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Jeunes Filles d’Araki

En ce moment, petite envie de reprendre en main la section « photobook » du site. À tout seigneur tout honneur, c’est Araki qui va ouvrir le bal avec ce petit photobook dégoté l’été dernier au Japon dans l’un des trois Book-off de Miyazaki. Si je me souviens bien, je revenais en vélo du centre-ville et décidai une petite halte au magasin près du parc Heiwadai. Bien m’en pris car je tombai sur ceci :

Les jeunes Filles d’Araki ? Et pour seulement 400 yens (le livre en vaut 3333 neuf) ?! Comme toujours dans ces cas-là, c’est d’une main fiévreuse que je m’emparai du précieux objet et que je me dirigeai ventre à terre à la caisse pour l’acquérir.

Que cachait donc ce doux titre ? Une fois arrivé à la maison, profitant que les kids n’étaient pas là, c’est un peu inquiet que je sortis le livre de son plastique, espérant que je n’allais pas tomber sur un recueil de photos de shibari, genre qui me lasse toujours très vite (je vous assure !). En fait non, on était loin, très loin même, de ce style de photo. Le titre annonçait bien la couleur : il s’agit d’un recueil de jeunes idols ne dépassant pas la vingtaine (pour être exact, 19 ans est l’âge maximum représenté).

Rien de salace, que de l’inoffensif, pas même une photo de nu ou même de semi-nu. Par contre, des sourires à la pelle, ça oui, les différents modèles scrutant souvent l’objectif d’Araki-san de leurs expressions les plus kawaii en diable. Il faut reconnaître qu’une grande banalité se dégage de pas mal de portraits. La déception se fait donc en un premier temps sentir et puis, en le feuilletant, on découvre tout de même des compositions qui sentent leur Araki. Encore une fois rien de trash, mais parfois des détails par exemple liés à des contrastes avec ce je ne sais quoi d’étrange, comme ce joli bonbon rose assis sur des plantes miteuses :

… ou encore cette douce créature dans un lieu mortifère, la mort étant comme on le sait un des thèmes de prédilection d’Araki :

Au bout du compte, c’est une promenade de 180 pages en charmante compagnie et assez plaisant à laquelle nous convie Araki. Pas renversant, mais joli.

L’ouvrage a été publié en 2000 chez Magazine House. Ses dimensions sont 21 x 20cm.

Quant aux modèles, si vous vous demandez de qui il s’agit, voici la liste dans l’ordre d’apparition : Chie Tanaka, Rika Sakai, Kou Shibasaki, Eiko Koike, Elizabeth Ambrose, Yoko Mitsuya, Saki Kamiryo, Runa Nagai, Mitsuyo Shimura, Junko Motomiya, Maho Nonami, Sion Nakamaru, Kai Kazama, Sayaka Kamiya, Erika Tajima, Yuki Matsuoka, Hiromi Eguchi, Yukako Kukuri, Asuka Komayu, Yuki Inomata, Ran Nakazawa.

 

Back to Ithaque (1) : des livres plein les valises

23/08/16

Après quarante journées passée à affronter d’infernaux bassins d’eau chaude, à croiser à chaque coin de rue des nymphes urbaines ensorceleuses ou encore à boire et manger l’ambroisie et le nectar locaux, il est temps de revenir en France afin d’y retrouver mon Ithaque et le lit conjugal. Avec toujours un sentiment mêlé de regret et d’envie de retrouver la douce quiétude de ses pénates. Les valises, nombreuses, sont faites. Les enfants ont pu y caser leurs jouets et leurs mangas, Madame ses vêtements et ses achats, moi mes bouteilles de shochu et… mes photobooks. Lors d’un précédent article j’avais évoqué la possibilité d’acheter encore un ou deux photobooks avant d’arrêter les achats livresques. En réalité, promesse d’ivrogne ayant abusé de la Suntory Master’s Dream

suntory master dream

Comme je vais la regretter, celle-là…

…car le nombre s’élève bien à une bonne douzaine, avec donc un poids conséquent dans les valises. Mais que voulez-vous ? Vous tombez dans un Book Off sur un livre qui vous parle et qui s’offre à vous en échange de quelques centaines de malheureux yens, vous n’allez pas non plus abandonner le malheureux dans le rayonnage. Ainsi, ce livre qu je vis au Book Off situé près du parc Heiwadai, alors que je revenais du centre ville à bicyclette :

jeunes filles d'araki

Certes, la jaquette était absente mais qu’importe ! pour 510 yens on n’allait pas non plus se plaindre. Livre assez inoffensif, nul trace de shibari ici ou de scènes cloaqueuses dans quelque obscur bouge de Shinjuku, juste une jolie collection de photos d’idols effectuées par l’homme au caméléon. Dans le même magasin, je tombai d’ailleurs un autre jour sur ce livre :

araki sachin

Livre assez réjouissant uniquement constitué de photos de rues dans lesquelles sévit une horde de galopins espiègles et crasseux. J’y reviendrai.

On continue. Dans un autre Book Off, comment résister à ce beau livre ? Hein  ? Franchement, dites-le moi.

seibu keisatsu photobook

Seibu Keisatsu, LE drama policier des années 70 et je m’étonne de n’en avoir encore jamais parlé ici. Ce sera bientôt réparé. Concernant le livre, il s’agit d’un data-book ayant la particularité d’avoir de belles photos mais aussi un entretien avec Kitano qui explique l’influence de la série sur ses films.

Book Off, c’est bien, mais le net, c’est évidemment mieux. Merci au vendeur sur Yahoo auctions qui m’a fait parvenir dans un état immaculé A Criminal Investigation de Yukichi Watabe, livre publié en France mais au prix de 50 euros. Là, j’en ai eu pour 1500 yens, soit le prix de cinq bières Master’s Dream, donc ça va :

criminal investigation 2

Au programme : atmosphère cinématographique qui rappelle bougrement les premiers polars de Kurosawa.

Bonne petite acquisition aussi via Amazon de Tokyo Jinsei Life since 1962 d’Araki, collection de photos de rue et de portraits effectués dans la capitale :

araki tokyo jinsei life since 1962

Je possédais First and Last de Tad Wakamatsu (évoqué ici), il ne me restait plus qu’à me procurer son Ipy Girl Ipy. c’est chose faite maintenant :

ipy girl ipy

Boum ! OMG, cette couv’ !

Au passage je remercie Madame d’avoir pris un peu de son temps pour avoir effectué sans sourciller toutes ces belles et importantes commandes sur ses différents comptes, m’évitant par là d’en créer et de m’escrimer avec plein de vilains kanji. C’est ainsi que j’ai pu me procurer ce trésor :

mari tanaka photobook2

Vous l’aurez compris : 平凡パンチ, ロマンポルノ, 田中真理, non, c’en était trop, il fallait que je me le procure ! Certains se demandent peut-être quelle a pu être la réaction de Madame lorsque la couverture est apparue à l’écran. C’est bien simple, il n’y en a eu aucune ! Finie l’époque où j’avais droit à un froncement de sourcils. Comme si on allait faire une scène à cause de quelques paires de fesses sur papier glacé ! Ce sentirait trop son petit bourgeois bégueule et moralisateur ! La solidité et l’épanouissement de notre couple sont tout de même d’une toute autre étoffe. Et puis, de toute façon elle sait qu’elle aura droit à chaque fois à cet argument absolument irréfutable :

Slump gif2

Ma chérie, tu sais, ça ne m’amuse pas de commander de tels livres. Mais tu connais mon blog et surtout mes lecteurs. Tu sais combien ces derniers sont des dépravés toujours demandeurs de films ou de livres particulièrement repoussants. Que veux-tu, il faut bien faire tourner la boutique et satisfaire à ces goûts honteux pour exister. Si tu crois que ça m’amuse de devoir admir… consulter de tels chefs… bouquins où s’exposent des biji… de vulgaires gourgandines tombées depuis dans l’anonymat qu’elles n’auraient jamais dû quitter. D’ailleurs, c’est bien simple, dès que j’aurais fait mon article, je le revendrai sur ebay, j’en tirerai un bon prix, sûr que je suis que mes lecteurs parmi les plus vils se précipiteront pour l’acquérir. J’ajouterai à cela que…

Quand j’en suis à ce moment de ma tirade, ma douce se met alors à lever les yeux au ciel, à soupirer, à cliquer sur le bouton « achat » tout en me priant d’arrêter ma logorrhée, sans doute écœurée d’entendre combien vous pouvez être dissolus et débauchés dans vos goûts (c’est même sûrement cela). Z’avez vu ? C’est ça la puissance des mots ! Et, vous l’aurez deviné, il faudra donc vous attendre à un numéro « Bijin de la semaine » consacré à Mari Tanaka.

Pour en terminer avec les achats livresques, comme j’avais justement consacré Magumi Kagurazaka « 50ème bijin de la semaine », il fallait bien que je me procure un de ses photobooks. Lorsque son Hadairo a surgi devant mes yeux au Book Off du côté d’Heiwadai, j’avoue que c’est un peu tremblant que je le saisis et que je passai à la caisse pour l’acheter. Au moment où je tape ces lignes, il est là, à côté de moi, attendant sagement que je lui trouve un endroit digne de lui dans ma bibliothèque. Possédant une quarantaine de Pléiades, je compte le mettre entre les Confessions de Rousseau et les Trois Mousquetaires. Avec une petite bougie placée devant, ce sera l’autel parfait pour faire ma prière avant de passer une bonne nuit..

goemon megumi

En attendant, j’ai confié à Goemon la tâche de le protéger.

Petits regrets : Le This Bad Girl d’Araki m’a paru tout de même un brin onéreux. Vu avant de partir au Mandarake de Shibuya (après Miyazaki nuos avons passé une ultime nuit à Tokyo), j’ai pu consulter l’intérieur : magnifique reproductions, certes, mais j’ai eu l’impression que l’on vendait la meilleure photo dès la couverture, terriblement accrocheuse, mais que le reste ne tenait pas ses promesses. Après, je l’ai feuilleté rapidement, pressé par la vendeuse qui attendait pour le remettre sous plastique, donc mon avis n’est pas non plus très objectif. Je regrette aussi de ne pas m’être décidé à acheter le Nude de Kishin Shinoyama, aperçu au même Mandarake. Une étiquette stipulait les défauts, notamment quelques pages un peu déchirées. Maniaque comme je suis, j’apprécie les occasions mais sans ce genre de défaut. J’aurais dû en fait demander à la vendeuse de virer le plastique pour vérifier par moi-même. Bref le Nude de Shinoyama sera pour une autre fois. Enfin déception pour ce livre que je me promettais d’acheter mais que je n’ai pu trouver nulle part à un prix abordable :

Témoignage intéressant du photographe Mike Nogami de la vie du groupe Happy End, le livre est une collection de 463 photos en N&B du Tokyo du début des années 70. Plongée fascinante dans la pop culture de l’époque, ce livre sera assurément ma cible privilégiée lors du prochain séjour.

Voilà pour les livres. Emballés avec moult précautions, ils attendent dans les valises, prêts à subir un long voyage avant de retrouver d’autres spécimens dans la bibliothèque d’un gaijin français. Il va falloir faire de la place pour les accueillir ainsi que ceux que je me procurerai dans deux ans, à moins que je me décide à faire quelques commandes via internet en dépit des frais de ports internationaux prohibitifs…

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Euh, chérie, tu peux venir ? J’ai un autre livre ennuyeux à te faire commander, je te rembourserai bien sûr.

En attendant, après une dernière soirée à Shibuya où nous avons pu retrouver une amie japonaise, il convient de bien se reposer pour la dernière étape avant Ithaque. On ne sait jamais, les Dieux sont parfois si capricieux… (note du 03/09 : chose qui se vérifiera dans la deuxième partie de l’article)

 

Arakimentari (Travis Klose – 2004)

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Actualité oblige avec la belle exposition qui lui est consacrée au musée Guimet, évocation aujourd’hui du précieux documentaire de Travis Klose sur l’homme à l’iguane, l’homme au million de photos (chiffre donné à la louche, difficile d’imaginer le nombre de fois que le déclencheur a été utilisé) et aux mille modèles féminins (là aussi, le chiffre doit être sidérant) :

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Araki

Bien sûr, Araki c’est évidemment ces photos de shibari, cet art japonais du ficelage de femmes. Après, l’erreur souvent commise est de se limiter à cette imagerie un brin sulfureuse et souvent perçue comme de mauvais goût et dégradante, et de ne pas saisir que derrière cette pratique se cache un monstre assoiffé de photographie qui a constitué depuis plus de 50 ans un travail d’une grande prolixité (350 photobooks à son actif) et surtout d’une grande variété.

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Du coup, on aurait tort de s’arrêter sur la jaquette du documentaire (du moins celle de l’édition américaine) car le propos de Klose est justement de saisir l’homme Araki non pas dans sa pratique mais ses pratiques de la photographie, avec bien sûr un sort particulier réservé pour son rapport à la photo de nu. S’il existe d’autres docus, celui-ci est particulièrement réussi dans sa forme qui alterne brefs entretiens avec Araki avec des témoignages de  personnalités (Takeshi Kitano, Richard Kern, Daido Moriyama, Björk, etc) et des diaporamas parfois enlevés de photos illustrant telle ou telle thématique. L’ensemble crée une dynamique parfois électrisante et un effet de foisonnement absolument en phase avec le personnage Araki.

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Car c’est bien d’un personnage qu’il s’agit. Très loin du calme d’un Moriyama, l’homme apparaît comme un gnome maléfique, lubrique et joyeux doté d’une énergie inépuisable lorsqu’il s’agit de prendre des photos. Si l’on peut admirer ses photos dans un photobook ou une exposition, on se dit aussi en voyant le documentaire qu’assister à une de ses session de shooting doit être particulièrement impressionnant et peut constituer en soi une œuvre d’art. Tous les témoignages de ses modèles s’accordent à dire qu’être photographiée par Araki constitue en soi une performance (l’une d’elle affirme que c’est un peu comme un combat de catch). Virevoltant autour de son modèle, plaisantant, la tripotant sans façon pour avoir la pose souhaitée (petits pincements de tétons ici et là), rougissant, transpirant, Araki dégage une énergie qui magnétise, soumet totalement ses modèles. Le tout enveloppé par une bonne humeur communicative qui ôte à ces sessions toute impression de lourdeur mais qui, encore une fois, ne doivent pas lasser de méduser le spectateur par le ballet fou furieux organisé par cet étrange petit homme qui par son apparence détend son modèle, mais qui possède en plus ce je ne sais quoi qui lui en impose (dans un témoignage, Kitano affirme que ça ne fonctionnerait pas avec lui, trop habitué à être vu comme le rigolo Beat Takeshi).

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Surprenant aussi est cet inextinguible enthousiasme qui l’habite. Là aussi, un témoignage de Kitano est intéressant. Bien connu pour être pessimiste vis-à-vis de la qualité de son œuvre cinématographique, le réalisateur de Sonatine explique qu’une des forces d’Araki est de toujours se fondre dans son travail de façon optimiste et heureuse, sans le moindre doute. En effet, dans toutes les scènes du documentaire où l’on voit Araki regarder et commenter certaines de ses photos, c’est toujours en étant admiratif et élogieux. Le gus pourrait sembler un brin prétentieux et pourtant, il se dégage autre chose de ces scènes. Le besoin et l’extase de prendre des photos semblent être tels que cela contamine aussi le regard lorsqu’il s’agit de contempler le travail achevé. Surtout, comme prendre des photos chez Araki est associé à un besoin vital (cf. sa fameuse expression comparant le déclic de l’obturateur à un « battement de cœur ») et un refus d’avoir des sentiments négatifs comme la tristesse, prendre des photos permet d’effacer ce type d’affect. Dès lors on comprend bien que cette compulsivité ne embarrasse pas vraiment du doute lié à un regard critique. Le temps passe (encore plus dernièrement avec un Araki qui se fait vieux et connaît des déboires de santé), seules comptent la passion et la joie de prendre des photos pour garder une trace de l’existence tout en effaçant les tracas.

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Photographe fondamentalement optimiste donc, mais ne pas imaginer non plus une œuvre niaise faisant exclusivement l’éloge de la vie. Thanatos n’est jamais bien loin, et le documentaire abonde d’exemples de cet aspect indissociable de sa production. Certains modèles sont renversants de beautés, mais beaucoup d’autres sont dans la normalité et témoignent de l’impact du temps, comme cette femme au foyer désireuse de faire des photos de nu avec Araki pour commémorer sa quarantaine finissante. Il y a aussi, bien sûr, A sentimental Journey, son photobook d’un voyage avec sa femme Yoko, alors malade et devant mourir peu de temps après, mais aussi ces clichés arrêtés au moment du développement en plein cours d’émulsion et montrant des scènes évoquant des scènes saisies au moment d’une explosion nucléaire :

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D’une manière générale, il y a ce goût de la destruction au moment de la création d’images, illustrant ce besoin de se situer à la frontière entre vie (en particulier à travers l’érotisme) et la mort. Citons par exemple ces nus recouvert de peinture et même parfois de foutre (celui de l’artiste) :

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Intéressant d’apprendre que ce goût mêlé remonte à son enfance, alors que l’un de ses terrains de jeu était un cimétière à proximité de la maison familiale, cimetière qui jouxtait… Yoshiwara, le quartier des plaisirs. Depuis, Araki n’a cessé d’alterner le N&B, supposé incarner l’idée de mort, et la couleur, incarnant un retour de la vie.

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Photographe de rue, de nu, de shibari, de fleurs, de portraits en un mot photographe viscéral dont je suis prêt à parier qu’il se prendra en photo lorsque arrivera l’ultime séjour à l’hôpital (un photobook a déjà été réalisé lors d’un précédent séjour), Araki est une sorte de monstre fou, attachant et génial. C’est la principale qualité du documentaire de Klose d’avoir réussi à rende compte des facette du personnages, en plus d’avoir su ne pas se limiter aux photos de shibari. Vraiment un bon docu pour une approche vulgarisatrice et vivante du maître.

8/10

Le documentaire est visible ici et là sur youtube ou viméo, malheureusement soit sans sous-titres ou avec des sous-titres espagnols.

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Tokyo (Nobuyoshi Araki)

Araki a coutume de dire que ses photographies tournent toujours autour de trois thèmes majeurs : l’amour, la mort, et Tokyo. Pour les deux premiers, on pense bien sûr immédiatement à ses photos de type « bondage ».  Car c’est malheureusement, à mon avis, ce à quoi on l’associe aussitôt. Certes, dans ce domaine Araki fait preuve d’originalité et d’un certain esthétisme. Mais d’un autre côté, si voir des femmes plus ou moins dénudées, ficelées comme des saucisson, n’est pas votre truc, il n’y aura rien à faire, vous risquez de vibrer à ses peu à ses photos. Lire la suite Tokyo (Nobuyoshi Araki)