décennies (peut-être jamais ?). Pour l’instant, j’y vois moins un art qu’un medium avec des potentialités artistiques (ce qui n’est déjà pas si mal).

Exemple de vrais gangsters « charismatiques » (terme hélas vu pour qualifier les fantoches de GTA V)

Bon, je voulais faire court dans ma digression et j’ai échoué. Réellement, il y aurait beaucoup à tartiner et il le faudrait car en faisant court je prête évidemment le flan à des critiques qui seraient parfaitement justifiées. Mais je vais plutôt préciser ma position en évoquant ma position personnelle par rapport aux jeux vidéo. J’ai été un dingue de tout cela, mais si j’apprécie encore certains de ces jeux il n’est plus question pour moi d’y passer des après-midi entières. Quand je pense aux nombre d’heures aspirées par eux durant mon enfance et mon adolescence, difficile de ne pas grincer des dents. Y en a-t-il eu des milliers ? Des dizaines de milliers ? Mieux vaut ne pas trop chercher à faire le calcul, cela pourrait être douloureux. Et pourtant, indéniablement j’ai pris du plaisir à toutes ces parties, de mon vieil Atari 2600 à mon premier PC en passant par l’Amstrad CPC 464 (monochrome, hélas !) et la Mégadrive. Le plaisir de surmonter les passages ardus (et Dieu sait s’ils étaient nombreux à une époque où les programmeurs n’allaient pas avec le dos de la cuillère en matière de difficulté), d’affronter les copains ou d’aller à la fin du jeu, autant de bons moments finalement. Mais quel gouffre ! Je peux encore continuer à jouer mais hors de question dorénavant de dépasser le cadre de la demi-heure. Et ce n’est pas l’expérience du jeu de Kitano qui va me faire changer d’avis, ça non ! Bien au contraire, ce sale jeu m’a définitivement ancré dans ce principe. Allez, il est temps de parler de ce Takeshi no Chousenjou et de vous présenter ça :

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Le bonhomme est le ridicule héros du jeu. Dire qu’il s’agit du pire jeu vidéo serait excessif tant ça doit se bousculer au portillon pour acquérir ce titre de gloire (2). Par contre, pour ce qui est d’être le plus grand anti-jeu, là faut voir, ça se discute, on peut en tout cas faire conscience à Kitano pour avoir pondu un truc hors norme. Qu’il ait pu s’investir dans un jeu est déjà en soi, on l’a dit, forcément cocasse. Mais aussi intéressant car on se doute que le jeu sera l’occasion de se moquer des gamers pour leur faire prendre conscience de la vacuité de leur occupation. Et là, le jeu va constituer une magistrale démonstration par l’absurde. Je viens de le finir et je puis vous le dire : j’ai morflé. Enfin, je me vante en disant que je l’ai fini puisque j’ai en fait abandonné aux deux tiers à cause d’un piège diabolique. Et ne me sentant pas le courage de recommencer, je me suis contenté d’une vidéo sur youtube pour voir à quoi ressemblait la dernière partie. Quel est le thème du jeu ? En gros, imaginer Shenmue (ou Yakuza) en un jeu 8 bits mâtiné de GTA pour le côté permissif. Vous incarnez un salary man qui va devoir vivre sa vie. Vous pouvez faire de la lèche ou vous engueuler avec votre patron, aller dans un karaoke, vous battre avec bobonne, mettre une racée à fiston, boire jusqu’à faire un comas éthylique ou encore boxer le nez des passants ou des yakuzas.

Apparemment, c’est fun. Mais ça ne l’est pas. En tourne très vite en rond en se demandant dans quelle direction où aller pour progresser dans le jeu. Je précise que j’ai joué en suivant les instructions d’un walkthrough (une solution) trouvé sur le net. Sans lui, j’aurais pu jouer des heures sans progresser d’un iota. Car la clé pour réussir est toute simple : il suffit d’être un crétin fini, chose que je ne crois pas être (en tout cas pas totalement). Takeshi  no chousenjou pourrait être vu comme le pendant vidéo-ludique de Getting any ? et de son héros dépensant des trésors d’imagination loufoques pour atteindre son but (pour rappel : baiser). On est exactement devant le même type de logique : pour progresser et permettre au salary man de mener une vie heureuse il faut, dans l’ordre :

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Aller à la banque pour retirer tout votre pognon

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Se rendre à un centre culturel pour y apprendre les rudiments du… shamisen.

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Aller au karaoké pour s’y beurrer la tronche.

Puis se réveiller chez vous et là, attention ! bobonne et fiston sont très mécontents  de vous et vous sautent dessus pour vous bourrer de coups (lors de ma première partie je suis d’ailleurs mort à ce passage). Pour s’en sortir, il faut tout simplement demander le divorce :

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Vous vous rendez alors au bureau pour donner au patron votre lettre de démission. Puis direction une nouvelle fois au centre culturel pour y suivre un cours de deltaplane (ça fait sens) et y apprendre une langue : l’hintoba (ne me demandez pas ce que c’est).

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Au passage voici un exemple de la magnifique ambiance urbaine de Takeshi no Chousenjou.

Arrivé là vous vous dites qu’aller dans une agence de voyage pour se payer un séjour onéreux dans une île perdue du Pacifique serait une riche idée, puis vous vous rendez au pachinko :

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Après y avoir déclenché une baguarre contre des yakuzas, vous vous retrouvez avec 5000 billes que vous allez échanger contre… un shamisen bien sûr ! Direction alors le karaoke pour cette fois-ci non plus taquiner les bouteilles mais bel et bien le micro :

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Il faut ici préciser que la Nes disposait d’un micro intégré dans la deuxième manette, vous pouviez donc vous amuser à brailler des chansons pour essayer d’enchaîner trois réactions enthousiastes de suite auprès du public. Après le troisième vous vous dites : « Tiens ! Ce serait marrant si je bottais le cul à toutes les hôtesses du bar ! ». Ce que vous faites (car sinon impossible de progresser dans le jeu), de même pour les yakuzas qui jaillissent pour essayer de vous arrêter. C’est alors qu’apparait un vieil homme qui va vous donner un vieux papier :

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Ce qu’il faut faire ? Le tremper dans l’eau :

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Et là attention ! Vous devez attendre au moins 5 minutes (réellement, vous attendez comme un con devant votre écran cinq minutes) puis vous dites n’importe quoi dans le micro pour sortir le papier de l’eau (plus de dix minutes et il est définitivement foutu et vous n’avez plus qu’à recommencer la partie) pour qu’apparaisse une carte au trésor :

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C’est le point de départ de la deuxième partie du jeu, celle ou notre salary man va troquer son costume pour une panoplie d’Indiana Jones du dimanche, faire du deltaplane (3) et affronter des sauvages. Rassurez-vous, je n’irai pas plus loin. Vous aurez compris ce que Kitano a voulu faire avec ce jeu. Que celui-ci soit techniquement une bouse ou au contraire possède des petits machins qui en font un jeu pas si mal pour l’époque n’a aucune espèce d’importance. Ce qui compte, c’est cette démonstration par l’absurde de l’accaparement par un jeu, quand bien même serait-il du dernier débile, de l’esprit des joueurs. C’est toute la saveur de cette déclaration de Kitano en 2010 à Libération :

 J’ai créé un jeu vidéo il y a des années de cela. C’est le pire de toute l’histoire du jeu vidéo. Un jeu terrible ! Les parents qui l’ont acheté en croyant faire plaisir à leurs bambins l’ont vite regretté. Devant leur console, les enfants étaient terrorisés. Ils ne bougeaient plus. Ils étaient totalement abrutis par ce jeu débile. Des mères ont appelé le fabricant. Leurs enfants pleuraient. Tant mieux, non ? Au Japon, les enfants sont trop gâtés. Un peu de torture ne leur fait pas de mal.

Attaque mentale des mioches trop gâtés, déjà, c’est beau. Mais là où c’est magnifique c’est que le jeu s’en prend aux autres, aux gamers de plus grande envergure qui ne lâchent rien et qui vont tout faire pour arriver à la fin du jeu. Tout faire, c’est-à-dire passer des dizaines d’heures à s’énerver, essayer une multitude de pistes pour progresser, repartir à zéro pour enfin trouver le trésor et voir apparaître à l’écran Beat Takeshi vous dire :

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Pourquoi as-tu pris au sérieux un jeu aussi pourri ?

Sous-entendu : ne regrettes-tu pas ces dizaines d’heures à t’escrimer sur du vide ? Le jeu entre alors en résonnance avec tous ces personnages peuplant ses films et essayant de trouver un sens à leur vie en pratiquant le surf, le base-ball, la boxe, le manzai ou en cherchant l’amour (ou la mort). Parfois ils réussissent, le plus souvent ils échouent. Mais même dans ce cas l’échec est magnifié car se faisant à travers une contemplation forcément enrichissante mais aussi par le prisme de l’art, celui du réalisateur Kitano ainsi que celui du compositeur Hisaishi. Chose à laquelle le gamer, terré chez lui, devant son écran à jouer compulsivement en bouffant de la junk food,  sera très éloigné… et après réflexion, un gaijin occupé pendant plusieurs heures à taper un article sur ce jeu aussi. Décidément j’ai été eu ! Il est plus que temps pour moi de reprendre une vraie vie.

Pour les curieux, voici une vidéo qui permet de découvir le jeu du début jusqu’à sa fin :

Pour les plus courageux, voici un lien qui permet d’y jouer en ligne.

Enfin pour ceux qui n’en ont rien à foutre des jeux vidéo, voici de la new wave :

Oh ! Je m’aperçois que j’allais oublier les pubs d’époque :

(1) La boîte du jeu insistait sur son côté exécrable visuellement mais aussi sur sa très grande difficulté.

(2) Le jeu était néanmoins placé en première position dans le classement des kuso gemu (les jeux de m…) établi par le magazine Famitsu. Néanmoins le jeu a suffisamment marqué les esprits pour apparaître comme un jeu hors norme finalement digne d’intérêt.

(3) dans un shoot’em up diabolique : comme vous êtes sur un deltaplane vous ne pouvez que baisser d’altitude petit à petit (et donc mourir à la fin) si vous ne prenez pas des courants ascentionnels qui apparaissent de temps en temps. Ajoutons à cela que des oiseaux, des OVNI et des avions veulent votre peau et qu’il faut piger qu’il faut atterrir lorsqu’apparaît la troisième île. Chose que je n’ai pas comprise et je me suis vu condamné à me crasher plus loin sur une montagne qui occupait tout l’écran. Evidemment, la sauvegarde avait été faite juste après le survol de l’île en question. Du coup game over et obligation de recommencer à zéro, chose que je me suis abstenu de faire.