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(The DC Archives) Bijin de la semaine (55) : Izumi Shima

Drink Cold toujours, avec aujourd’hui rien moins que quatre articles pour le prix d’un ! Après Natsuko Yashiro et Christina Lindberg, je devais consacrer le troisième (et je ne le savais pas encore, mais aussi le dernier) numéro de la Grande Encyclopédie Bijinesque consacrée aux starlettes de la Nikkatsu. Comme Drink Cold devait succomber aux attaques informatiques de fans de K-pop n’ayant pas apprécié certains articles à charge contre leur zik préférée (on réexpliquera cette sombre affaire plus tard), ce numéro devait être le dernier. Après un ravalement de façade, je l’intègre donc à ma série des « bijins de la semaine ». Cela n’a pas été sans mal puisque cette notice filmographique bat le record de gifs animés dans un article (plus de 40 !). A tel point que pour rendre plus fluide la visionnage de l’article, vous trouverez en bas de cette page, les numéros des autres pages permettant de visualiser tous les articles consacrés à la belle Izumi.

(article paru sur Drink Cold le 13 mai 2011)

8 mois après le premier opus de l’Encyclopédie Bijinesque, voici le troisième article. Pas d’inquiétude, tout va bien, je gère parfaitement le rythme de parution de cette grande œuvre in progress qui devrait, selon mes calculs, s’achever en 2052 pour animer notre libido quand nous ne serons plus que des vieux barbons en maison de retraite, tout juste bons à reluquer les croupes des infirmières et à se tirer la nouille en regardant les bijins que j’aurais durant toutes ces années collectionnées pour vous. So, are you ready pour la troisième livrée…

Or not ?

Après la suédoise Christina Lindberg, retour donc aux bercailles avec Izumi shima, née Keiko Ishida et surnommée « la plus belle actrice de la Nikkatsu ». Petite précision : cette réputation n’est pas le fait des spectateurs mais des producteurs de la Nikkatsu eux-mêmes, désireux de lancer la carrière en fanfare d’Izumi en 1977 avec…

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Lady Chatterley in Tokyo (Katsuhiko Fujii, 1977)

Comme c’est souvent le cas, on remarque un gouffre immense entre les promesses d’une belle affiche et le contenu un peu affligeant du film. « Plus belle actrice de la Nikkatsu »… peut-être, pourquoi pas ? Malheureusement, si le minois et la plastique d’Izumi peuvent tirer vers le haut certaine extrémité du spectateur mâle, en faire de même avec le film est une autre histoire. L’histoire a du mal à décoller, on nage dans l’impotence scénaristique, finalement un peu à l’image du mari de cette Lady Chatterley japonaise (le gus est paraplégique, c’est con hein ?).

On aimerait bien feuger façon trique d’acier mais rien à faire, popaul ne répond pas. Les seules choses dures sont les tétons d’Izumi…

… et ce qu’elle regarde avec cet air effaré (et sans doute un poil envieux) :

Pour le savoir, clique sur l’image. Chez notre ami Hisayasu Satô, nulle doute que la châtelaine eût trouvé son compte.

Avec cette soupe servie sur fauteuil roulant, aux antipodes des subtilités psychologiques du roman de Lawrence (il est vrai qu’on s’en balance un peu dans un roman porno), inutile de dire que cette première prestation d’Izumi, en débit de son surnom bien ronflant, ne fit pas vraiment mouche dans l’esprit des romanpornomaniaques. Il faut dire que le mélange des genres n’aidait pas vraiment. On s’attend à quelque chose d’erotico-romantique, un truc comme ça :

Mais, horreur !  on tombe finalement sur ça :

Eh oui, l’amant qui permet à notre héroïne de voir enfin à quoi ressemble un vit en état de marche est un vil manœuvre aux paluches sales et à la sudation malodorante. Fi donc ! Et le spectateur de se demander alors s’il n’est pas en train de regarder un film d’horreur au lieu d’un pinku. Ça débande sec (enfin, pour les quelques veinards) et on est à deux doigts, un brin écœuré, d’éjecter fissa la VHS pour la flanquer à la poubelle. Lady Chatterley in Tokyo ou comment écorner d’emblée l’aura d’une belle actrice en la faisant s’accoupler avec quelqu’un du bas peuple !

Heureusement, il n’y aura pas ce problème avec ce film…

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Tomei Ningen : Okase ! (Isao Hayashi, 1978)

Film tout en finesse, quelque part entre une pécasserie et un film de la Hammer, qui nous présente un personnage de scientifique s’offrant de généreuses rasades d’un produit lui permettant de devenir invisible. Au programme : viols (mais c’est pour rigoler donc ça va, si, si !), mekuri en toute tranquillité, intrusion dans les bains publics féminins, essuyage de fesses d’une bijin venant de faire popo et désappage en public d’une plantureuse conférencière en train de parler de la présence de la philosophie heideggerienne dans 2001 : l’Odyssée de l’espace.

 Un des beaux dessins du générique.

Vous l’aurez compris, on est face à un étron forcément indispensable. D’abord parce que le casting présente une réjouissante profusion de starlettes de l’époque (Yuko Asuka, Mari Maria, Erina Miyai et Izumi Shima, excusez du peu), ensuite parce que les effets spéciaux sont réjouissants de médiocrité. Qui n’a pas vu une capote flotter dans les airs pour atteindre sa cible n’a rien vu en fait de trucages bidonnants.

 Invisible Man : Rape ! ou comment donner tout à coup des allures de Ray Harryhausen à Ed Wood…

Izumi Shima ? Assez belle dans le rôle de l’épouse du scientifique :

Et confondante de réalisme dans la scène de sexe dans laquelle elle doit faire croire qu’un gros goumi invisible lui fait atteindre le 7ème ciel :

Il y a dans cette scène comme un côté Téléchat, on imagine Grouchat avec Micmac demandant au gluon de l’édredon ce qu’il est bien en train de foutre (syllepse !). Izumi est possédée, pénétrée de son rôle et du vit de son incube de mari. C’est tout-à-coup Polterfesse, ou l’Exorvice, et l’on a envie d’entrer dans le petit écran, le crucifix à la pogne en hurlant :

 SORS DE CE CORPS SATAN !

Bon, vous aurez pigé que Tomei Ningen : Okase ! est ce que l’on pourrait appeler un pinku popcorn. Aucun soin dans la mise en scène, aucune subtilité scénaristique, juste des jolies actrices, des scènes de cuisses en l’air sous un bon gros coulis d’humour hénaurme. Après tout, ce n’est pas pire que certains  roman porno engoncés dans une prétention et une prétendue sophistication ennuyeuses à périr.

Pour d’autres films d’Izumi, ben vous attendrez la suite non pas dans huit mois mais dans une poignée de jours seulement, le temps de faire une ou deux exégèses de films pour compléter ce troisième opus. Promis, je vous envoie le paquet très bientôt…

Et sans gravier encore !

(The DC Archives) Namio Harukawa ou l’art de l’avoir sur le bout de la langue

(article paru sur Drink Cold le… je ne me souviens plus. J’ai récupéré le fichier word de l’article, pas la sauvegarde de la page web. Du coup il n’y a pas les commentaires dans ce réupload – et c’est peut-être mieux ainsi)

Drink Cold va changer qu’ils disaient ! Une nouvelle ère arrive ! Z’allez voir, ça va être terrible ! Si, si, un nouveau tsunami va arriver !  Ça va être le grand chambardement, le nirvana ultime, un bukkake rédactionnel, le véritable point G de la culture japanisthanaise, aussi sûr que deux et deux font quatre, que Yuma Asami  fait 96 de tour de poitrine et qu’Olrik en fait 50 de balloches !

Ben justement, tonton Olrik, lui, n’a pas attendu la Saint Glinglin pour aller de l’avant. Fort de la masse non négligeable de flouze que je vous rapine quand, beurrés jusqu’aux yeux que vous êtes, vous ne vous apercevez même pas que je vous rends à peine 50% de votre monnaie sur les consos, j’ai pu aménager notre chambre des plaisirs en un lieu calme, apaisant et cossu afin de procurer à nos lecteurs les plus solitaires de nouvelles et bienfaisantes sexpériences. La conception du lieu n’a pas été facile mais, après des heures passées fiévreusement à faire des plans.

Votre serviteur faisant des plans.

… le lieu est maintenant fin prêt ! Finie la veuve clandestine pendant que vous reluquez en loucedé la culotte de Magalie, notre nouvelle serveuse stagiaire :

Que l’on voit ici en train de servir un p’tit noir.

Maintenant, grâce à moi (mais aussi une participation forfaitaire de 20€), vous allez enfin pouvoir connaître autre chose que la callosité poisseuse de votre paume. Bref, en d’autres termes, ami lecteur, ARRÊTE TOUT ! Oui, toi, le gros surtout, je m’adresse à toi !

Gné ?

Oui, toi, arrête donc de regarder en boucle dans ta chambrette le Maria Ozawa Fuck 1 Grand Prix  en te compressant les roustons au maximum avec ton fundoshi de fortune. Ce type de sensation ne vaut pas tripette et est bien trop éloigné de ce que le standinge d’un gars comme toi est en droit d’espérer. Tu te prends des râteaux dans la vraie vie ? Ne t’en fais pas, on va changer ça, tu vas bientôt t’en prendre dans le cul, il ne tient qu’à toi pour que désormais de célestes créatures te récurent les orteils avec leur langue en t’appelant Cochonnet sama .

Je m’adresse aussi à toi, là, au comptoir, oui toi, le binoclard  avec le dakimakura aux douteuses taches :

Plaît-il ?

Il va être grand temps de songer à abandonner cette pratique ridicule que l’on ne tolère qu’à grand peine à la buvette. Suis-moi et je te promets que tu vas tâter des rondeurs bien plus rebondies que celles de ton coussin. Et en odorama en plus, ce sera autre chose que les effluves d’un sinistre tissu synthétique, crois-moi.  Pour toi, ce sera un tarif d’ami, 40€ feront l’affaire – si tu refuses, je crame ton grotesque oreiller avec mon briquet pendant que Megane et Clacle te maintiennent. Inutile de me remercier, je suis comme ça moi… oui ? Qu’est-ce qu’il y a derrière, qui m’appelle ?

Euh… et moi Olrik, je peux venir ? J’en ai un peu marre de me palucher devant un miroir.

Pas de problème mon lapin, mes deux papillons des îles se feront un plaisir de s’occuper pour de vrai de ton mamelon gauche et de te cramer ton tatouage à la lampe à souder et te faire couler le foutre en des cataractes innommables. Steve Mc Queen et sa lance à incendie dans la Tour Infernale, en comparaison, i’ fera débile.

Bon, d’autres volontaires ?  Ah ! je vois des mains qui se lèvent au fond, très bien, venez, ça fait six, je crois que ça ira pour commencer.

Attendez-moi, j’arrive !

Désolé mon gros mais on est complet. Et puis dans ton cas, je crois que quelques séances d’exercice dans notre ring clandestin serait plus judicieux. Fonds ta graisse, mon cochon, avant de graisser le fion de cochonnes (je précise qu’au moment où je tape ce calembour certes un peu vulgaire, j’écoute les Vêpres de Monterverdi, si ça c’est pas la classe…)

Allez, parés ? Alors on y go ! Ah ! juste une derrière chose : avant de descendre dessapez-vous et enfilez ça, si, si, j’insiste ! pas de discussion possible.

Euh, t’es sûr Olrik ?

Ouaip ! Car c’est là aussi une nouveauté en rapport avec ce vent de changement. Trop souvent taxé de misogynie et de vulgarité, Drink Cold va dorénavant la jouer moins douchebags sous stéroïds amateurs de JAV où les femmes ont autant d’utilité qu’un bibelot sur la cheminée de tata Odette. Maintenant, ce n’est plus « tame the cunt » comme dirait l’autre mais « respect the meufs ». Finie l’époque Mandom, dorénavant ce sera l’ère du femdom. Rassurez-vous, nous n’abandonnerons pas pour autant les chouettes photos de chouettes filles avec de chouettes gros seins, c’est juste une histoire d’équilibre, d’harmonie, de part féminine dans la masculine (c’est trop souvent l’inverse ici), bref de yin et de yang, tout ça quoi !

Oui mais j’ai quand même un doute là.

Il ne faut pas mon petit, tu verras, ça va bien se passer. Et puis on vous connaît hein ! il ne faut quand même plus avoir beaucoup d’amour propre pour fréquenter pendant des années notre buvette.

C’est ma foi vrai.

Donc, l’affaire est entendue. Mettez-moi cette lingerie, ustensiles indispensables pour connaître les nouvelles sensations que je vous propose. Je vois encore quelques réticences ? Vous me forcez la main, là. Je voulais vous faire la surprise mais vous me forcez à révéler le poteau rose comme dirait Bérurier, allez, écoutez ceci galopins :

I’ll be a park, and thou shalt be my deer;
Feed where thou wilt, on mountain or in dale:
Graze on my lips; and if those hills be dry,
Stray lower, where the pleasant fountains lie.

Pas mal hein ? C’est un extrait de Venus et Adonis, de Shakespeare.  Vous avez pigé maintenant ?

Scrotch ! Gloup ! Miam !

Bon OK, voici donc la trad’ :

Je serai ton parc et tu seras mon cerf
Broute où tu veux : sur monts ou en vallée
Viens paître sur mes lèvres ; et si ces collines sont sèches
Egare-toi plus bas, là où gisent les agréables fontaines
.

Brouter, lèvres, fontaines… c’est bon où il faut que je vous fasse un dessin ? Vous n’êtes quand même pas insensibles au point de ne rien comprendre à la délicatesse du Poète, à l’originalité de sa métaphore filée, à la divine cadence de ses décasyllabes ?

Ouais, ça y est j’ai compris Olrik, le mec dit qu’on va donc brouter de la biatch. OK alors, laissez-moi passer les mecs, à moi l’honneur !

 

Voilà, euh, c’est à peu près ça. Bref vous voyez,  abandonnez toute peur mal fondée, prenez un verre de Kiki au passage, histoire de se fouetter les sens, et allons-y. C’est par là, oui, le petit escalier lugubre à gauche du comptoir, voilà, ouvre la porte Sylvain, c’est ça, descendez, descendez, je ferme la marche. Pourquoi je ferme à clé ? Oh ! parce que…  vieille habitude… et pour pas être importunés par des curieux. Vous voudriez tout de même pas que madame vous surprenne avec la menteuse collée au berlingot d’une autre, non ? Allez, descendez, on est bon pour encore une centaine de mètres en colimaçon. Et vos gueules putain ! on s’entend plus… Faites gaffe à pas marcher sur le rat crevé, là, ici. Attention, qu’est-ce qui brille donc là-bas dans le noir ? Un item magique ? Bon sang on se croirait dans un vieux RPG sur Mégadrive, je kiffe ! Faites voir… ah non ! J’ai pigé !

C’est une capote à Clacla. Avec ses goûts de luxe il aime à se munir de ce modèle incrusté de diams. Incorrigible celui-là ! On les trouve uniquement à Ginza je crois, sacré Clacla ! Par contre me demandez pas ce que ça fout là. Allez, in ze pocket, je la revendrai sur ebay, ça fera du matos en plus pour notre chambre des plaisirs. Continuons, on y est presque. Comment ? Qui c’est la dame qui va s’occuper de vous ? Enfin, je veux dire, qui va s’offrir à vous ? une bien adorable gueuse ma foi, imaginez Saori Hara dans un costume de dominatrix de pacotille, et vous ne serez pas loin du compte.

Screenshot de ce qu’imagine aussitôt un de mes victimes clients.

Allez, on continue, on y est presque. Oui ? Pourquoi j’ai apporté un manche à balai et une gégène ? Oh, pour rien, comme ça… en fait le vide ordure est juste à côté de la salle de torture des plaisirs et Megane m’a demandé de virer un peu de mon bordel en haut, c’est tout. Et pourquoi je descends avec ma Winch’ ?… pour… pour tuer les araignées, elles sont très grosses et très rapides ici. Parole ! y’a pas d’autre moyen pour en venir à bout. Ah ! mais chut ! nous y voilà ! Regardez, voilà la porte. Allez, à vous l’honneur, je vous laisse passer devant, toquez à la porte et entrez.

Pour toquer et entrer, clique sur l’image.

Et hop ! Et vas-y que je ferme la lourde, que je la verrouille à double tour et que mette la clé dans mon calcif. Mes amis, laissez-moi vous présenter Vaginella (la rousse) et Fista (la blonde), accompagnées de leurs braves toutous, j’ai nommé Footrique et Sodomayor. Il s’agit en fait de gloires bien connues de la blogosphère japanisthanaise mais, par respect, je tairai leur identité. N’ayez pas pitié d’eux, ils sont parfaitement heureux, tout comme vous allez l’être dans quelques instants. Matez-moi au fond cette belle collection d’objets qui vous attendent, c’est pas joli ça ? Hmm ? Quoi ? Comment cela vous voulez remontez ? Que non pas mes maîtres ! Là vous oubliez ma winch’ :

Du coup réfléchissez bien avant de vous approcher de la lourde, enculés !

Et puis n’oubliez pas non plus, séance de gougnotage en perspective, ça, ce n’était pas un mensonge. Seulement voilà, the name of the game is Namio Harukawa. Ou l’art de l’avoir sur le bout de la langue. Jetez donc un oeil sur les belles oeuvres punaises sur le mur à votre droite :

Enfin, de la glotte car les créations de ce maître illustrateur spécialisé dans le bondage tendance face sitting ont comme des réminiscences avec les fameux cunnilinguer dans Yapou de Shuzo Numa. Allez, après Shakespeare, je peux bien me fendre d’une nouvelle citation littéraire, au moment de l’apéro, ça ne fait pas de mal :

Ce vidage renversé toucha les cuisse de Clara et les écarta légèrement pour s’introduire entre ses jambes. A l’instant où elle perçut les mains qui se posaient sur sa peau, elle s’affaissa légèrement et comprit que ses fesses reposaient maintenant sur son visage ; la raie de ses fesses sur le menton, le nez sur le périnée, les joues frottant l’entrecuisse. Le contact était parfaitement hermétique. Elle comprit que la bouche ouverte sous elle était prête à aspirer son urine.

Bon, vous n’êtes pas obligés d’aller jusque là mais moi je dis qu’en cette journée internationale de la femme vous avez le droit et même le devoir de faire un effort. Allez, je vous laisse en cette bonne compagnie (attention tout de même à Sodomayor, il est du genre taquin), je dois remonter à la buvette, le happy hour approche.

« C’est bon Clacla ! les trolls puceaux qui nous faisaient chier dans les commentaires sont tombés dans le panneau, on n’est pas près de les revoir ! ».

Oui, je sais ce que tu vas dire ami lecteur, le procédé est quelque peu vil et excessif. Mais c’est pour leur bien. Leur premier contact intime avec l’épiderme du beau sexe sera certes un peu violemment humide et poilu mais enfin, cela devrait tout de même leur offrir de nouvelles et salvatrices perspectives. Quant à toi, en cette journée de la femme, n’hésite pas à montrer ce soir ce bel article à ta dulcinée qui te supporte toute l’année. Je pense qu’elle a bien mérité que son compagnon lui serve pour une nuit de selle de vélo. Pense par contre à bien te laver les dents avant de revenir à la buvette. Parler avec plein de cheveux sur la langue, c’est pas ce qu’il y a de mieux.

(The DC Archives) Breaking News : miyamoto-musashi à l’hôpital !

On enchaîne avec une deuxième mise en ligne d’affilée d’un vieil article pour Drink Cold, alias « la buvette où l’on boit [edit : où l’on buvait] frais avec classe, endroit où l’on pouvait disserter du trash le plus visqueux (on y découvrait de bien belles pelloches de JAV) comme de tel chef d’oeuvre de Haruomi Hosono. Forcément, le ton pouvait plaire comme filer de l’urticaire à certains fâcheux. Parfois on avait droit dans les commentaires à des réactions sincèrement indignées. La réponse émanait alors du rédacteur de l’article incriminé, qui selon son humeur pouvait soit adopter une démarche argumentative et bienveillante, soit y aller de son coup de tatane dans le valseur pour virer l’importun de notre buvette. Tenez, un peu comme ça en fait :

Et puis, parfois, venait un troll. Courroucé ou feignant d’être courroucé, il débarquait, y allait de sa petite crotte, repartait… puis revenait à l’article suivant pour essayer d’enfoncer le pauvre rédacteur tête de turc avec des mots vexants. Ainsi Miyamoto Musashi, pas le vrai, juste un ladre qui n’avait pas aimé un article de Megane kun. Il n’y avait pourtant pas de quoi fouetter une chatte, c’était juste un bel article faisant l’éloge des toutes meilleures JAV expérimentales (magie de Waybackmachine, l’article se trouve ICI. Attention, c’est du NSFW puissance 1000 !). Quelque temps après, Clarence Boddicker reçoit dans son courrier mail via l’adresse de contact un étrange  message : c’était Musashi himself qui écrivait pour y déverser son écoeurement devant toutes nos belles publications drinkoldiennes. Peut-être un peu gros, ça sentait le fake mais le site s’est parfois trimbalé de telles clèdes qu’il pouvait être difficile de distinguer le troll du véritable ahuri. En tout cas le gus Miyamoto nous a occupés quelques semaines et c’est presque avec gourmandise que l’on tombait sur chacun de ses nouveaux commentaires dans les articles. C’est dans ces circonstances qu’est sorti l’article du jour.

(article paru sur Drink Cold le 31 mai 2010)

Il fallait agir. Et vite car tout cela promettait de finir tragiquement.

Depuis en effet quelque temps, un drôle de gus occupe la table isolée au fond de la buvette. Il est toujours plongé dans des lectures ou plutôt dans une lecture. Il semble avoir en effet toujours le même livre dans les mains. C’est un peu inquiétant car comme le livre n’est guère épais, il m’a tout l’air de le lire encore et encore. Un peu Jack Torrance tout cela, hein ? Mais il y a plus sinistre. Ce type ne lève la tête qu’à un moment : lorsque Megane fait son entrée à la buvette. Et à chaque fois, on a droit à ce faciès :

Megane… tuer… Megane… gnniiii

Voulant en avoir le cœur net, je lui apportai un soir son lait-fraise (il ne commande que cela) dans l’espoir d’obtenir un quelconque renseignement. J’en obtins un. Et quel renseignement ! Au moment de poser son verre, je me penchai légèrement pour essayer d’apercevoir la couverture de ce fameux livre. Et là, Enfer et damnation ! je vis ceci :

miyamoto-musashi ! Ça ne pouvait être que lui ! La coïncidence était trop forte ! Et s’il se trouvait à la buvette, ça ne pouvait être que pour une seule chose : s’occuper du cas de Megane, le chantre des productions made in SOD.

Mais Megane était-il en état de se défendre ? En temps normal, certainement. Megane, c’est un peu la version allégée de Birdy, le gros punk dans Street Fighter. Allégée mais, croyez-moi, il ne faut pas le chatouiller notre admirateur n°1 de Momoe Yamaguchi. Mais voilà, nous ne sommes pas en temps normal : Megane a changé. Il passe maintenant son temps à roucouler, à apporter des cocktails multicolores à une admiratrice, une certaine Lulukut. Quand on lui parle des dernières AV à la mode, il prend désormais un petit air dégoûté. Cela ne l’intéresse plus. C’est ignoble ! pas propre ! à dégobiller ! Et quand la môme Lulukut n’est pas là, on le voit sur une table, pâle, un sourire vague aux lèvres, lisant fébrilement un volume d’Hana Yori Dango. Franchement, vous le croyez en état de se défendre, de parer un coup de lame donné par ce psychopathe de miyamoto-musashi ? Moi pas.

Il fallait donc agir. Mais comment ? Sûr que Clacla, Kiki et moi on aurait pu facilement lui régler son compte. Mais lui aurait sûrement nié être musashi. Et après une grève dévastatrice, se prendre un procès au cul pour « coups et blessures en réunion », c’était pas ce qu’il y avait de mieux. Et de toute façon c’était impossible puisque Clarence et Kiki traversent en ce moment ce genre de mauvaise passe :

Tout ça pour une histoire de bière (me demandez pas les détails, je préfère vous laisser imaginer). Dans ces circonstances, inutile de compter sur eux. Bdiddy ? Il est actuellement en mission sur l’USS DRINK COLD. Emi ? Allons, soyons sérieux, je ne vais pas quand même pas l’exposer et risquer de voir notre unique rédactrice japonaise tomber dans une rixe avec Miyamoto et courir le risque de déchirer ses beaux vêtements dans la bagarre, livrant son anatomie au regard lubrique de la mâle clientèle (hey ! en fait l’idée promet !). Quant à y aller tout seul, euh… c’est-à-dire que mon costume de Bubibinman est en ce moment au pressing et que sans lui je perds tous mes moyens.

Que faire ? C’est encore ce que je me demandais vendredi soir, tandis que je regardais un épisode de Playgirl. C’est alors que je fus saisi d’un épouvantable mal de tête. La raison ? Une idée, fulgurante, inattendue, incroyable, venait de me traverser l’esprit.

Voici ce que je fis : j’entrai en contact avec Zigomar Musashi via l’adresse email du message qu’il avait envoyé à Clarence. Dégoulinant d’hypocrisie, je lui dis qu’il avait bien raison d’être offusqué de l’article de Megane. C’était qu’un p’tit con aigri, incapable de chasser la belette japanisthanaise. Clacla ? Tête à claques oui ! Quel bolosse ce chef ! Kiki ? Pour le coup, un vrai nolife çui-là, le seul que je connaisse capable de passer une journée entière à faire une coupe de monde sur PES après avoir paramétré la durée des matchs sur 90 minutes. Non, vraiment, miyamoto avait bien eu raison de leur être rentré dans le lard. Heureusement qu’il y avait encore des gars comme lui, défenseur des bonnes mœurs et pourfendeur de l’amoralité la plus abjecte.

Plus que quelques lignes avant que l’ignoble miyamoto-musashi s’en prenne plein le fondement.

De fil en aiguille, mail après mail, je cernai mieux l’animal. Arriva cette session sur MSN. Régulièrement, il sortait des âneries du type « Musashi Miyamoto l’a bien dit », « c’est ce qu’a fait un jour Musashi Miyamoto », « j’aimerais bien rencontrer un jour Musashi Miyamoto ». Ce type était un enragé, pour sûr ! Mais il ne se doutait pas encore, le cave, que sa passion pour Miyamoto allait le perdre :

– Mais dis-moi musashi-kun (oui, nous étions devenus familiers. Je me sens encore un peu sale de cette proximité mais c’était pour les besoins de l’article), toi qui connais tout sur Musashi, tu as sûrement dû voir Quand l’Embryon part braconner de Koji Wakamatsu ? Le plus grand film qui ait été fait sur la vie de Miyamoto.

– Cèt 1 filme sur musashi sa ? attend je demmande a ma petite amie japonnaise si elle le conait (trois secondes seulement s’écoulent). Nan, elle le conait pas. Tu est sure ? Le titre fait pas trés samouraille non ? (NdA : là, vous devinez avec cette orthographe combien j’ai pu en chier quand même).

– Si j’en suis sûr ? Mais comment donc mon ami ! Réfléchis un peu : ce titre est une métaphore de la vie de Musashi qui n’a eu de cesse, sa vie durant, de traquer, de « braconner » de nouveaux adversaires afin d’évoluer, de métamorphoser l’embryon qu’il était au début pour devenir meilleur. Je m’étonne que tu n’aies pas saisi cela !

– Si, si, ué j’avé compris. Mé on le trouve oû ?

– Je crois me souvenir qu’il est édité en France. Mais il me semble aussi que le DVD est assez cher…

– Rhôô, attend,tu croi ke je suis un nolife de bourje ki achette lui-mème des DVD? Attends, j’ai ma copine japonnaise ki a sur son Pécé des lojiciels japonnais que tu konnait meme pas. Perfect Dark cé tro de la bale !

La suite? Cela se passe d’explications. Admirez ce qui est arrivé hier soir à notre petit moraliste en herbe. Le voilà d’un coup bien plus proche de Baikinman après un combat contre Anpanman que de son idole :

Sans rancune, hein musashi ?

(The DC Archives) Bijin de la semaine (54) : Christina Lindberg

Aujourd’hui, on ne se casse pas trop la tête, réupload d’un vieil article publié sur Drink Cold (pour les retardataires, lire la présentation de cet article) que je vais recycler pour ma série des « bijins de la semaine ». Il m’en reste encore quelques uns, j’essaierai de les mettre en ligne dans l’année. Concernant l’article du jour, il s’agissait de faire le pendant roman porno à ma série des « bijins de la semaine ». Cette série d’articles s’intitulait sobrement L’Encyclopédie bijinesque et devait être tout à la gloire des starlettes de la Nikkatsu. Mais le projet a tourné court, la série n’est pas allée plus loin que la troisième bijin ! C’est que – croyez-moi – c’est épuisant aussi d’écrire de tels articles. On a l’impression de devenir l’intime de la beauté dont on est en train de raconter les exploits sur pellicule, on transpire, on a le palpitant qui bat à tout rompre, bref, mieux valait que je ne m’aventure pas trop dans l’entreprise si je voulais vivre vieux. Bref, voici donc le deuxième opus de cette éphémère série. Le premier avait été republié ici.

(article publié le 13 août 2010)

Eh oui ! Au moment où je tape cet article, je me trouve dans le hall d’un hôtel à Stockholm. Forcément, cela donne tout de suite envie de consacrer le deuxième opus de la GEB (Grande Encyclopédie Bijinesque) à l’égérie du cinéma érotique suédois des 70’s, la nymphette aux gros seins, je veux parler bien sûr de Christina Lindberg.

Là je vous vois venir : hein ? Quoi t’est-ce ? Un article sur une Suédoise ? Et pourquoi pas non plus un article sur Bjon Börg entre deux articles punk de Megane pendant que t’y es ? Olrik, escroc ! Ordure !… Grosse pouffe !

Allons, on se calme et on boit frais, z’allez comprendre. Et puis merdre ! Vous commencez à me connaître quoi ! Me suis-je jamais payé votre fiole, hein ? Croyez-vous vraiment que cela va commencer avec cet article, hmm ?

Foutage de gueule ? Matage de meules ouais !

Donc laissez-vous faire, détendez-vous, je vous garantis que tout va bien se passer et que c’est tout ébaubis que vous allez faire la connaissance avec la somptueuse Christina. Ne perdons pas de temps, commençons par le commencement :

Née le 6 décembre 1950 d’une maman femme de ménage et d’un père ouvrier alcoolique, la petite Britt Christina Marinette Lindberg arbore dès l’adolescence des formes assez étonnantes pour son âge. À 15 ans, entrer en discothèque n’est par exemple guère un souci pour elle. Très vite, sa plastique  et sa frimousse se font remarquer par un photographe de Fib aktuelt, un grand magazine suédois. Les couvertures et les photos de charme vont alors se succéder à vitesse grand V. Autant il peut être difficile de trouver des photos de telle ou telle obscure bijin, autant là je n’ai eu aucun problème. De l’aveu même de Christina il y en aurait des milliers dont une quantité non négligeable en sa possession et qu’elle compte bien un jour publier.

Tenez, en voilà une, c’est cadotch’. C’est quand même un plus sympa qu’un meuble Ikea hein ?

C’est à partir de 1969 que commence sa participation dans de nombreux films. Je ne vais pas m’étendre ici, vous comprendrez en voyant les titres : Maid in Sweden, Ma Femme est une Putain, Qu’est-ce que tu fais après l’orgie ?, la Dépravée, Chattes suédoises, le Reine Rouge, la Chasse aux Pucelles, Bacchanales érotiques, Les Indécentes (en 3D !), etc. 

Des nanars, certes. Mais des films absolument indispensables si l’on est du genre à frétiller du camarade Duzob lorsqu’il s’agit de sexploitation 70’s pure et dure. Tous ces films ont en tout cas assis l’image de petite bombe sexuelle de Christina. Tout comme les revues qui continuent à cette époque de balancer régulièrement des photos de notre bijin débridée (uh, uh !). Petite consécration : elle est « Pet of the Month » du numéro de juin 1970 de Penthouse.

Une des photos du numéro en question.

1971 est une année importante en ce qui nous concerne. Christina est à Cannes où est présenté son dernier film, Exposed. Le petite est un peu pâlotte, un peu déprimée pour tout dire. Il n’y a pourtant pas de quoi, on la voit partout : au cinéma, dans les magazine, sur les boîtes de cornflakes, les pots de moutarde Amora et même en surprise Kinder ! Mais c’est là tout le problème, elle en a un peu marre de ne se voir qu’à travers son image dénudée, pour tout vous dire ça la dégoute un peu. C’est dans cet état d’esprit qu’elle se trouve dans l’avion qui doit la ramener à Stockholm. C’est alors que  deux hommes, manifestement des asiatiques, s’approchent poliment d’elle et lui font dans un anglais quasi incompréhensible cette étrange proposition :

« Euh… sumimasen mais vous être bonne… très connue Japon… vous vouloir venir là-bas pour faire plein de films à poil ? »

 

Il s’agissait d’employés de la Toei, la compagnie étant alors intéressée à l’idée d’utiliser des pin up étrangères en vogue pour donner à ses films une touche d’exotisme avec un peu d’envergure. Évidemment, au vu des circonstances ce n’était pas vraiment la meilleures des propositions à faire à notre bijin perturbée. Mais la discussion s’est poursuivie à Stockholm avec l’aide pour la traduction d’une Japonaise vivant avec un Suédois et, pour le plus grand bonheur des fans de Pinky Violence, Christina accepta ! Maintenant :

DESTINATION JAPON !

Autant vous prévenir : sa carrière y sera fulgurante : une année pour tourner deux films, et ce sera tout, la belle, malgré la proposition de la Toei de poursuivre  là-bas sa carrière, préférera regagner ses pénates suédoises. Mais dans ces deux films, il n’y a pas n’importe lequel puisque ce n’est rien moins que …

…Sex and Fury de Norifumi Suzuki, sans doute un des tout meilleurs Pinky Violence avec dans le rôle principale Reiko Ike plus pulmonée que jamais. En cette année 1973, la concurrence est rude avec la Nikkatsu puisque sort au même moment Lady Snowblood avec Meiko Kaji, excellente adaptation du fabuleux manga de  Kazuo Kamimura. Dans les deux cas, on a affaire à un personnage de femme dangereuse à souhait cherchant à se venger. D’un côté la classe de Kaji, de l’autre les gros lolos de Reiko Ike et de notre SuédoiseSex and Fury accuse certes des défauts, mais on s’amuse une fois de plus devant l’univers bigarré d’un Suzuki qui enchaîne avec une belle constance les scènes dénudées. Et avec le duo Ike / Lindberg, il a fort à faire le bougre ! Deux actrices, deux ethnies radicalement opposées, deux réputations de sexy queens (vous connaissez la reine Christina de Suède ? Putain, j’en sors des bonnes en ce moment moi !) et des formes bien rembourrées à ne plus savoir quoi en faire ! Seules, ensemble, debout, allongées, actives, passives, tatouées, pas tatouées, en kimono, fouettées ou pas, n’en jetez plus ! On a compris Norifumi, t’es le meilleur ! On a même droit à une de ces scènes de pet qui tombent comme une couille dans le potage. Le père Suzuki, c’est un peu le coussin péteur de la Toei, mais c’est aussi pourquoi on l’aime.

Bref, pour en revenir à Lindberg, on pourrait dire qu’elle apparaît à elle seule comme une sorte de catalogue ambulant à fantasmes. Démonstration en images. Vous fantasmez sur les personnages de Ryoko ikeda (Rose de Versailles, Très Chers frères...) ? Hop là :

Babes with guns aficionados ? Banco !

L’idée d’une séduisante gaijin en kimono vous humidifie le cortex et d’autres zones ?  Y’a qu’à demander :


De temps en temps vous ne dites pas non à de l’interracial lesbien ? Ça tombe bien, y’en a plein  dans la hotte de papa Suzuki :


Dans la famille Threesome je demande la tendance bisexuelle avec doigt dans la bouche :

Fana de bondage tendance « costume de cow girl 60’s » ? Pas de soucis, bien mieux que l’épicier arabe du coin, avec Suzuki, tout est possible ! Vous trouverez tout !

Là, il faut ici préciser que Christina fouette jusqu’au sang une Reiko Ike nue et ligotée. Les tatouages et les chairs replètes débordent de partout, rien à dire, c’est fort beau. C’est le point d’orgue de cette confrontation Orient Vs Occident, confrontation dont la première partie est une excellente partie de poker où les flushs répondent aux carrés de rois.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce film mais ce n’est pas le propos. Pour en finir sur la prestation de Christina, disons que si elle joue quand même comme une cruche (et je dois malheureusement dire que c’est une constante chez elle), sa présence plastique et ses interventions toutes en variations fantasmatoires ne contribuent pas peu à faire de Sex and Fury un pur joyau de divertissement.

Passons maintenant au deuxième film, moins rigolo celui-là (encore que…) :

Journey to Japan , The Pornstar Travels Around Japan, de Sadao Nakajima (1973)

Titre débile et racoleur à souhait puisque Christina y interprète non pas une hardeuse mais une “mule”, c’est-à-dire une personne chargée de faire passer discrétos de la drogue. Suite à un quiproquo à son arrivée à l’aéroport, elle tombe dans les griffes d’un puceau (qui le vit assez mal puisqu’il a pour hobby la fabrication de bombes) un peu simplet sur les bords. Il s’avérera que le gus n’est pas si mauvais et Christina, enfin « Ingrid Jakobsson » se prendra peu à peu d’affection pour son ravisseur. Et pour ceux qui pensent que je vais dégainer un jeu de mots facile en évoquant le syndrome de Stockholm, c’est mal me connaître, je laisse ça à d’autres. Par contre, je peux vous donner des screenshots visqueux du film, ne dites pas non bande de salopiauds, vous me faites honte !

Le héros du film, qui boit frais, certes, mais qui n’a aussi aucune classe.

 

Mais alors vraiment aucune !

 

Il arrive assez bien cependant  à réchauffer les relations suédo-japanisthanaises.

 

Voire même carrément bien !

 

Tellement bien même, que l’on raconte qu’en voyant cette scène, l’ambassadeur de Suède au Japon y alla de sa petite larme.

 

Quant à la prestation de Christina, ben, une nouvelle fois c’est pas gégène. Mais elle donne ce qu’après tout attendent d’elle les spectateurs japanisthanais : un exotisme sexy de qualité qui vous en donne pour votre argent :

Fantasme de la poupée à domicile avec laquelle on peut faire des trucs à volonté :

Alors ce soir on fait les postures 4, 22, 36, 45…

 

Bondage avec gros seins qui débordent :

– Bon, on la fait cette prise, oui ou non? – Attends, j’arrive pas à cadrer, je voudrais bien t’y voir, moi !

 

Viol de gaijin par d’horribles hippies wakamatsesques :

Tu viens chez moi ? J’ai les œuvres complètes de Trotsky!

 

Enfin séquences érotiques tout droit sorties d’une vidéo de Hustler qui aurait été réalisée par un David Hamilton sous acide :

Ceci termine de façon chicos un article qui n’a plus lieu de continuer puisque Christina décidera donc de rentrer aux bercailles où l’attend le tournage du cultissime They call her one eye, film qui est loin d’être inconnu au bataillon chez un certain Tarantino. J’aimerais bien vous parler de cette histoire de cette jeune femme borgne, traumatisée dans son enfance par le viol d’un vieux dégueulasse trisomique, vous parler surtout  d’une scène d’énucléation,  de la maîtrise innée de Christina du close combat, des grotesques scènes de ralentis filmées avec une caméra de l’armée suédoise filmant à 500 images/seconde ainsi que des inserts pornographiques pleins de finesse pour faire croire que christina « le fait vraiment », mais cela, encore une fois, serait hors sujet. Surtout, je viens de m’apercevoir que ma femme vient de débarquer dans le hall de l’hôtel et se dirige dans ma direction. Vite, j’ai pas trop envie qu’elle voit ce que je fabrique sinon je vais encore en chier des ronds de chapeau ! Vite bordel ! sauvegarde.. publier… foutu matériel suédois à la con, que c’est lent !… viiite, vite, dépêc

(The DC Archive) Twentieth Century Dogs

Suite à l’article précédent. L’évocation de Reservoir Dogs dans les commentaires m’ayant trotté dans la tête et donné une drôle d’idée, l’article fut promptement exécuté. Premier détournement de la sorte, suivi quelques semaines plus tard par Drink Club puis par un autre que je reposterai plus tard.

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(article paru sur Drink Cold le 25 octobre 2011)

Parce qu’à la buvette on partage tout avec nos clients adorés, les bons mots comme les bourre-pifs, nous avons décidé de vous donner accès aux vidéos de surveillance du site. Manque bien sûr Megane à l’appel mais enfin, l’historiette vous donnera une assez bonne idée de notre charisme naturel et de nos fascinantes personnalités. Enjoy !

Précisons que la vidéo retrace certains événements survenus dans cette page.

 

twentieth cntury dogs commentaires

(The DC Archives) Hair Nude Glory

D’abord un petit rappel : grâce à un lecteur, j’ai appris qu’une masse considérable des articles de Drink Cold sont consultables ICI. Autant dire que c’est pain béni que cette info pour les curieux ou les nostalgiques des articles de Megane, Clacla, Kiki ou l’abominable Jaggar. Petit bémol cependant : les articles s’arrêtent à la version wordpress du site, n’attendez pas à retrouver ceux qui étaient hébergés sur le site en drink-cold.com.

Ce sont justement deux articles de cette période que je réuploade aujourd’hui, plus que jamais satisfait d’avoir fait des sauvegardes systématiques de mes articles. D’abord l’article polémique ayant donné lieu à une effusion de mots dans les commentaires (façon Drink Club), ensuite celui effectué en un temps record pour résumer la situation. Il fallait bien cela pour conclure une dispute où les cendriers et les pintes de mauvaise bière volèrent bas, et tout cela pour une histoire… de poils pubiens. Ainsi en allait-il à la buvette. Les plus vigoureuses bagarres pouvaient être la conséquences des sujets les plus triviaux mais il en allait de ces articles comme du Jerry Spinger Show : ce qui comptait, c’était d’éructer, de montrer ses muscles, de se donner en spectacles sous les applaudissements ou les lazzis du public. De vrais matchs de catch finalement, matchs où du public pouvaient jaillir des références à Oumpah-Pah, Kubrick, Tarantino, Rimbaud, Verlaine, Napoléon et Joséphine, Ringo Lam, Teruo Ishii, Machi Tawara et même Garbiel Heinze. Tout cela, encore une fois, ayant pour point de départ un article sur les pubis. C’était ça, la DC Magic Touch.

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(Article paru sur Drink Cold le 22 octobre 2011)

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Les études, c’est bien. Mais au bout d’un moment, moi, je dis qu’il ne faut pas hésiter à se détendre le cortex. Aussi, après mes critiques de roman porno façon Positif et les excellents articles encyclopédiques de l’ami Megane, ai-je décidé de vous offrir en pâture un autre type de sujet :

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GROUMPF ?

Débandez votre matière grise, bandez-en une autre, et surtout respirez à pleins poumons car aujourd’hui nous allons respirer l’air du large les amis. Non pas façon Tintin et l’Etoile Mystérieuse, encore moins les Naufragés du Bounty, mais plutôt dans le style les Drinkcoldeurs vont à la pêche aux moules. Car oui, today, c’est marée basse. La vague d’articles sur des romans porno s’en est allée pour découvrir une somptueuse barquette de moules avec ce magnifique photobook sorti le 1er décembre 1994 (idéal pour les fêtes) :

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Pour les éventuels attardés qui n’auraient pas pané le titre de l’article et celui du livre, le triangle est sans rapport avec les croiseurs de Dark Vador

Fort opportunément intitulé Pubes (et poétiquement sous-titré le jardin secret), cet album panini pour fétichistes de la foufoune se propose de recenser une collection de duvets d’amour parmi 50 bijins ! Oui, vous avez bien lu, 50 spécimens de toisons en tous genres :  à poils longs, à poils ras, en broussaille, en dégradé, en bataille, en brosse, en pétard, tressée ou avec la raie au milieu, les cressonières n’auront plus de secrets pour vous ! Sans intérêt ? Pas d’accord. Car à bien y regarder de plus près, le livre n’est pas sans avoir des allures de National Geographic. Pas tant la vie dans la savane mais celle des minous en milieu nippon. Armé d’un matos que l’on devine de professionnel, le photographe reporter n’a pas hésité, sans doute tout pantelant d’émotion voire même de peur, à s’approcher de ces petites chattes certes adorables mais que l’on devine redoutables. Il en ressort ce réalisme stupéfiant qui sur une grande page en papier glacé vous fait admirer à merveille le lustre du pelage, les moindres plis de la chair et parfois même la bave aux (grandes) lèvres. C’est bien simple, on a l’impression qu’elles vont se mettre à parler ! On sort de la lecture tout ébaubi, à la fois effrayé et émerveillé par les trésors de dame Nature. Du photo reportage comme on n’en fait plus que j’vous dis ! Et à défaut du prix Pulitzer dont on se demande comment il a pu échapper à l’auteur de ce livre, j’ai nommé Masahiko Enomoto, on ne peut que lui remettre un Drink Cold Award.

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Cérémonie qui sera bientôt organisée. Pensez à vous mettre sur votre trente-et-un car n’oubliez pas, même si nos sujets et l’atmosphère céans sont parfois bien crapuleux, il n’en reste pas moins que ce lieu est avant tout un refuge où l’on boit frais avec classe.

Avant de vous lancer dans une orgie de tartes aux poils, il faut que j’apporte une petite précision sur ce qui a rendu possible un tel livre. Car enfin, vous n’êtes pas sans savoir que pendant longtemps la censure nippone s’est montrée inflexible à l’égard des poils pubiens, se basant notamment sur une vieille loi de 1918 ainsi que sur l’article 175 du code pénal japonais évoquant de manière un brin flou la notion d’ « obscénité ». Mais c’était sans compter en 1991 sur Kishin Shinoyama, le maître de la photo de nu, qui sort coup sur coup deux photobooks, Water Fruit et Santa Fe :

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Dans Water Fruit, on voit sur quelques photos l’actrice Kanako Higuchi s’ébattre dans la nature le crépu à l’air. Même chose dans Santa Fe mais avec encore plus de succès puisqu’il s’agit ici de Rie Miyazawa, déesse de la Jpop en ce début des 90’s, parfois comparée par certains à une sorte d’équivalent de Madonna. Autant dire que les fans, émoustillés par cette confrontation entre ces photos de nu et l’image sage de leur idole, se ruèrent sur Santa Fe : avec 1,5 millions d’exemplaires vendus en moins de trois mois, le livre fut déclaré phénomène d’édition de l’année, si ce n’est de la décennie.

Et le meilleur dans tout cela, c’est que devant ce double succès la censure ne trouva rien à y redire. Il était évident pour tout le monde qu’il n’y avait nulle obscénité à représenter les crinières de ces bijins tant l’ouvrage visait avant tout une démarche photographique artistique.

Du coup, avec de tels best sellers, la censure eut bien du mal par la suite à caviarder systématiquement les photos de buissons ardents et les exceptions ne tardèrent pas à se multiplier. Ainsi, un an plus tard, La Belle Noiseuse de Rivette sortira sur les écrans nippons sans que l’anatomie de la belle Emmanuelle ne soit floutée. Une sorte de boom du « hair nude » se fit, les photographes purent s’en donner à cœur joie, à la condition cependant que l’appareil génital ne soit pas montré.

Et ça tombe bien, c’est le cas du premier livre parc à moules de l’histoire qu’est Pubes. Pas besoin de mise en scène artistique à la Shinoyama. On est ici dans le basique, la répétition, le minimalisme dans toute sa splendeur. Un minou en pleine page et, en vis-à-vis, une photo de sa propriétaire, sans doute aussi fière d’exposer son trésor qu’une concurrente à une expo féline, et c’est tou(ffe). On peut trouver cela un peu court mais personnellement, j’avoue y avoir le même plaisir esthétique que Swann en entendant la petite phrase de la sonate de Vinteuil. On contemple d’abord l’émouvante toison quand tout à coup on remarque un petit poil follet qui en jaillit comme pour crier sa fragile et touchante existence ! Comment ne pas être étreint par l’émotion en voyant cela ?

J’avoue même que parfois, un doux liquide coula le long de mes joues…

Quant aux coeurs secs imperméables aux trésors cachés de telles œuvres d’art, peut-être apprécieront-ils plutôt la démarche moderne consistant à jouer de la répétition et de la dissemblance comme a pu le faire Warhol. Et avec l’avantage que le contenant est sûrement plus goûtu et juteux qu’une boîte Campbell. A déguster de préférence avec un bon disque de John Cage en fond sonore.

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And now…

DC

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JEUX !

Jeu n°1 :

Ami lecteur, as-tu du flair ? Certes, tu as actuellement la truffe collé à ton moniteur mais je veux dire… as-tu éveillé ton 7ème sens au point de détecter, rien qu’à la vue d’un conin mignon, le degré de bijinité de sa propriétaire ? Pour le savoir, enquille-toi un triple whisky et, tout en te mettant un doigt le fignedé, regarde attentivement, presque dans un état de transe , les 50 fourragères et indique aux copains ton tiercé gagnant. Clique ensuite sur les moules choisies et Ô surprise ! le résultat t’apparaîtra !

N’aie point honte à donner ta préférence. Je sais que la surprise peut être amère tant certaines donnent l’impression d’être des hôtesses dans un miteux mastroquet de la Golden Gai mais peu importe, apprends que les moins jolies sont bien souvent les plus bougresses.

 

Jeu n°2 :

Tu as beau être un client de la buvette, c’est-à-dire quelqu’un qui aime à rôter de la mauvaise bière tout en lançant de sonores flatulences, tu n’en est pas moins un homme de goût, quelqu’un de rompu à la chose littéraire. Aussi lis bien le texte qui suit, il s’agit du début du Blason du con de Claude Chappuys (1536) :

Petit mouflard, petit con rebondi,
Petit connin plus que levrier hardi,
Plus que le lion au combat courageux,
Agile et prompt en tes follastres jeux,
Plus que le singe ou le jeune chaton,
Connin vêtu de ton poil folastron,
Plus riche que la toison de colcos,

La toison, justement, parlons-en. Ou plutôt, parles-en ! Dans un huitain en décasyllabes, décris l’objet de ta passion. Ton chef-d’oeuvre devra inclure une assonance en [a], une allitération en  [s], deux métaphores, trois anaphores, une synecdoque, donner l’âge du capitaine et, surtout, décrire la fourrure de ton AV idol préférée (que les autres lecteurs devront bien entendu essayer de deviner). Le meilleur texte sera récompensé du Drink Cold Award du poète de l’année (comprends que tu auras droit à une bière gratuite).

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(The DC Archives) Drink Club

 

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Aujourd’hui, avec le recul, je me demande par quelle dimension j’ai bien pu passer pour avoir atterri à Drink Cold et pondu autant d’articles débiles (mais que j’ai eu vraiment plaisir à écrire). Je pensais avoir tout réuploadé mais non, un récent coup d’œil dans mes archives m’a indiqué qu’il me restait encore de vieux articles estampillés Drink Cold à remettre en ligne, dont ceux où l’on y trouvait certaines vidéos concoctées par mes soins et supposées retranscrire à merveille ce qu’était l’esprit DC ainsi que la faune que l’on y croisait. Cela faisait belle lurette qu’elles n’étaient plus visibles avec la politique de Youtube. Comme Vimeo est plus souple (pour l’instant) sur la question des droits, je vais en profiter pour les remettre en ligne. On commence avec Drink Club (qui est en fait la deuxième sur les trois réalisées).

Pour les nouveaux qui ne savent pas ce qu’était Drink Cold alias « la buvette où l’on boit frais avec classe » (c’est que mine de rien ça commence à dater), cliquez sur l’onglet intitulé « Drink Cold » au-dessus de cet article et/ou matez la vidéo qui suit. Pour rappel (mais rapidos), DC était un site collectif où il s’agissait de faire découvrir aussi bien des classiques de la pop japonaises que des films déviants comme seuls les réal’ japonais sont capables de produire (genre ceux de Hisayasu Sato). Il y avait aussi des trucs et des machins parodiques et, parfois, des articles violemment polémiques (mais toujours argumentés) suscitant parfois de mémorables joutes verbales. Ainsi cet article légendaire de Clacla sur la K-pop qui a subitement transformé les commentaires en une arène de cirque ultra-violente. Croyez-moi, les chrétiens livrés aux lions sous certains empereurs romains peuvent s’estimer heureux : leur mort a été une lutte bien douce comparée à celles auxquelles on a assisté lors de cet article légendaire mais disparu puisque le site, avant de renaître de ses cendres, avait subi une foule d’avaries liées à des lecteurs mécontents… fans de K-pop. Inutile d’aller voir sur drink-cold.com. C’était l’adresse en cours à l’époque de cet article, ce qui apparaît maintenant à cette adresse n’a aucun rapport. Reste l’ancienne adresse, drinkcold.wordress, mais le site n’est plus que le joujou d’une seule personne alors que sa force était d’avoir des plumes et des personnalités différentes. On y trouve maintenant des vidéos certes bien faites mais à des années lumière de l’humour et l’insolence du site de départ.

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(article paru sur Drink Cold le 12 novembre 2011)

Drink Club ou comment j’ai mal tourné et suis devenu un salopard qui boit frais. Attention! Article-documentaire insoutenable de réalisme. Un condensé d’une semaine de notre chienne de vie, loin, très loin de cette gigantesque cour de récré acnéique qu’est Nautiljon. Z’êtes prévenus.

Pour les clients de passage qui ne comprendraient rien à cette histoire de K-pop, voir ICI.

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(The DC Archives) Le journal d’Hiromi Hosokawa, joueuse de tennis (3/3)

 

natsuko yamamotoSuite et fin du fabuleux journal intime nous plongeant dans le quotidien d’une joueuse de tennis japanisthanaise des années 70.

(article paru sur Drink Cold le 19 juillet 2010)

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Ce que je trouve magnifique dans ces pages arrachées du journal d’une réelle joueuse de tennis (car le réalisme et le souci du détail me donnent à penser qu’il ne peut en être autrement), c’est qu’il y a encore des pays où le sport n’est pas gangrené par l’argent et le showbiz. Certes, les performances des joueuses japanisthanaises sont pitoyables. Certes, leur classement à l’ATP est bien souvent abyssal. Mais tout ce qu’elles perdent en tennis elles le gagnent en esprit Drink Cold grâce à ces fabuleux entraînements et pour cela, qu’elles en soient à jamais remerciées et qu’elles continuent ainsi de nous faire rêver, là, très haut dans le ciel, quelque part entre la constellation d’Heibon Punch et celle de Weekly Playboy, non loin de la nébuleuse NC248, plus connue sous le nom « la Bijin Japanisthanaise ».

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Pour ceux que ça intéresse, les images proviennent de Uno Koichiro no nurete utsu de Shusuke Kaneko (1984). Le film se veut une parodie du manga Ace wo Nerae dont l’anime est plus connu dans nos contrées sous le titre Jeu, Set et Match! Comme c’est souvent le cas avec ce genre de film, il n’y a pas grand-chose à en dire, le film trouvant son intérêt dans les ressemblances et les différences avec l’œuvre l’originale. Et pour ceux qui ne connaissent par l’histoire originale, le film mise sur des situations épicées voire graveleuses pour distraire le spectateur. Dans l’ensemble, c’est amusant mais après, qu’on lui ait décerné une récompense (prix du meilleur nouveau réalisateur au festival de Yokohama de 1984) me laisse perplexe. Pour information, Kaneko s’est par la suite spécialisé dans les films de kaiju. Il est encore en activité, il a par exemple récemment commis l’épouvantable Death Note. Finalement, son Uno Koichiro no nurete utsu , avec son simplisme libidineux, est plus recommandable.

Enfin, ce « Uno Koichiro » présent dans le titre renvoie à un écrivain en vogue dans les années 70, spécialisé dans les romans érotiques humoristiques à destination d’un public féminin.  On a pu parler de « pornographie pour les femmes » à propos de son œuvre, les personnages principaux étant des femmes pas vraiment du type « oie blanche ». Je veux bien le croire parce que passés à la moulinette de Kaneko, cela ne semble pas évident tant les personnages ne donnent pas l’impression d’être des flèches ou des femmes volontaires. Il semblerait qu’il y ait une fatalité qui veut qu’à partir du moment où un personnage féminin porte un uniforme ou une tenue de sport, elle devient tout de suite une coquille vide prête à assouvir les désirs d’une horde de freaks libidineux (qui a dit : « comme les lecteurs de Drink Cold en fait »?!).

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Le journal d’Hiromi Hosokawa, joueuse de tennis (1/3)

 

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Par quel genre de perversion mentale j’en étais amené à pondre de tels articles pour Drink Cold ? That is the question. En tout cas ne nous posons pas trop de questions, réuploadons sans réfléchir, c’est reparti pour une série de trois articles. Vous avez toujours rêvé de lire le journal intime (et humide) d’une joueuse de tennis japanithanaise ? Ne cherchez pas plus loin, je l’ai fait.

(article paru sur Drink Cold le 13 juin 2010)

Souvenez-vous, je me trouvais à un vide-grenier et face à une curieuse pile de bouquins sur le tennis. Je pris le premier qui s’offrait à ma vue tout en  jetant rapidement un coup d’œil à quelques-uns qui se trouvaient dessous :

le-tennis-dans-la-peau devenir-une-championne

Je gardai la tête froide, je résistai à la tentation de les feuilleter, il ne me restai qu’un quart d’heure avant d’attraper le dernier train, me plonger dans ces beaux ouvrages était par trop dangereux. J’ouvris à nouveau l’autre magazine, celui qui avait l’air de fleurer bon les 70′s. Là, il m’est impossible de vous décrire tous les trésors que cet ouvrage recelait. Mais des pages roses captèrent en particulier mon attention. Ces pages roses, les voici, ou plutôt une partie car, dans ma volonté permanente de faire plaisir aux lecteurs, j’ai entrepris un gros travail de traduction et de restitution de la mise en page originale. Étant un peu une chèvre en japonais, je vous prie de croire que cela n’a pas été sans mal, mais enfin j’y suis arrivé et c’est avec satisfaction que je peux vous présenter maintenant les sept premières pages du :

JOURNAL INTIME D’HIROMI HOSOKAWA, JOUEUSE DE TENNIS

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hiroshima hosokawa journal 4 hiromi hosokawa journal 5 hiromi hosokawa journal 6 hiromi hosokawa journal 7

Voilà, j’en suis là de ma traduction, c’est-à-dire à peu près à la première moitié. La seconde est bien plus gratinée puisque l’on découvre en quoi consiste l’entraînement d’Hokujo sensei. Et je ne parle même pas du stalker dans un magasin de sports ou encore du petit ami d’Hiromi ! Suite et fin bientôt donc, si la coupe du monde me laisse bosser tranquillement.

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(the DC Archives) Les dessous du tennis féminin japanisthanais

 

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L’ami Nishikori s’en est allé en quart, mais Nadal s’est fait éjecté par Djoko, voilà donc de quoi laisser enfin espérer autre chose qu’une finale moisie cousue de fil blanc avec à la fin une victoire de l’ibère infernal (même si Djokovic paraît imbattable, je ne m’inquiète pas pour la deuxième partie de son match contre Murray). Selon toute vraisemblance on devrait voir le Serbe l’emporter dimanche contre Wawrinka avec une victoire en trois sets secs (pronostic confirmé au bigophone par Philippe Omar Troussier). Et en attendant de vérifier cela, replongeons-nous dans un article journalistique de haute volée sur le tennis féminin, article pour lequel le pourcentage en approximations était aussi fort que le nombre de défaites de tout joueur français contre un adversaire du top 5 !

(article paru sur Drink Cold le 6 juin 2010)

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Une grande enquête racoleuse sérieuse signée Olrik

Roland Garros est sur le point de s’achever et, une nouvelle fois, je ne peux m’empêcher de me poser cette question : mais que foutent les Japonais bon sang de bois ? Où sont-ils ? Pourquoi se sentent-ils obligés d’imiter les Français en disparaissant dès les premiers tours ? Hier, la petite Italienne a gagné, elle ! Et j’ai cru comprendre que le tennis féminin italien, habituellement, c’était pas ça. Certes, Kimiko Date Krumm a quelque peu humilié Dinara Safina. Mais, lorsque l’on sait que cette Japonaise est âgée de 39 ans, y a-t-il de quoi pavoiser ? Que glandent les jeunes générations ? D’où vient cette médiocrité des Japonais en tennis ? Pourquoi Jiro Sato, peut-être le seul tennisman japonais valable, s’est-il suicidé en 1933 ? Pourquoi, enfin, ai-je entrepris un article sur le tennis alors que je n’y connais rien ? Toutes les réponses à ces questions qui, je l’espère, vous sonnent plus fort que les poings de Joe Yabuki, vous les trouverez en lisant ce qui suit.

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Enquête pour laquelle, armé de mon vieux Nikon D70, je suis allé au contact des meilleures joueuses.

Pour bien saisir l’étendue du désastre, faisons un petit tour d’horizon du tennis féminin japanisthanais. Ah ! Jiro Sato excepté, je ne parlerai ici que du tennis en jupette. Cela vient du résultat de ce petit sondage que j’ai sagement commandé à Ipsos afin de savoir si ça valait le coup que je parle des jambes poilues :

1)      Souhaitez-vous qu’Olrik, dans son prochain article sur le tennis pour Drink Cold, mette l’accent sur :

–         Le tennis masculin : 1%

–         Le tennis féminin : 99%

2)      Dans cet article, souhaitez-vous voir des photo de tenniswomen aux seins nus ?

–         Oui : 100%

–         Non : 0%

Croyez-bien que j’ai été le premier navré devant le résultat de ce sondage. Quel rude travail que cela a été cette quête de photographies pour l’article! Toutes ces jupettes virevoltantes, ces culottes blanches seulement maculées ici et là de quelques gouttes de sueur, ces poitrines effroyablement bondissantes au moment d’aller chercher un amorti au ras du filet ! Plus d’une fois le cœur m’a manqué, j’ai failli lâché l’affaire, n’eût été mon inoxydable envie de vous faire partager la découverte que je fis un jour dans un vide-grenier à Himeji. Mais chut ! c’est pour plus tard.

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Pour l’instant, contentez-vous de cela. Et han ! méga swing dans la vue, bande de dégeulasses !

Commençons donc ce petit panorama, panorama qui n’est qu’un échantillon. Pas la peine de venir me les briser en me disant « Hé ! Olrik ! t’es qu’une crêpe, t’as oublié machine et trucmuche ! ». OK, on est à la buvette mais vous n’allez pas vous abaisser à jouer la même partition que ceux qui répandent leur couennerie chez Yahoo! sport ? Je sais pertinemment qu’il en manque, et certaines assez bien classées. Mais croyez-moi, cela ne changera pas grand-chose à l’affaire car finalement, si l’on réfléchit bien, les plus grandes joueuses japonaises vous les trouverez plutôt ici :

Séquence nostalgie pour Emi peut-être ?

Allez, arrêtons le blabla,  zou d’la route c’est parti :

#10 : Nana Sato, dit « Gorge Fraîche »

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Coup spécial : la vodka martini.

Nana Sato a toujours préféré boire frais plutôt que de gagner des tournois. Elle a bien eu raison. Mais pour le classement, c’est la cata : 214è (en simple) et 124è (en double). Et oui Nana, il ne suffit pas d’arborer la même coupe que Jimmy Connors, le sourire de Poncherello dans CHIPs et un splendide survet’ à rayures pour briller dans ce sport. Pour l’anecdote, cette photo a été prise en 1974 au tournoi « Colgate » de Sidney. Ça ne s’invente pas.

#9 : Misaki Doi, dit « la grenouille »

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Coup spécial : le coup de la raquette qui coasse

On raconte que Misaki aurait été mordue dans son enfance par une grenouille radioactive. D’où ces formidables bonds de batracien pour aller pécho des coups normalement irrattrapables pour le commun des mortels. Malgré cela, son meilleur classement est sans appel :  194è (en simple) et 308è (en double). Détail curieux : ses victoires avaient essentiellement lieu en temps de légère pluie.

#8 :  Seiko Okamoto, dit « la Panthère Rose famélique »

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Coup spécial : le « Luffy reverse »

Enfant battue, Seiko n’a été nourrie qu’avec des nouilles déshydratées. Ah ! sèches les nouilles, ses parents n’étant pas du genre à lui faire le moindre cadeau. Malgré ce handicap, elle a pu développer un jeu consistant, plus en tout cas que la nourriture de son enfance. Par contre, en ce qui concerne sa participation dans un tournoi du grand chelem, il y a bien disette puisqu’elle elle n’a jamais accédé à une phase finale. Meilleur classement :178è (en simple) et 123è (en double).

#7 : Rika Fujiwara, dit « la sœur bâtarde d’Erika »

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Coup spécial : le smash à deux mains

Sœur jumelle méconnue de l’actrice d’AV Erika Fujiwara. La nature a ici mal fait les choses : Erika a récupéré pour elle la beauté tandis que sa sœur a hérité de la force d’un homme. Elle participe de temps à autre à des tournois de bras de fer à Las Végas pour compenser ses performances irrégulières en tennis (84è en simple, 13è en double)

#6 : Kazuko Sawamatsu, dit « cuisseaux de plomb »

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Coup spécial : le reflet de verre de lunette dans la gueule

Attention, victoire en grand chelem ! Koâ ? en simple ? Allons calmez-vous, c’est en double, à Wimbledon en 1975, avec sa compatriote Ann Kiyomura. En simple, sa meilleure performance dans un tournoi du grand chelem est demi-finaliste à l’Open d’Australie en 1973. Clairement, on monte ici d’un cran.

#5 : Aiko Nakamura dit « la Française »

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Coup spécial : aucun

Le syndrome français a frappé ! Mariée à un obscur tennisman de nos contrées, la scoumoune a tout de suite frappé la carrière de cette joueuse pourtant prometteuse à ses débuts. Blessures à répétition, mauvais coach, disputes avec d’autres athlètes, interviews pour Stade 2 par Robert Chapatte, tous ces coups durs ont fait que la jeune Aiko n’a jamais réellement percé. Meilleur classement : 47è (en simple) et 64è (en double)

#4 : Ayumi Morita, dit « Wanted »

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Coup spécial : la balle en face des trous

Entre deux rails de coke, Ayumi parvient à taquiner la balle et à progresser dans le classement (64è en simple et 65è en double). Mais Dieu que c’est dur !

#3 : Akiko Morigami, dit « la bonnasse »

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Coup spécial : la  raquette érectile

Devinez quoi ? Akiko a remporté un seul titre en simple en battant qui d’après vous, hmm ? Une française bien sûr (Marion Bartoli). À part ce fait d’armes, ce petit lot n’a pas pu faire mieux que 41è en simple. Ajoutons qu’à chacune de ses prestations, une horde d’otakus braquent leurs objectifs sur sa jupette au moment du service.

#2 : Kimiko Date Krumm, dit « Yubaba »

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Coup spécial : le « tiens-dans-ta-gueule »

On commence à atteindre le haut du panier là. Mariée à un Allemand qui n’est autre que le cousin de Stefan Widhoelz, Kimiko la vétérante est parvenue à atteindre laplace en simple et la 33è en double. Mais, une fois encore, pas de victoire dans un tournoi majeur.

#1 : Ai Sugiyama, dit «Cruella»

Japan's Ai Sugiyama returns a ball to Spain's Arantxa Parra Santonja during their second round match in the 2009 Wimbledon tennis championships at the All England Club on June 24, 2009. The event, the third Grand Slam tournament of 2009, runs from June 22  to  July  5, 2009. AFP PHOTO / CARL DE SOUZA (Photo credit should read CARL DE SOUZA/AFP/Getty Images)

Coup spécial : le désanusseur à deux mains.

Sans aucun doute la plus grande joueuse japonaise puisqu’elle a pu être n°1 mondiale en double féminin (trois victoires en grand chelem). En simple, son meilleur classement est . Elle a par ailleurs participé à 62 participations consécutives à des tournois du grand chelem, record absolu.

Et… c’est tout. Mieux qu’Ai Sugiyama, y’a pas. Et c’est pas faute d’avoir un nombre de joueurs important. Dès lors, comment expliquer ce manque de résultat ? Mon enquête sur le terrain m’a amené 5 grandes explications. Je les ai envoyées à Tennis magazine, z’ont bien dû l’avoir in ze bab, à la rédac’ !

Raison n°1 : les godiches sans caractère qui imitent trop souvent leurs idoles

Qu’une idole s’habille en joueuse de tennis et immédiatement des moutons de Panurge suivent le mouvement. On frétille d’aise devant son miroir, on s’inscrit même à un club, on fait quelques entraînements… puis on s’arrête parce que le tennis, c’est dur quand même, qu’est-ce qu’on transpire les copines ! Et comme la nouvelle idoru du moment apparaît dans son dernier clip habillée en éboueuse, à quoi bon continuer ?

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Onyanko Club, ce groupe d’ildols bien connu de nos services, est en grande partie responsable dela médiocrité plus que sensible du tennis japonais durant les années 80.

Dès lors, on se retrouve avec ça sur un un court :

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Mais où se trouve la rage de vaincre putain de bordel de merde?

Raison n°2 : une moyenne d’âge trop élevée

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Un club comme un autre : celui de Takatsuki, petite ville située entre Osaka et Kyoto. Moyenne d’âge : 42 ans ! En gros, une jolie minette de 20 ans pour trois obasan. Guère enthousiasmant pour les sponsors. Du coup, peu de moyens, peu d’éclairage médiatique, et peu de nouvelles vocations.

Raison n°3 : des entraînement perturbés par ces enfoirés de photographes de tosatsu

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Au Japon, il est courant de voir des collégiennes ou des lycéennes monter des escaliers avec une main derrière, plaquée sur la jupette, cela pour empêcher des photographes pervers de prendre des photos de leur culotte. Il en va de même lors des entraînements de tennis. Les joueuses passent peut-être plus de temps à courir après ces malades pour leur fracasser la dentition à coups de revers à deux mains qu’à courir après la balle.

Raison n°4 : des entraînements à la mordsmoil’

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– Aya, écoute, y’a le prof qui nous appelle!

– Quel con!

– Hi hi hi!

Nous sommes ici au club de Takayama.

Durée d’un entraînement : 2 heures.

Temps consacré à l’échauffement : 15 minutes

Temps consacré au tennis : 15 minutes

Temps consacré à Dragon Quest XIV : 1 heure

Temps consacré à la douche : 30 minutes (pourquoi autant de temps ? Ça vous le découvrirez bientôt)

Raison n°5 : des training camp à la mordsmoil’

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Corollaire de la précédente. Il s’agit ici d’une joueuse professionnelle qui a assuré à son entraîneur qu’elle partait à Miyazaki pour camp d’entraînement de la mort. Elle y a fait la connaissance du beau Jun Tsugawa qui lui a monté au filet avec un peu trop de vigueur et la belle a accouché neuf mois plus tard d’une petite Midori, l’obligeant à arrêter sa carrière. CQFD.

Mais au-delà de toutes ces raisons qui s’imposent avec la force de l’évidence, il en est un autre, moins avouable, qui pourrait être expliquer cette étrange phrase de Riton durant un entraînement :

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Moi, les joueuses japonaises, je leur mets le paquet ! Oh ! Oh ! Oh !

De quoi s’agit-il ? Il faut vous dire ici que c’est une idée qui me taraude depuis que je suis tombé sur un certain ouvrage en revenant d’une visite au château d’Himeji. Alors que je remontais tranquillement l’Ôtemae dori, la tête pleine de belles images, je vis quelques quidams regroupés dans ce qui semblait être un vide-grenier.

brocanteEn route Milou! Allons voir s’il n’y a pas un cadeau pour le capitaine!

Je m’approchai, curieux de voir à quoi pouvaient ressembler des âcries japonais. Rien de bien méchant en fait. Je trouvai même une vieille figurine de Captain Future (oui, notre Capitaine Flam) que j’achetai pour quelques yens. Je m’apprêtais à reprendre le chemin de la gare lorsque des couleurs attirèrent mon esprit malsain. Il s’agissait de la couverture d’un vieux numéro d’Heibon Punch :

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Il se trouvait en haut d’une pile de livres. Comme aimanté, mon radar à bidules libidineux fonctionnant à plein régime, je m’approchai illico de cette pile qui avait un je ne sais quoi d’intéressant.  Je n’étais pas en retard de toute façon pour prendre mon train. Je saisis le livre, l’ouvris avec détermination, et là! je vis…

Suite la semaine prochaine…

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(the DC Archives) Douce Enbi, tu es magique

Occupé que je suis en ce moment à écrire des critiques hors Japon sur un autre site, je ne me foule pas ce W-E et réuploade un vieil article manga écrit pour Drink Cold. Au programme : magical girl, tétons dressés et références cinématographiques. On doit ce chef d’oeuvre à l’inénarrable Go Nagai, l’homme derrière Goldorak et une multitude de mangas bien souvent passablement barrés. Amateurs de bon goût, s’abstenir. Pour les autres, bonne lecture !

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(article paru sur Drink Cold le 20 décembre 2011)

Souvenez-vous, il y a quasiment un an jour pour jour la buvette avait organisé un fabuleux Décéthon, à grand renfort de bijins habillées en mères Noël et de hardos suédois, et ce dans le but de renflouer les caisses et de nous procurer quelques CD et DVD pour alimenter Drink Cold en chroniques fraîches.

olrikmobile

J’avais même sillonné une semaine durant les routes du Groland sur ma olrikmobile pour essayer de récolter des dons ! Résultat ? Des nèfles !  Merde quoi !

Las, en fait de dons, nous n’avons récolté en tout et pour tout que 17 mails orduriers, 5 molards, 54 doigts d’honneur, 24 rots, 14 pets d’indifférence, 118 rires gras, 256 vannes, 18 cartes Pokémon et 3 petites culottes usagées (ça par contre c’était plutôt cool, merci aux généreux donateurs).

Du coup, tant pis pour vous, il n’y aura pas de Décéthon cette année. Mais comme nous sommes décidément indécrottablement bons à la buvette, nous avons tout de même décidé de marquer le coup en vous donnant un fabuleux tuyau pour les achats de Noël. Car oui, si votre petite amie apprécie les mangas, je ne vois pas d’autre solution que de lui offrir ceci :

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Sans doute vous dites-vous ici : tiens ? J’ai déjà vu ça quelque part ! Effectivement, vous l’avez fatalement aperçu puisqu’il se trouve dans le bibus à mangas installé dans nos gogues, coincé entre un tome de Toilet Hakase  et un autre de G-Taste. Avec une différence avec ces deux chefs-d’œuvre cependant. Autant ces derniers sont tout constellés de  taches diverses et variées, montrant par là même leur succès auprès de leurs chieurs de lecteurs, autant ce Dororo Enbi-chan est encore quasi immaculé, comme au jour de son achat au Mandarake de Shibuya, comme si cette hideuse couverture était un repoussoir à toute lecture.

Or, il en va de ce manga comme des silènes de Rabelais. Insignifiant à l’extérieur, à l’intérieur des trésors à foison ! Comment pouvait-il en être autrement lorsque l’on sait que l’auteur n’est autre que le seul, le vrai, l’unique et indispensable Go Nagai ? A une époque où la communauté otaku se tire une nouvelle fois la nouille devant une énième resucée d’Har-loque par Leiji Matsumoto (cette fois-ci en 3D, original !), il est bon d’évoquer à nouveau sur Drink Cold un vrai mangaka, de la race de ceux qui ont compris que l’art du manga n’a rien à voir avec d’ennuyeux pirates balafrés, des locomotives à la con dans l’espace ou de sordides bijins filiformes n’offrant pas la moindre possibilité de fan service, mais bien de robots géants, de mekuri, d’héroïnes généreuses et d’humour léger comme un poil de bite trouvé dans un sauternes au moment du réveillon. Leiji Matsumoto, Go Nagai, tout oppose ces deux-là. D’un côté le vieux crabe qui chie du marbre :

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Remballe ta morgue hé, has been !

De l’autre un presque septuagénaire toujours alerte et partant pour déconner avec des cosplayeurs à des conventions :

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Ouais, et j’imagine qu’il doit y avoir un plan groupie derrière tout ça, si vous voyez ce que je veux dire… (matez-moi l’érection de Grendizer ! Chaud !)

Oui, Go Nagai est bien de ceux qui boivent frais et toujours il aura une place à part dans nos cœurs et dans notre buvette. Certains ironiseront sans doute que cette « place à part » se résume pour l’instant à un bibus dans nos chiottes. En ce qui me concerne, peu importe, je préfère amplement chier en lisant un bon manga de Go Nagai que me faire chier en lisant un mauvais manga de Leiji Matsumoto. Et puis, j’évoquais Rabelais, que ces ânes à la critique facile aillent donc lire le chapitre sur le torche-cul, ils verront combien la matière fécale n’est pas sans noblesse et peut être digne d’intérêt. Encore une fois, tout n’est qu’apparence. Si à ce moment de l’article vous en êtes encore à penser : « Quoi ? Un manga de Magical Girl ? Et puis quoi encore ?  Pourquoi pas un disque de K-pop et une carte de membre à Nautiljon tant qu’on y est ? ». C’est que vous êtes justement mûrs pour vous inscrire sur Nautiljon. Les silènes les mecs, les silènes. Prenez donc ce manga dans vos pognes, ne vous laissez pas rebuter par l’horrible couv’. Si  vous l’ouvrez, des trésors vous apparaîtront. Car en fait de Magical Girl vous n’aurez pas droit à ça :

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Merci d’ailleurs à Nautiljon pour m’avoir procuré cette image.

Mais bel et bien à ceci :

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Traduction réalisée par mes soins, vous l’aurez compris.

Un exemple parmi tant d’autre de la grande capacité du maître à faire du neuf avec du vieux. On connait tous le vieux gag de Wonder Woman en train de se faire tringler par l’homme invisible en haut de l’Empire State Building. Eh bien Go Nagai revisite l’histoire avec…

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Dans Dororon Enbi-chan, nous somme à la conjonction de plusieurs thématiques propres à Nagai : la magical girl donc, celle du démon (Devilman), celle du graveleux  (Harenchi Gakuen, mais c’est loin d’être le prie dans ce domaine !) et celle de l’héroïne sexy (Cutie Honey). Nagai a tout foutu dans le shaker et, avant de secouer, a rajouté une généreuse rasade de cul et moult pincées de vulgarité. Le résultat est ce manga, du début à la fin débile et mal poli :

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… ou si peu.

Oui, Dororon, tout comme Toilet Hakase, est un manga qui sent la merde. Et pas seulement. Nous venons de voir qu’avec Invisibull le foutre pouvait dégager de fortes effluves à la lecture de ces pages. Mais la cyprine n’est pas en reste comme en témoigne une sacrée guest star :

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Sylvia Kristel en personne qui nous joue ici le rôle d’une bartender de haute volée :

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Mais tout cela n’est rien. Puisque je viens ici d’évoquer notre boss, il sera ravi d’apprendre que son plus farouche ennemi se trouve ridiculisé dans ce manga :

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Robocop !

Dans ce manga, Go Nagai cultive à l’envi les citations envers d’autres personnages occidentaux, parfois mélangés à ceux du terroir. Ainsi Kintarô 13 , improbable mélange de Kintarô et de Jason, chevauchant pour se déplacer un ours et dont le seul but est de massacrer les passantes, à ses yeux toutes des salopes consumées de luxure.

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Son ours est d’ailleurs le plus rapide à dégainer son arme, démontrant au passage à son maître que ces dévergondées méritent bien le sort qui les attend.

Avec de telles scènes, vous aurez compris qu’entre les mémoires de Chthulu et Dororon Enbi-chan il n’y a pas grande différence, dans les deux cas votre santé mentale en prend un sacré coup. Et ce n’est pas l’ultime chapitre du manga qui lui permettra de se refaire la fraise :

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Le client rondouillard est Go Nagai lui-même. Derrière lui, un certain Hannyabal Lecter qui va se mettre à bouffer à la petite cuillère le cerveau d’un Nagai hilare et portant un toast au futur plein de promesses de l’industrie du manga. Heureusement, Enbi-chan sera là pour en découdre :

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Épatante d’ailleurs, cette Enbi-chan. Je m’aperçois ici que je ne l’ai pas encore présentée.  Il convient ici de retracer son pedigree. À l’origine, il y a un autre personnage de Go Nagai, Enma-kun :

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Manga à la base un tantinet barré lui aussi. J’en parlerai une autre fois.

Dororon Enbi-chan (paru en 2001) nous explique au début qu’Enbi est en réalité la nièce d’Enma-kun, ce dernier n’étant qu’un prototype à ce qui vise à être « l’ultime manga de démons ». A noter qu’un récent anime, Dororon Enma-kun Meeramera, réunit Enma et Enbi qui est devenue entre-temps sa cousine :

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Oui, il s’agit d’un anime pour les mouflets. on s’en doute, aucune chance de la voir débouler en France.

Bref, Nagai reprend en les modifiant quelque peu le trio de personnages de départ :

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En effet, ce sont bien  grosso merdo les mêmes personnages. La seule différence est  qu’ils sont systématiquement les couilles ou la moule à l’air. A part ça, vraiment pas grand chose à signaler. Ah si ! Les intéressants pouvoirs d’Enbi-chan. Outre les tétons érectiles détecteurs de démons, que l’on voit ici en action (quand le durcissement est accompagné d’un gémissement d’Enbi-chan, c’est qu’il est vraiment tout prêt), citons aussi le balai magique de notre belle sorcière. Un balai sans poils (vu qu’il y a ceux d’Enbi, ça ferait double emploi) et qui ne vole pas mais qui, lorsqu’il est enfoncé dans le schtroumpf de notre héroïne, à pour pouvoir lui aussi de se raidir et…

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D’indiquer la direction où se trouve le malfrat !

Bon, arrivé à ce stade de cet article, est-il vraiment utile de continuer ? Je pense que vous êtes maintenant parfaitement à même de saisir les beautés cachés de ce manga et que vous saurez, lors de votre prochaine commission, lui faire honneur. Songez bien que tout le monde n’a pas la même chance :

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Avant de partir, n’oubliez pas d’en acheter un exemplaire pour votre petite amie (j’en ai une caisse de 50, y’en aura pas pour tout le monde). Venez me trouver à l’arrière salle, j’y ai installé un petit stand où m’aide ma nouvelle apprentie :

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Ho Ho Ho !

Pour le mot de la fin, je laisse la parole au maître :

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« Buvez frais et joyeux Noël les kids ! Moi, je retourne jouer avec mes figurines. »

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(The DC Archives) Si Maldoror avait été mangaka…

42ème édition du festival d’Angoulême et enfin un mangaka sacré Grand Prix. Et alors que la France s’est éveillée aux mangas bien après la mort du dieu Tezuka, on ne pouvait imaginer qu’Otomo comme premier Grand Prix japonais, puisqu’il fut l’étincelle par laquelle le manga allait conquérir nos librairies, d’abord via Glénat, puis via des dizaines d’éditeurs. Et le choc Akira, la France n’allait pas être la seule à la connaître. Si Tezuka pouvait faire figure de dieu du manga, alors Otomo en est un de ses meilleurs ambassadeurs pour l’international. Bref, pour une fois que le choix du Grand Prix ne semble souffrir d’aucune contestation, on ne va pas bouder notre plaisir et saluer un choix qui confirme combien celui d’un mode de scrutin démocratique a été salutaire pour la crédibilité du festival. 

Pour rester dans le manga et en attendant de découvrir l’affiche du prochain festival concoctée par Otomo sensei (avec dessus une certaine moto rouge ?), retour sur un vieil article à propos d’un recueil d’images d’Hiroaki Samura… assez particulier.

(article paru sur Drink Cold le 1er septembre 2010)

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Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme les images qu’il va voir, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de cet article sombre et plein de poison ; car, à moins qu’il n’apporte dans sa contemplation des images une logique rigoureuse et une tension d’esprit égale au moins à sa défiance, les émanations mortelles de ces œuvres imbiberont son âme comme l’eau le sucre.

En d’autre termes, et là, ce n’est plus le divin Isidore mais Olrik qui parle (hélas!) : âmes timorées, fuyez ! Je sais, je sais, je connais la ritournelle : « on est sur DC, on connaît bien la came que vous avez l’habitude de nous fourguer, on n’est pas des fiotes quoi ! ».

Certes. Mais il ne s’agira pas ici de violence trash estampillée série Z. Le second degré comme bouée de sauvetage devant des scènes insoutenables ? Oubliez, mes amis, oubliez. Les images qui suivent vont vous sauter aux prunelles et, selon toute vraisemblance, vous tuer la gueule. Certains encaisseront comme des grands. Je serai fier d’eux. D’autres deviendront peut-être un peu pâlots voire quelque peu verdâtres. Je ne leur en voudrai pas.

Mais réfléchissez bien  avant de continuer, réfléchissez…

Pour le cas où vous vous décideriez à poursuivre, incorrigibles tough guys que vous êtes, j’ai mis en place une ultime sécurité. J’ai en effet goupillé les images, à vous de voir si vous avez envie de les déflorer. Moi, je dis que dans un tel article, il ne faut pas hésiter à se rassurer. Aussi, actuellement en plein visionnage de la 6ème saison des Simpsons, ai-je décidé d’émailler ce papier de plein de portraits des sympathiques bobines de cette série. Vous pouvez vous en contenter, en ce cas très bien, lisez et imaginez. Mais pour le cas où votre imagination déviante aurait soif de représentation concrète, eh bien à la grâce de Dieu ! cliquez sur les Simpsons…

Maintenant que vous êtes prévenus, j’y vais. L’idée de cet article m’est venue hier à la buvette alors qu’un sombre individu buvait dans son coin un verre d’absinthe. Il est toujours seul et ne cherche jamais à engager la conversation avec notre clientèle. Et cette dernière, pourtant pas la plus inamicale de la blogosphère, le lui rend bien. Il faut dire que cet individu ne fait pas spécialement envie. La faute à un aspect  de vieux carnassier efflanqué qui aspire tout de suite la crainte. Mais la faute surtout à un regard qui concentre une indicible noirceur. Souvent, il promène son regard sur les clients et j’avoue que dans ces moments je fais tout pour ne pas le croiser. Pour un peu, il me ferait presque croire aux jettatura et conneries de ce genre.

Lorsqu’il ne nous scrute pas intensément de ses prunelles, ce Maldoror (c’est ainsi qu’il se fait appeler) lit. Et que lit-il ? Ça, mystère. Je pense qu’il s’agit de romans. Mais hier, pour la première fois, j’ai pu décrypter le titre de l’ouvrage dans lequel il était plongé avec une attention étrange… presque déplaisante.  Il faut dire que le livre capta tout de suite mon attention : assez grand, il possédait une belle illustration crayonnée en couverture et, surtout, le titre et le nom de l’auteur étaient écrits en japonais. Même pour mes modestes compétences dans cette langue, celui-ci n’était pas trop dur à décrypter : Hitodenashi no koi, l’amour de la brute.

Quant à l’auteur, un peu plus duraille à traduire, une recherche ultérieure me permit de découvrir son nom : Hiroaki Samura.

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Hiroaki Samura… immédiatement la partie de mon cerveau consacré aux connaissances mangagesques se mit en branle. N’était-ce pas l’auteur de Mugen no Jyuunin (« l’épée de l’immortel », plus connu en France sous le titre L’Habitant de l’infini), ce récit fleuve dans lequel un samouraï immortel essaye d’expier ses crimes en tuant 100 criminels ? Manga qui a pris dix ans à l’auteur pour être mené à son terme, et manga très estimé pour ses qualités graphiques et narratives, qualités qui l’ont finalement consacré comme le précurseur du « Neo jidaigeki » (fiction néo historique).

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Finalement, quelqu’un d’estimable que ce Samura. Je décidai d’en savoir plus sur son œuvre et sur cet Amour de la Brute. Avant cela, je tombai sur Bradherley no basha.

Bradherley's_Coach

Et là, j’aurais déjà pu deviner à quoi m’attendre avec Hitodenashi no koi. Se situant dans une contrée européenne imaginaire, à une époque d’inspiration victorienne, ce manga nous raconte comment des orphelines, soi disant recrutées pour un prestigieux opéra, sont en réalité envoyées dans des prisons pour servir de chair fraîche et apaiser les tensions chez les prisonniers. Ces derniers peuvent faire ce qu’ils veulent avec leurs agneaux pascal du moment qu’ils ne les tuent pas. Finalement, on n’est pas très loin des libertins claquemurés dans le château des 120 journées de Sodome. Mutilation, œil crevé, viols collectifs, l’agonie est longue pour les victimes et la tentation du suicide n’est jamais très loin.

Et arrive donc ce Hitodenashi no koi, paru en 2006. Ce n’est pas un manga à proprement parler mais un art book rassemblant des des dessins réalisés de 1999 à 2006. Profitez bien de l’illustration de couverture, c’est la seule ayant une atmosphère enjouée :

samura 2

Enfin, enjouée… à voir. Car le visage de la jeune fille au premier plan inquiète. Il ne sourit pas, lui. Et puis, quelle est cette ombre projetée sur sa personne ? On dirait quelqu’un s’approchant.  Mais qui ? Les premières illustrations ne tardent pas à fournir la clé : c’est vraisemblablement cette brute qui vient chercher dans son harem sa prochaine victime.

samura 3

Suivent alors 76 scènes , 76 tableaux à côté desquels les raffinement de la torture chinoise font figure d’inoffensifs jeux d’enfants. Tout se passe comme si le corps féminin était devenu la matière sur laquelle le plus malade des esprits aurait décidé d’entreprendre les plus abominables des sévices. Et c’est tout naturellement que Samura, armé d’un simple crayon de papier, a décidé de se faire le chantre de ces scènes. Et dans ce style, on ne peut que dresser ce sinistre constat : il excelle. « Je fais servir mon génie à peindre les délices de la cruauté », a écrit Lautréamont. Sans aller jusqu’au génie, on ne peut nier à Samura une stupéfiante aptitude à les peindre, ces « délices ».

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Il ne se contente pas de se triturer l’imagination pour savoir quelle partie du corps va être déchirée, poinçonnée, mutilée ou hameçonnée, il le montre avec  un réalisme clinique et un sens de la composition qui font mal, très mal. On pourrait presque parler d’un double effet Samura : l’image d’un corps massacré vous saute d’abord à la gueule dans sa globalité puis, si on a le courage de s’y attarder un peu, arrive le détail à l’origine de ce massacre. Et là, sortez les poches à vomi. Vous avez mangé une choucroute avant de feuilleter cet ouvrage ? C’est ballot.

Quelquefois, la torture n’est pas montrée tout simplement parce qu’elle n’a pas encore commencé. Mais ce n’est pas nécessairement mieux. Un peu comme les illustrations choc d’Angelo di Marco qui se plaisait à situer ses illustrations quelques dixièmes de seconde avant que le drame n’éclate, ces images n’en sont pas moins violentes, tant graphiquement qui psychologiquement, puisqu’elles vous amènent malgré vous à imaginer la suite logique et implacable.

Bref, Hidetoshi no koi est, dans une certaine esthétique de la cruauté, ce qui s’est fait de plus violent et de plus achevé dans la culture manga (au sens large, bien sûr, puisque cette œuvre n’est pas vraiment un manga). Difficile d’imaginer le plus endurci des lecteurs ne pas être un tant soit peu estomaqué par certaines compositions. Et que les victimes n’aient pas de visages ravagés par les hurlements n’arrange rien : on ne sait si toutes ces mornes expression reflètent une infinie fatigue, de la résignation ou un plaisir masochiste en pleine léthargie. Si l’érotisme est à associer à la représentation du plaisir sexuel, alors on peut considérer Hidetoshi no koi, de par cette ambigüité, comme une œuvre érotique, aussi incongrue ce classement  puisse-t-il paraître.

Inévitablement, on se pose la question : mais foutredieu ! qu’est-ce qui a poussé l’auteur du remarquable Habitant de l’infini à dessiner ces horreurs ?

Le challenge. Envers soi-même.

Dans le postface de l’ouvrage, Samura raconte qu’alors qu’il était dans la vingtaine, il s’est demandé comment être un artiste du sadisme. Admiratif devant le travail de ces « artistes de la torture » et confiant dans son art, Samura, après quelques essais fructueux, s’est donné pour défi de réaliser 100 tableaux sans répéter deux fois la même scène. Après les 40 premières illustrations, Samura a commencé à remarquer qu’il lui devenait un peu difficile de trouver des idées originales. Après 70, il a abandonné. À ses yeux, cet ouvrage est une défaite. Il ne se sent d’ailleurs plus attaché à ces images. Le sujet ne l’intéresse plus, seuls l’intéresse encore certains aspects graphiques pris indépendamment de l’ensemble.

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Depuis que je lis Drink Cold, je me sens mieux. Clean maintenant.

La page semble donc tournée dans son esprit même s’il subsiste apparemment dans son esprit la crainte d’être étiqueté à jamais comme un artiste de la torture à l’esprit profondément dérangé. Et Samura d’expliquer qu’il n’a jamais fait de mal à une femme (juste un petit accident au cutter avec un de ses modèles à déplorer, mais il jure que cela ne se reproduira plus jamais), qu’il ne comprend pas ceux qui leur en font. Pour lui, ces images ne sont que de la pure imagination graphique qui n’a rien à voir avec la réalité de ses fantasmes. D’ailleurs, il avoue avoir poussé un énorme ouf de soulagement lorsqu’il découvrit qu’il en allait de même avec son romancier érotique favori, Tadao Chigusa.

Samura donnerait presque l’impression de s’excuser. Il est vrai qu’être un artiste de la torture peut parfois laisser un goût amer. Comme cette matinée où il reçut une lettre. D’une femme. À propos d’une de ses illustrations choisie pour la couverture d’un livre. Elle commençait ainsi :

Cela me fait mal que la première lettre que j’aie jamais écrite le soit à cause de cette image…

Samura sourit toujours amèrement lorsqu’il se souvient de cet incident. Ironique vengeance post mortem de ses 76 victimes ?

***

Et maintenant, on y va. 7 illustrations, 7 cauchemars. Si vous vous trouvez au boulot au moment de lire cet article, peut-être pouvez-vous abstenir de cliquer. Pour ceux qui hésitent, tournons cela sous forme de jeu, voulez-vous ? Ce ne sera pas Où est Charlie ? mais Où est France Gall ? Eh oui, la petite France se trouve cachée quelque part sur une des images, sauras-tu la retrouver ? Bon courage.

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(The DC Archives) La Buvette refait le match ! Taeguk Warriors VS Blue Samurais, 65ème édition

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Coupe du monde 2014, c’est parti ! Les horribles vuvuzelas en moins, les pulpeuse Brésiliennes qui se tortillent dans les gradins en plus. Rien que pour ça, le Mundial devrait être plus regardable. Même chose pour nos Bleus, depuis toujours adeptes du « une fois sur deux ». Après l’hallucinante catastrophe de la précédente édition (qui, allez, reconnaissons-le, nous a aussi fait bien rire), nos joueurs devraient selon toute logique gagner la coupe (ou en tout cas la frôler, comme en 2006, après la ridicule cuvée 2002). Quant aux autres bleus, nos Samurai Blue adorés, on espère qu’ils nous feront la passe de trois, comprenez à nouveau une qualification pour les huitièmes.

Après, pour ce qui est de rencontrer le voisin kimchisthanais, les probas sont faibles : si cela arrive, ça ne peut être qu’en demi-finale ou… en finale ! A moins d’un miracle, nous ne devrions donc pas avoir la primeur d’une rencontre entre ces deux équipes en pleine coupe du monde. Et c’est bien dommage car lorsqu’on revient sur ce fabuleux match du 9 août 2011, on se dit que ce serait un spectacle qui rentabiliserait à lui seul le gouffre financier que constitue cette édition brésilienne. Retour sur un article paru le jour de ce match et largement fructifié par les commentaires des lecteurs en direct live de ce match fabuleux…

 ***

Nombre de matchs disputés entre le Japon et la Corée du sud : 64

Victoires du Japon : 10

Matchs nuls : 20

Victoires de la Corée du sud : 34 !

C’est avec ce sinistre constat en tête que nous allons devoir suivre, mercredi, la 65ème rencontreentre nos bienaimés Blue Samurais et les hideux Red Devils. Autant dire que depuis une semaine, je ne vis plus. Tout entier à mon match, je suis un régime ascétique de façon à être parfaitement affuté mercredi. Oubliés la charcutaille, les caldos et les grands crus, qu’au pain sec et à l’eau que je fonctionne ! Quant au devoir conjugal, macache ! pas question de perdre ne serait-ce qu’une once de virilité et d’arriver mercredi à la buvette tout alangui. Car le combat sera rude mes maîtres, sur le terrain comme à la buvette. Eh oui, ne croyez pas qu’elle est emplie de sympathiques supporters tout acquis à la cause de nos p’tits blues. Non, je sais bien, moi, que tapis dans certains recoins se trouvent des clients qui n’espèrent qu’une seule chose : la victoire des morbaques rouges !

supporters coréens

L’horreur

Ces sympathiques personnes par exemple, qui fréquentent régulièrement cet endroit (mais qui se gardent bien de laisser des commentaires bien troussés, les ladres). Mais plus proche de nous, il y a surtout cet homme :

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Horreur et stupéfaction ! Megane kun !

En effet, il est maintenant de notoriété publique que la passion dont il fait la monstration (oui oui, je suis pédant) chaque semaine pour le Japanisthan a de plus en plus de mal à cacher un goût certain et parfois même, allons-y franchement, déraisonnable pour l’ennemi héréditaire. J’en veux pour preuve cette photo :

megane-supportrices

Photo réalisée sans trucages

… où on l’aperçoit en train de suivre avec son exubérance coutumière un match de la Corée retransmis sur grand écran, le tout en palpant discrètement les fessiers des deux amazones qui apparemment ont confondu Diables Rouges et Moulin Rouge.

Tout cela pour dire qu’en cas de défaite, nous allons entendre chanter une drôle de chanson de cette bande d’agents doubles en rouge qui nous donnent tout à coup l’envie de réactiver les glorieuses heures du maccarthysme. Mais du calme ! Nous n’aurons pas à en arriver là…

Hier, je suis allé toquer à la porte de M’sieur Troussier afin d’avoir sa footballistique pronostication. Je pense que vous commencez à avoir l’habitude maintenant, vous savez combien les pronos d’Omar sont souvent imparables. Encore pour la victoire des Nadeshiko, le vieux hibou de Ryukyu avait prévu la victoires des bluettes aux tirs au but. Imparable qu’on vous dit ! Bref, j’arrive chez lui, je toque, Philou m’ouvre. Il était en survêtement, l’air extatique, limite ahuri, et un ballon sous le bras : il s’agissait de son ballon magique, son fameux ballon offert par Carlos Valderama et envoûté par Roger Milla, celui qu’il utilise pour faire des passes divinatoires afin de révéler au monde ses fameux pronos. Apparemment, l’homme sortait justement d’une de ses séances de spiritisme. Il sembla cependant un peu émerger de la panade et, le regard fixe, le doigt tendu (l’index hein !), il proféra ces stupéfiantes paroles :

troussier (2)

 Olrik, les bouffeurs de kimchi s’en prendront trois dans la rondelle !

Et il me claqua la lourde au museau. Il ne me précisa pas s’il allait s’agir de buts ou de simples cartons mais pour moi, pas de doute, les Blue Samurais vont en coller une sévère aux ronflants Taeguk Warriors. Ronflants, oui, tout en gueule. Tenez, on dirait que les djinns de Victor a été écrit pour eux :

Murs, ville,
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise,
Tout dort.

Dans la plaine
Naît un bruit.
C’est l’haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu’une flamme
Toujours suit !

La voix plus haute
Semble un grelot.
D’un nain qui saute
C’est le galop.
Il fuit, s’élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d’un flot.

La rumeur approche.
L’écho la redit.
C’est comme la cloche
D’un couvent maudit ;
Comme un bruit de foule,
Qui tonne et qui roule,
Et tantôt s’écroule,
Et tantôt grandit,

Dieu ! la voix sépulcrale
Des Djinns !… Quel bruit ils font !
Fuyons sous la spirale
De l’escalier profond.
Déjà s’éteint ma lampe,
Et l’ombre de la rampe,
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu’au plafond.

C’est l’essaim des Djinns qui passe,
Et tourbillonne en sifflant !
Les ifs, que leur vol fracasse,
Craquent comme un pin brûlant.
Leur troupeau, lourd et rapide,
Volant dans l’espace vide,
Semble un nuage livide
Qui porte un éclair au flanc.

Ils sont tout près ! – Tenons fermée
Cette salle, où nous les narguons.
Quel bruit dehors ! Hideuse armée
De vampires et de dragons !
La poutre du toit descellée
Ploie ainsi qu’une herbe mouillée,
Et la vieille porte rouillée
Tremble, à déraciner ses gonds !

Cris de l’enfer! voix qui hurle et qui pleure !
L’horrible essaim, poussé par l’aquilon,
Sans doute, ô ciel ! s’abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l’on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu’il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon !

Prophète ! si ta main me sauve
De ces impurs démons des soirs,
J’irai prosterner mon front chauve
Devant tes sacrés encensoirs !
Fais que sur ces portes fidèles
Meure leur souffle d’étincelles,
Et qu’en vain l’ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs !

Ils sont passés ! – Leur cohorte
S’envole, et fuit, et leurs pieds
Cessent de battre ma porte
De leurs coups multipliés.
L’air est plein d’un bruit de chaînes,
Et dans les forêts prochaines
Frissonnent tous les grands chênes,
Sous leur vol de feu pliés !

De leurs ailes lointaines
Le battement décroît,
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l’on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d’une voix grêle,
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d’un vieux toit.

D’étranges syllabes
Nous viennent encor ;
Ainsi, des arabes
Quand sonne le cor,
Un chant sur la grève
Par instants s’élève,
Et l’enfant qui rêve
Fait des rêves d’or.

Les Djinns funèbres,
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leurs pas ;
Leur essaim gronde :
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu’on ne voit pas.

Ce bruit vague
Qui s’endort,
C’est la vague
Sur le bord ;
C’est la plainte,
Presque éteinte,
D’une sainte
Pour un mort.

On doute
La nuit…
J’écoute : –
Tout fuit,
Tout passe
L’espace
Efface
Le bruit.

Bon, vous aurez compris que je suis payé à la ligne mais on s’en fout. Les Red Devils (et leurs supporters), c’est comme les Djinns, un insolent barouf quand ils sont là, mais ils finissent toujours pas retourner au néant qu’ils n’auraient jamais dû quitter. Et évidemment, quand ils mettent les adjas, c’est toujours après avoir bien tout salopé et profané nos délicates bijins.

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Et avec ça pas fair-play pour deux sous puisque leurs joueurs sont robotisés !

chaduri

Vous avez devant vous le plan de Cha-Du-Ri, fils du joueur Cha-Bum-Gueun alias « Cha-Boom ». Surnommé « Chaminator », il est capable de courir non-stop 90 minutes sans témoigner du moindre signe de fatigue et arborant toujours un sourire béat. On raconte qu’il serait en fait un robot crée de toutes pièces par son père qui lui aurait notamment greffé des cellules de gazelle et de chimpanzé pour courir encore plus vite que Roberto Carlos. Pour le sourire, des esprits malicieux pensent qu’il s’agit de son « fond d’écran ». Perso, je pense plutôt que le papa a dû lui implanter une ou deux cellules de Patrick Sabatier. D’incroyables performances physiques donc, mais aussi un sens tactique hors du commun, et des mouvements qui infailliblement font penser à un joueur tout droit sorti du dernier PES. Ne cherchez pas, ces mouvements hors du commun sont là aussi le fait du père qui contrôle son fils via une télécommande :

chaboom

Oui, dans ces conditions, le 3-0 annoncé par Troussier n’est que justice et aidera à faire passer la pilule du tableau qui nous attend demain dans les rues de Tokyo :

coréens

David Vincent les a vus. Ils sont parmi nous.

Terminons tout de même sur une bonne note concernant les Kimchisthanais : leurs supportrices. Certes, elles ne seront jamais du niveau de leurs homologues sud-américaines :

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D’un autre côté, comment lutter face à ça ?

Mais, il faut bien le reconnaître, dans le style tout en jambe et plates comme des seiches, elles sont loin d’être désagréables à zyeuter :

Wall of korean bijins

Au moins, les Coréens ont eu la bonne idée de radiner avec leurs plus jolies plantes, qu’ils en soient remerciés. Pour le reste, foin des amabilités, c’est une veillée d’armes pour un nouveau :

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Rendez-vous à la buvette mercredi à 12H30 pour une retransmision en direct live avec force commentaires débiles desservis à pleins tombereaux par…

Thierry-Roland

votre serviteur.

D’ici là…

GO GO BLUE SAMURAI !!!

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(The DC Archives) Omelette norvégienne à la sauce bijin du chef : Petter Hegre à Tokyo

 

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Bon, deux ans après, l’eau a quelque peu coulé sur les ponts et je dois dire que j’en suis un peu revenu du père Hegre. Trop mécanique, trop artificiel dans sa variété, trop industriel. Mais comme cela faisait un bout de temps que je n’avais pas sorti un article en rapport avec la photographie, je ressors celui-ci en espérant que voir Maria Ozawa nue n’offusquera personne.


(article paru sur Drink Cold le 20 janvier 2011)

EDIT du 22/10/2019 !! : vous allez trouver dans l’article cinq images montrant Senbei arborant une pancarte ainsi qu’un énigmatique message. En fait je viens de recevoir une requête d’un membre de la société de Hegre m’intimant de retirer certaines photos de l’article sous peine de poursuite. Je ne me souviens plus où j’ai trouvé ces images lorsque j’ai rédigé l’article mais pour faire rapidement, elles nous montraient notre ami photographe en pleine action dans la jungle (et pas avec le téléobjectif que l’on imagine) ! Comme je puis comprendre que ce péché de jeunesse fasse un peu désordre aux yeux de quelqu’un qui a maintenant cinquante balais, je m’exécute.

Maria Ozawa

Meilleurs vœux les mecs !

Allez, c’est parti pour le premier article de l’année pour bibi. Et pour bien commencer, j’ai décidé de poster un article relativement sérieux.

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Oui mais attendez, un article cul quand même, hein !

scouts gotlib 22

Olrik toujours… PRÊT !

Et quel cul mes aïeux ! Je crois que vous en conviendrez aisément. Avouez que votre petit cœur s’est tout de suite mis à palpiter lorsque vous avez découvert cette belle photo en tête de gondole de votre site préféré. Et pourtant, il vous est bien connu ce derrière, ne niez pas, vous l’avez maintes et maintes fois admiré dans votre collection d’AV, et  je gage qu’il vous a coûté plusieurs chopines de liquide corporel. Ah ! Maria Ozawa, c’est tout de même quelque chose hein !

Oui mais voilà : le cul de Maria n’est pas ici celui que vous croyez.Habituellement filmé ou photographié  par le tout-venant de l’industrie erotico-porno japonaise, il a eu la chance décembre dernier d’attirer l’intérêt d’un photographe gaijin, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du norvégien Petter Hegre :

Petter Hegre

Si j’étais un malappris, je légenderais celle-ci « Gulliver et Lillipute ». Mais que voulez-vous, on est Olrik ou on ne l’est pas.

Après Christina Lindberg et Ingwie Malmsteem, retour donc aux pays des vikings avec ce vigoureux gaillard de 41 ans qui, depuis 2000, n’a eu de cesse de s’imposer comme l’un des plus importants photographes de nu de sa génération. Tout commence en 1989, année du début de sa formation au  Brooks Institute of Photography de Santa Barbara, en Californie. C’est bien ça Petter ?


Ouais, mais tu vois pas que je suis occupé là ?

 

Oups, sorry mec, j’avais pas vu que t’étais en train de rendre hommage à madame (Luba Shumeyko, son principal modèle, son égérie, son épouse, bref la femme de sa vie). Excuse hein ! Continue Pete, je me débrouillerai sans ton aide. Euh… C’est dans la boîte ? Le petit oiseau va sortir ? Bon d’accord, je vous laisse.

A la fin de ses études, il quitte la Californie pour New York où il devient l’assistant de Richard Avedon, le grand portraitiste américain. En 1992, retour aux bercailles, Petter fonde son propre studio en Norvège à Stavanger, sa ville natale. Moment décisif, jusque là étudiant ou simple assistant, c’est en prenant lui-même des décisions l’appareil à la main qu’il pige que la photographie sera sa destinée, particulièrement la photographie de nu, domaine où il montre un talent certain.

Très vite apparaît la « patte » Hegre. C’est à chaque fois le même procédé, ticket gagnant, absolument imparable mais qui amène les mauvaises langues à lui reprocher une sorte de systématisation esthétique dans son travail pour le moins lucrative : un modèle, un décor  souvent limité à une simple tenture, quelques dizaines de clichés dans toutes les positions et on recommence avec un autre.  Recette vieille comme le caleçon que je porte actuellement mais particulièrement bankable avec le savoir-faire d’Hegre (qui pique d’ailleurs de plus en plus de lecteurs à Playboy). Les filles présentent toutes plus ou moins la même morphologie. Si la taille et la poitrine offrent des variations, elles ont  en commun une gracilité élégante sans tomber dans l’anorexie la plus débandante. En effet, pas de poignées d’amour dans les photos du Norvégien : seule l’intéresse la perfection (enfin, « sa » vision de la perfection). C’est d’ailleurs une obsession chez lui que cette quête de la femme parfaite : tout en reconnaissant que l’Europe de l’est est une sorte de paradis terrestre de par la profusion de femmes correspondant à son idéal, il n’a de cesse de vadrouiller aux quatre coins du globe pour dénicher d’autres spécimens pouvant repousser les limites de ce qu’il peut imaginer en matière de perfection plastique. C’est bien ça, hein Petter ? Combien de voyages par an déjà ?

20 ! Mais putain lâche-moi la grappe ! Tu vois pas qu’elle est occupée ?

 

C’est une sorte de continuel Graal pour trouver l’ultimate bijin. Il en est à 200 modèles pour l’instant et c’est évidemment loin d’être fini. On pourrait croire que l’on tourne un peu en rond dans la production d’Hegre, et surtout qu’avec de tels modèles, son mérite n’en est que plus limité.  Magnifier des corps plus ordinaires serait une gageure intéressante à relever mais il n’est pas dit qu’elle l’intéresse. Et puis, on ne saurait nier une qualité au bougre, celle de parfaitement mettre en scène, et partant mettre en valeur le corps de son sujet. Sa science de la lumière notamment lui permet de magnifier de façon imparable le corps de ses modèles, qu’ils soient petits, grands, bruns, blonds, roux, blancs, jaunes, noirs ou à roulettes.

Depuis 2002, date de la création de son site, Hegre a dû aligner pas loin de 2000 séances de shooting. Et si l’on observe parfois une redite inévitable, il faut reconnaître que le Norvégien arrive encore à trouver de nouvelles formes originales, notamment dues à son goût de l’intimité sans compromis. Hegre se veut en effet un chasseur de sacré, de moments personnels. Ainsi, photographier une nana en train de retirer son tampon ne l’effrayera  pas.  Le sexy n’est qu’une étape : le but à atteindre est créer une sorte de radiation sensuelle autour du sujet.

Ajoutons qu’accessoirement, Hegre révolutionna aussi les techniques de con-chiliculture :

petter hegre 4



Tout cela est bien joli mais il manquait une pierre pour compléter l’édifice Hegréen : les Japonaises. Il existait bien parmi ses modèles une certaine Yoko (déjà rencontrée en ces pages, souvenez-vous) mais, renseignements pris, il s’agissait d’une vietnamienne. Pas de ça Lisette Pete ! Ici on a une sainte horreur des tromperies sur la marchandise ! Mais bon sang de bois ! Qu’est-ce qui t’a donc pris ?

HAN ! HAN ! Ta… HAN ! gueule !…

Bref, la lacune devait être comblée au mois de décembre dernier puisque notre viking érotomane, de son propre aveu attiré depuis longue chatte date par les pinkus et les animes H, s’est rendu à Tokyo pour un séjour de 9 jours et afin d’ajouter à sa collection d’Ultimate bijins rien moins que onze, oui ONZE modèles garantis 100% japanisthanaises. Parmi elles, Maria Ozawa donc, mais surtout de jeunes femmes beaucoup moins connues telles que Lulu, Konata (fille sublime qu’il avait en fait déjà rencontrée et qu’il n’a pas fini de photographier), Rie, Mayuko et Miri, une authentique infirmière :

miri-hegre

Inutile de dire que le Doktor Olrik a déjà fait une tentative d’embauche pour son cabinet de gynécologie.

Avant de voir un peu plus en détail le résultat, un mot sur le séjour. Après 12 ans à vadrouiller à travers le monde, on aurait pu croire que ces nouveaux shootings allaient passer comme papa dans maman. Malheureusement, mais là je ne vous apprends rien, c’était sans compter sur cette autre dimension qu’est le Japon. Pourtant, on ne peut pas reprocher à Hegre d’avoir préparé à la va-vite son séjour.Tout avait été planifié de longue date : budget conséquent pour le séjour, associé qui avait plusieurs mois auparavant battu la campagne pour trouver des contacts (photographes, agents de modèles…), sans compter ce nom d’Hegre qui aurait dû agir comme un sésame permettant d’entrer dans la caverne des moniches bridées. Le grand blond avait même supervisé  via internet les fiches d’une centaine de modèle afin de faire son choix. Malheureusement, à son arrivée la déconvenue fut de taille :

hegre gto


… à la place des sculpturales bijins aux grands yeux et au sourire angélique, il dut faire face à des « truies pygmées » (l’expression est de lui, n’oubliez pas que du sang viking coule dans ses veines, il peut donc être parfois un peu rude dans son langage) : petits gabarits, jambes arquées, gros jambons. Par Odin ! On s’était foutu de lui !

Petter Hegre 6

Vraisemblablement une « Pygmy Hogs »

Bien roulé dans la farine de soja le père Hegre, et ce à cause d’agents malhonnêtes et qui eurent le don, par leur présence envahissante, leur arrogance, le mot « dollar » à chaque coin de phrase, leurs chapeaux ridicules et une non moins grotesque tenue, quelque part entre le golden boy et la petite caille façon hip hop, d’exaspérer davantage Hegre sensei.

Petter Hegre 7

« T’as vu Pete ?

– Quoi donc ?

– C’est tout le pognon qu’on a filé à ces agents qui nous ont enfilés. Il ne nous reste plus que ça comme fric.

– Putain ! J’vais m’les faire ! »

Le lendemain de ce premier casting catastrophique, les good vibes revinrent. La nuit fut réparatrice et les deux douzaines de gari gari pour se calmer firent leur effet chez le fougueux Norvégien. Mieux : Hegre retrouva  d’agréable sensations lors des premiers shootings avec Konata et une newbie, Chiaki. La séance consistait dans la matinée à photographier un échange de câlins humides entre les deux filles. Hegre raconte que lors ce genre de scène, surtout lorsqu’il y a une novice, il peut arriver que cette dernière lâche les soupapes et en oublie l’entourage pour laisser ses doigts jouer pour de vrai de la flûte à deux trous. Si l’on en croit le Norvégien, il n’y avait pas que son objectif qui était dressé !

Petter Hegre 8

On veut bien le croire.

Belle journée donc que ce deuxième jour au Japon. Et ce n’était pas fini, car il faut savoir ici (exclu 100% Drink Cold !) qu’après ce genre de montée d’adrénaline, c’est tout naturellement qu’Hegre a coutume de se transformer en…

hegre-thor

THOR !


Alors possédé de désir pour son modèle, il compense son envie de jouer de la veuve cliquot en jouant frénétiquement du shutter et en se mettant à enchaîner à tire-larigot les shootings avec la fille. Le monde n’existe plus à part lui et la fille, et mieux vaut ne pas l’emmerder dans ces moments-là. Pas de pause café ou de pause clope, c’est hors de question, a fortiori quand on a bêtement gâché la veille une journée à Tokyo.

Avec de tels super pouvoirs, il ne fallait donc pas s’étonner de voir les deux filles craquer nerveusement et se mettre à chialer façon shôjo à la fin de la journée. Cerise sur le gâteau : les chimpira du showbize qui leur servaient d’agents, quoique furieux envers la méthode d’Hegre qu’ils qualifièrent d’ « agressive  » (les sots !), eurent l’intelligence de ne pas trop la ramener devant ses biceps. La vengeance était consommée et elle pourrait se résumer en ces mots « DON’T FUCK WITH PETTER ! » . Enfin… la formule ne vaut pas pour Luba bien sûr !

 

LUBA – C’est malin ça. Pauv’ naze va !

PETTER – Ha ! Ha ! « sauf pour Luba », très bon ça !

Bon, je ne vais pas faire la suite des journées, cela a moins d’intérêt puisque tout a nettement mieux fini que cela n’avait commencé. Apparemment, Hegre garde un bon souvenir de son séjour tokyoïte même s’il reste stupéfait et un chouïa amer quant au début catastrophique. Pas de réelles explications : Est-ce son agent envoyé au Japon qui a foiré ? Ou le petit monde japonais de l’industrie erotico-pornographique  est-il un poil trop fermé à l’extérieur ? Hegre penche plutôt pour la deuxième hypothèse. Je n’ai pas de réponse personnelle, et à vrai dire je m’en fous.

Bon, parlons plutôt des photos. Le résultat de ces séances de shooting est en cours de publication, une bonne dizaine ayant été déjà affichées sur son site. Comme d’habitude, le résultat est excellent et finalement à la hauteur des attentes. Et on a beau avoir vu quantité de photos, nus ou en bikinis, de nos idoles aux yeux en amandes dans des webzines tels que GraphisBombTV et autres Bejean online, on est loin de tomber dans une sensation de déjà-vu, en fait c’est tout le contraire. Déjà, à la base, on ne saurait nier aux revues précitées un savoir-faire indéniable dans l’art de mettre en valeur le corps féminin et faire saliver le mâle. Longue tradition des photobooks de charme au Japon, tradition qui a notamment été perpétrée par l’immense Kishin Shinoyama (pour n’en citer qu’un).

Shinoyama

« Immense » ? c’est trop d’honneur !

Reste que les photos d’Hegre ont un petit quelque chose en plus (ou de différent) qui permet de faire avancer le schmilblick de la photo de nu au Japon. Comme toujours, on retrouve ce goût du modèle au corps « parfait », du moins selon les goût d’Hegre, fin sans être maigre, pulpeux mais légèrement, sans loucher du côté gros melons and co. Toujours aussi cette élasticité propres aux modèles d’Hegre et cette façon d’offrir sans retenue les moindres recoins de leur anatomie :

hegre Lulu

Oh la la Lulu !

Avec quelquefois des morceaux de bravoure comme la couverture du numéro du 15 décembre :

hegre 10

Toujours faire attention aux oursins sur la plage.

Mais à cela s’ajoute une volonté d’ajouter des ingrédients « couleurs locales », des stéréotypes japonais mais qui, conjugués à l’imagination d’Hegre et aux capacités de son matériel (j’y reviendrai), confèrent aux photos une aura exotique personnelle, originale et débordante de sensualité. On retrouve ainsi le motif du sushi :

lulu konata sushi


Avec évidemment le jeu purement graphique que cela permet :

lulu-sushi-hegre


Mais aussi le motif du yukata, ici ancré dans un intérieur asiatique :

rie-hegre

Photo prise dans la chambre chinoise d’un love hotel de Shibuya.

Le shibari :

konata-hegre


L’uniforme de lycéenne :

mayuko-hegre

Avec un Mickey à l’arrière-plan qui a l’air de bien se régaler.

Et bien sûr la geisha :

lulu-geisha


Cette dernière est l’occasion de préciser une chose. Peut-être vous dites-vous que l’objectif est un peu loin du sujet et que l’on ne profite pas assez de certains détails, notamment du maquillage, des aréoles, du nombril et du 5ème poil pubien en partant de la droite. Il faut savoir que mes exemples ne rendent que pauvrement justice au travail d’Hegre puisque si j’avais posté l’image à la taille d’origine, voici ce que vous auriez vu :

lulu-geisha3

BOUM !

Explication : depuis septembre dernier, Hegre est l’heureux propriétaire du dernier Phase One 645DF P65+ :

Petter Hegre phase one

Une qualité astronomique pour un prix qui ne l’est pas moins.

60 millions de pixels. Résultat : des photos de 8984 pixels sur 6732. Est-ce bien raisonnable quand on sait que la plupart des ebooks de charme optent pour le millier de pixels et dépassent rarement 2000 ? Cette escalade peut sembler un peu vaine et pourtant, elle a le mérite d’offrir une expérience que le photobook sur papier traditionnel serait bien incapable de proposer. On a réellement l’impression de partir à l’assaut d’un corps, de l’explorer, d’être au plus près du moindre grain de peau et du moindre poil (même les stries d’un vêtement peuvent apparaître !). Evidemment, dit comme cela, ça fait tout de suite  fétichiste mais c’est réellement une expérience nouvelle et finalement cohérente par rapport à la soif de perfection d’Hegre. Perfection d’un ensemble mais aussi perfection des détails constitutifs de l’ensemble. Au portrait de plain pied succèdent une multitude de plans de type macro. On erre, on explore et, pour les meilleures d’entre elles, on est surpris de voir combien certaines photos semblent receler en elles des compositions susceptibles de faire une photo à part entière. La photographie, de fixe devient mouvement, de simple objet à admirer se fait objet à explorer. Cela fait un peu cliché, mais il y a une forme d’interactivité dans le choix de ce format hors norme.

Et comme cela ne suffisait pas, il faut savoir que chaque shooting se décline sur une cinquantaine de clichés (parfois plus d’une centaine). Rien d’extraordinaire à cela, les photographes pro ayant l’habitude de mitrailler à tout va pour ne pas rater LA photo. Sauf que là, pas de tri chez Hegre. Lorsque l’on paye pour voir sa revue numérique, c’est non pas pour zyeuter le Maestro’s choice mais pour s’enquiller toutes les prises du shooting :

planche contact


Avec parfois assez peu de variation d’un cliché à l’autre. On en vient à soupçonner Hegre d’être un brin paresseux voire même à faire dans le foutage de gueule. Mais, une fois encore, c’est cohérent. On peut y voir d’abord l’envie d’en donner au client pour son argent et de lui offrir la possibilité de choisir SA photo. Mais perso, j’y vois encore une fois cette sacro-sainte perfection : perfections du modèle, du maquillage, de la composition, de l’arrière-plan, du coup chaque composition, chaque attitude, chaque moment de la mise à nu du modèle semble pouvoir prétendre à être justement LA photo. Le corps est comme mis à l’épreuve du shooting, il est exploré et trituré dans les moindres positions pour en expurger toute la fascination érotique. Tenez, il y a parfois un peu du bonsaï chez les belles du Norvégien :

mayuko-hegre


À l’exploration spatiale du corps sur une de ces gigantesques photos succède donc une autre exploration de ce corps, mais cette fois-ci dans le temps. D’ailleurs, petite parenthèse, signalons ici que cette tentation de l’image en mouvement se retrouve dans les vidéos HD qu’Hegre filme  lors d’un shooting. Tenez, par exemple :

hegre pénis

Bientôt à la Géode !

Pendant 49 minutes, le petit-fils de Laurent Gbagbo se fait malaxer, suçoter, lécher, pelotter, customiser, melonniser et branlotter par une Konata qui relègue ses consœurs du monde de l’AV à de viles gougnafières sans classe aucune. On est ici dans l’ultra réalisme le plus fascinant, et l’identification joue à plein. C’est bien simple, à un moment, quand Konata touche de son index la couille droite du mec, j’ai cru que c’était la mienne qui allait exploser ! Une version érotique du Hokuto Shinken en quelque sorte…

Pour revenir à ces photos décomposées, ajoutons juste que cela permet parfois de jolis effets, comme par exemple cette dissolution progressive du maquillage de Lulu sous la douche :

lulu-morphing

Comment ça je suis tout jouasse avec mes morphings ? Comment ça je vous pompe votre bande passante ? Et l’air, vous avez fini de me le pomper, vous ?

Bon, n’allez pas non plus m’imaginer à passer une demi-heure, la bave pendante et la larme au zob à farfouiller les moindres recoins d’une poignée de clichés. Mais je pense réellement que l’originalité de l’art d’Hegre a à voir avec ces deux dimensions, au-delà bien sûr de son goût personnel en matière de modèles et de mises en situation.  Euh… oui Petter ? T’as l’air d’avoir chaud.


Tu parles ! Bon, j’ai fini, c’était quoi ta question ?

 

T’en fais pas Pete, j’ai géré tout seul comme un grand, tu peux aller te rhabiller, merci. D’ailleurs, j’ai presque terminé.

Pour conclure donc, le séjour d’Hergre à Tokyo est donc IMHO une réussite sur le plan artistique, réussite qui ajoute une variété certaine dans une œuvre qui peut à tout moment tomber dans la redite. Et le meilleur est que ce n’est pas fini puisque sur les 11 modèles évoqués, 8 ont été révélés. Il en reste donc trois à admirer. Surtout, j’attends dans la plus grande fébrilité (c’est tout juste si j’en rêve pas la nuit) la série d’où a été extraite cette incroyable photo :

Petter Hegre 11

C’est vrai quoi ! un onsen avec un dragon pareil, ça ne se voit pas tous les jours !

petter-hegre-commentaires

(The DC Archives) : Playlist #10 : La coinche diabolique


(article paru sur Drink Cold le 18 février 2011)

lucien

Sale ambiance à la buvette. Ouais, tout cela va mal finir, croyez-moi. Et ce n’est pas cette fois-ci le fruit d’un article sur l’histoire japonaise écrit par Haran banzaï. D’ailleurs, ce dernier a été puni par le boss ! Puisque la moquette à l’arrière-salle doit être intégralement changée (pensez, avec les litres de bile et de raisiné qui ont été versés à flots continus dessus à cause de son premier article…), l’affreux polémiste a été chargé de la remplacer par un parquet flottant. À l’heure où commence la sinistre scène, il est en train d’atomiser la moquette à la ponceuse (je vous dis pas le bordel).

Non, la cause de cette détestable atmosphère est à chercher ailleurs. N’importe où qu’à la buvette, la situation aurait débouché sur une grande claque virile dans le dos mais voilà, en ce lieu où les égo sont sans limites, une chose aussi inoffensive qu’une partie de cartes peut très vite déboucher sur les pires humiliations. Laissez-moi vous présenter l’affaire :

UNE PARTIE DE COINCHE EN 2000 POINTS.

 

DEUX EQUIPES. D’un côté la paire Meganekun / Boddicker. Arrogants, chambreurs, sûrs d’eux bref, des salopards, des affreux, des vilains quoi !

megane coinche clarence coinche

« Dans l’cul Olrik ! »

De l’autre, la sympathique paire des extrêmes, paire bien pourvue constituée de votre serviteur, joueur expérimenté et modeste, et d’A.rnaud, novice à la coinche mais ayant fait ses preuves dans un autre jeu tout en subtilités.

olrikarnaud

Du calme A.rnaud, tout va bien se passer.

L’ENJEU: c’est très simple, les vainqueurs, accrochez-vous à votre fundoshi, auront droit à un buffet spécial artistement composé par Petter Hegre (devenu depuis peu accro à notre buvoche) sur les personnes de Lulu et Konata :

hegre-sushis

Avis aux amateurs : ceux qui supporteront ma team auront droit à une petite bouchée trempée dans la sauce soja intime de Konata. Eh ouais, je suis comme ça moi !

Quant aux perdants, ils auront l’honneur et la douleur de se faire épiler les testicules, à la pince à épiler, donc poil par poil (j’explique hein), par Steve Osada himself, le fameux maître ès shibari, venu ici en compagnie de deux démones sexy en diable (forcément) :

Steve Osada

Peasu les kids ! Bon Olrik, elles sont où les balloches à éclaircir ? Hin hin !

Maintenant, LE SCORE : 1600 à 1990 pour nos senpai ! Vous comprenez maintenant pourquoi mon pote A.rnaud à l’air un peu dans tous ses états. J’avoue que moi aussi, même si je n’en ai pas l’air derrière ma Dunhill, je n’en mène pas large. Bon, de vous à moi, il faut vous dire ici que j’ai un peu des couilles de gorille, grosses et velues à souhait, et que le supplice promet d’être fort long !

Autant être clair pour ceux qui ne connaîtraient pas le noble art de la coinche (lecteurs gones – et certains lecteurs tourangeaux de ma connaissance, ceci n’est pas pour vous) : même si l’on gagne la prochaine partie, nos adversaires n’ont qu’à faire un pli, même avec peu de points, pour nous la mettre in ze babe. La solution serait de faire un capot ou une générale mais faut pas trop rêver non plus. Bref, il faut bien le reconnaître, la situation n’est pas loin d’être désespérée. Dans ces cas-là, je n’hésite pas : je fais appel non pas à l’Agence tout risques mais à une carte, enfin une playlist que je garde toujours au chaud dans mon calebar en cas de coup dur, la fameuse…

PLAYLIST #10

(download, euh… bittche !)

 

Véritable martingale, cette playlist m’a toujours porté chance au jeu (par contre, je la déconseille formellement pour emballer une loute).  J’insère la K7 SONY dans notre vieille mini chaîne, j’appuie sur PLAY, c’est parti pour 8 morceaux et 8 plis qui nous mèneront soit au paradis, soit à un enfer épilatoire sous le regard humiliant de deux bijins (tout mais pas ça).

Les cartes sont distribuées, on fait un tour de table pour les enchères. Evidemment, nos deux adversaires, horribles jusqu’au bout, se gardent bien de proposer quelque chose. Ils visent le pli péteux gagné en loucedé pour dépasser les 2000 points les miches bien au chaud (dans tous les sens du terme). Courageux les mecs, mais c’est de bonne guerre, j’aurais fait la même chose. Bonne surprise : entre deux tremblements A.rnaud annonce un « 90 sans atouts ». Mon partner doit avoir un ou deux as. Moi par contre, je la sens bien à cœur. Je pose ma tige, j’exhale longuement la fumée et je laisse tomber dans un souffle mesuré mais plein d’assurance un « 140 cœur » viril que m’envierait même Paul Newman dans l’Arnaque. Que voulez-vous, on n’est pas fan de John Milius pour rien, hein ! On en a ou on en n’a pas et moi, que voulez-vous, clairement, j’en ai. Bref allez, c’est à moi de partir…

PLI N°1 : Mets la clim’ A.rnaud !

coinche pli 1

Un coup d’œil à mon partenaire me fait comprendre qu’à tout moment il risque l’infarctus. Il faut très vite lui détendre ses petits nerfs. J’abats ma première carte :

coinche valet-de-coeur

Le valet maître, évidemment. Ça le décrispe un peu mais ce n’est pas suffisant. Heureusement la playlist commence avec Strange New World de Lucy Monostone. Connaissez pas ? C’est normal,mpd psycho vol.1 cet artiste est un fake sorti tout droit de l’imagination d’Eiji Otsuka, le scénariste de MPD Psycho, manga violent à souhait dont l’intrigue tourne autour d’épouvantables meurtres en série, d’un détective schizo et d’un mystérieux musicien gourou, Lucy Monostone. Le manga fut adapté en drama par Takeshi Miike, drama d’où vient évidemment cette chanson. Le résultat de cette série n’est pas parfait mais forcément novateur par rapport à l’habituelle soupe que nous offre le petit écran nippon.

Bon, la musique a fait son effet, A.rnaud m’a l’air d’avoir desserré les fesses, c’est le moment d’accélérer :

PLI N°2 : Sortons nos gros psychoguns A.rnaud !

coinche pli 2

cobra ostDes cordes virevoltantes et, sans transition, une ambiance disco d’où transpire le souffle de l’aventure. On reconnaît bien là la patte de Kentarô Haneda et, surtout, l’OST la plus cool pour l’anime le plus cool de tous les temps : Cobra, bien entendu. « Rush hour »… avec un tel titre, je dégaine illico non pas mon psychogun en plastique acheté sur ebay mais ma deuxième carte :

coinche neuf-de-coeur

Le neuf maître bien sûr, qui permet au passage de croquer l’as de cœur que ce canaillou de Clacla espérait garder pour plus tard. A.rnaud est sur un nuage. Qu’il en profite car il va devoir agir au prochain pli.

PLI N°3 : Joue-la autoritaire A.rnaud !

coinche pli 3

Je suis obligé de jouer à une autre couleur pour préserver mes autres atouts. Au pli précédent, A.rnaud a balancé le sept de pique, j’en déduis que c’était un appel pour me signifier qu’il possède l’as de cette couleur. Mais comment en être sûr ? Comme tous les joueurs débutants, A.rnaud ne maîtrise pas tout à fait la science de l’appel. Mais comment lui en vouloir ? Bon, essayons tout de même :

coinche sept de pique

Gagné ! Frère A.rnaud balance l’as. Troisième pli d’affilée, tout baigne. Par contre, pour A.rnaud, c’est surtout dans sa sueur qu’il joue au petit baigneur. Le fait de prendre latomokawa-kazuki main a instantanément créé en lui comme un petit problème de sudation. Merde, la pression est revenue et ce ne sont pas les vociférations de Kazuki Tomokawa et ce « Kanata » qui vont améliorer les choses. Nous, on a le « fou chantant », les Japonais, eux, ont le « philosophe hurlant ». Aucun rapport avec Trénet. Charly, c’est le petit vin blanc dégusté avec modération. Kazuki, lui, c’est plutôt la grosse boutanche de saké pour l’aider à transpirer ses chansons (le gars est connu pour son alcoolisme latent).

Pour ceux qui n’aimerait pas, réfléchissez tout de même avant de le huer, m’est avis qu’il faut pas trop le chauffer. Beaucoup l’ont découvert dans IZO, le film de Miike (décidément) dans lequel on le voit aboyer des chansons inextenso. Beau et sauvage, mais spécial, les chansons de ce poète vagabond demandent indéniablement un peu d’habitude. Et A.rnaud en manque manifestement. Totalement bloqué le gus ! Un peu comme un mec qui aurait radiné une superbe gonzesse et qui s’apercevrait au moment de passer à l’acte qu’elle a en fait un vit plus gros que le sien. J’interviens gentiment : « Réfléchis bien A.rnaud kun, y’a une couleur à jouer ». Merde, que n’ai-je pas dit là ! On dirait l’homme de fer sous crack. Bon, pas de panique, c’est le moment d’utiliser notre code convenu à l’avance :

coinche-fumée

Et ouais, un p’tit coup de fumée de cigarette dans la trombine pour lui faire comprendre qu’il doit jouer trèfle, seule couleur que je n’ai pas en magasin (et cela m’évite l’embarras de pousser un vigoureux pet pour lui faire comprendre de jouer carreau). Bon, son asthme fait un peu la gueule mais le bougre en a vu d’autres, vous pouvez me croire. Avec ce trèfle, sûr qu’on va se poiler les aminches (et se mettre bientôt à poil, z’allez comprendre…) ! A.rnaud joue le 8…

PLI N°4 : Hmmmm… kimochi A.rnaud kun !

coinche pli 4

À la coinche, les chiennas sont mes amies surtout lorsque…

coinche dame de coeur

Elles me permettent de couper l’as de trèfle de Clacla en beuglant « BELOTTE ! »

Je raboulle recta le pli tout en me caressant discrètement la verge de la main gauche. Faites pas attention, c’est l’effet ordinaire qu’ont sur moi les vocalises humides de Sandrasandra jullien Jullien (en duo avec Miki Sugimoto !), égérie du grand Max Pécas qu’ont su apprécier certains réalisateurs japonais, notamment Norifumi Suzuki cher au cœur de Megane. Ce dernier a d’ailleurs l’air parti dans d’étranges rêveries, sûrement peuplées de bikeuses et de loubardes aux seins nus. Hé !  n’y aurait-il pas un peu de déconcentration dans l’air ? Profitons-en… Comment ? Le titre du morceau ? « Live Sex »


PLI N°5 : Pense à Akagi A.rnaud !

coinche pli 5

Fin de la 1ère mi-temps. Plus que quatre plis à encaisser. Et je vais devoir repasser la main à A.rnaud, c’est pas gagné : à cause de ma fumée, il a les yeux aussi rouges que les fesses de Naomi Tani dans un film bondage. Comment faire pour le galvaniser ? Mais, suis-je bête ! en laissant ma playlist martingalistique faire son effet bien sûr !

Un jour, je me suis réveillé en me disant : « tiens, j’aimerais bien voir un anime sur le Mah-jong et qui aurait un beau générique avec une chanson folk des 70’s ». Sazame ! Je fus exaucé le jour même en découvrant cette série géniale qu’est Akagi Yami No Maiorita Tensai Akagi, le génie descendu dans les ténèbres ), dont le personnage principal est peut-être le héros avec la plus grosse paire de couilles que j’aie jamais vue dans un anime (ex-aequo avec Kenshirô quand même, faudrait voir à pas déconner).

Mention spéciale aux épisodes dans lesquels il ne joue pas son argent (trop simple) mais son sang (là c’est sport) ! Vous n’y connaissez rien au Mah-jong ? Moi non plus mais,furuido lorsque l’animation japonaise magnifie une histoire par la qualité de son graphisme, de sa réalisation et de son ambiance sonore, cela n’a aucune importance. Nantokanare, la ballade du générique, vient de Furuido, honnête groupe de folk ayant eu un succès certain au début des 70’s. Ce duo comprenait Reichi Nakaido, sans doute plus connu pour son intégration par la suite dans le fameux groupe RC Succession.

Bref, A.rnaud, qui a toujours étrangement ressemblé à Kaiji, l’ultimate gambler inventé par Nobuyuki Fukumoto, doit maintenant s’inspirer de l’infaillible Akagi, personnage du même mangaka, si on ne veut pas se retrouver les balloches aussi lisses que le crâne de Brando dansApocalypse Now. Je balance un huit de carreau et je croise les miches bien fort (je suis le seul à réaliser ce tour de force)…

coinche as-de-carreaux

As de carreau !

Gagné ! Bordel à queue, je le savais ! J’étais sûr qu’avec son « 90 sans atouts » A.rnaud kun avait deux as dans son escarcelle. Hey ! Pour un newbie à la coinche, le petit a plutôt bien assimilé le système des enchères. Je suis fier de toi fils et oui, tu peux commencer à sourire. Par contre, chez nos adversaires, ça commence à être le ramen à la grimace.


PLI N°6 : Fais comme moi A.rnaud, déhanche-toi à fond les manettes !

coinche pli-n°6

queen-bee-hotwax1Aïe ! Megane sort de sa torpeur, les mâchoires crispées, prêt à dégainer un de ces coups géniaux dont il a le secret et qui permettent de renverser les pires situations. Heureusement pour nous, c’est groove time ! Ou plutôt, Hotwax time ! Extrait de la B.O. de Girl Boss Blues : Queen Bee Honey’s Challenge (1972), de Norifumi suzuki…

queen-bee

Film charmant où les héroïnes boivent frais

… ce morceau le replonge illico dans sa rêverie toeiesque. J’avoue d’ailleurs que c’est un peu duraille pour moi. Ces cartes qui n’incitent pas à la concentration, un morceau qui balance et, surtout, tous ces petits culs qui se trémoussent autour de nous, tout cela me donne très envie de prendre la température entre les cuisses de ma voisine :

queen bee


A.rnaud comprend que je suis en pilote automatique, les coups de tiags qu’ils me balancent sous la table ne suffisent pas à me faire remonter mon esprit des paluches. Il n’a d’autre choix que de jouer la sécurité en lançant son :

coinche 10 de carreaux

La sécurité ? Dans une autre situation j’aurais serré le sphincter car le drôle à la fâcheuse habitude de ne pas compter les atouts. Il emporte malgré tout le pli. C’est bien normal, hé hé !


PLI N°7 : N’entrevois-tu pas une bienfaisante lumière A.rnaud ?

coinche pli-7

Heureusement, l’univers cotonneux de Shugo Tokumaru fait descendre la tension et je peux remettre ma pogne flasque et humide sur mon jeu. « Rum Hee », j’aime bien cetteshugo tokumaru rum hee chanson. La palette sonore de ce petit génie, faite d’une multitude instruments de musique pour enfants, évoque pour moi la symphonie des jouets de Léopold Mozart qui aurait été passée à la moulinette de ce que peut faire de plus mélodieux la pop japonaise. Enfin… bon, j’me comprends mais jetez donc un œil à cette belle version live :

À deux plis de la fin de cette coinche diabolique, les notes de Shugo ont une douceur balsamique sur mon coéquipier. Je vois clairement qu’il commence à croire que la victoire est à portée de main. Je pense surtout qu’il a pigé que tant que je suis aux commandes de cet article, on est sûr de gagner. Un vigoureux coup de tatane dans la rotule (autre signe convenu à l’avance) lui fait comprendre qu’il peut désormais jouer n’importe quoi. Il étouffe un gémissement de douleur et s’exécute en se malaxant le genou. T’en fais pas A.rnaud, tu pourras te mettre de la pommade avec la carte qui va dans quelques secondes couvrir le huit de pique que tu as lancé :

coinche as de pique


Le fan n°1 de Ryoko Ikeda se fait péter une veine orbitale de bonheur. Il va être temps que cette partie se termine.


PLI N°8 : Et maintenant… le HOME RUN A.rnaud !

coinche pli-8


Et ouais, osons deux morceaux de Cobra dans la même playlist ! J’imagine que ça ne doit pas trop  vous poser de problème. Sinon, ben allez donc vous faire cuire un yakitori. Récapitulons :

 Cobra est donc l’anime le plus cool de tous les temps.

– L’OST de Cobra est la plus cool de tous les OST d’anime.

Ajoutons une nouvelle assertion absolument irréfutable : ce morceau, shi no kôshin, est le plus cool de l’OST de Cobra. Si l’on était un tant soit peu logique dans ce monde merdique, on devrait le jouer tous les dimanches à chaque messe pour attirer les pélerins, sûr que ça en aurait de la gueule. Une simple question : qui parmi vous, alors qu’il matait après l’école un épisode de Cobra en boulottant une tranche de Nutella amoureusement préparée par sa maman, n’a jamais ressenti un délicieux frisson lorsque retentissait cette musique ? Moi, perso, j’en mouillais mon pantalon de plaisir à chaque fois et je me disais Cobra était infiniment plus classe et viril que cette fiotte de Jayce. Souvenez-vous, cette musique retentissait toujours soit lorsque ça allait chier pour le matricule des bad guys, soit quand, justement, ça avait chié pour eux. Rappelez-vous l’arc du rugball lorsque Cobra réalise un « sayonara home run » et fait son tour de piste triomphal devant l’air déconfit de l’ignoble Rand. La trique les enfants !

Déconfits, Megane et Clacla le sont car ils savent qu’une certaine carte n’a pas été jouée.  J’écluse tranquillement mon shochu Kagoshima, j’élève haut, très haut ma main tenant l’ultissimus cartus entre l’index et le majeur puis, avec la même force mêlée de décontraction que Cobra lorsqu’il effectue ce fabuleux home run, je l’abats rageusement en beuglant :

coinche roi-de-coeur

REBELOTE ! (poil  à la motte)

Pendant un temps, un ange passe.

Mais juste un temps car il est aussitôt abattu par Dimsum qui a dégainé sa vieille MP40.

dimsum

(à l’arrière plan, Maryvonne, notre nouvelle barmaid)

C’est le prélude à une autre explosion, plus festive celle-ci, explosion de nos hurlements de bonheur et de notre tour d’honneur dans la buvette :

coinche cobra

2010 à 1990 !

140 (le pari) + 250 (capot non déclaré) + 20 (belote) = 410 points ! 410 PUTAINS DE POINTS ! On l’a fait A.rnaud ! Et ils sont refaits ! Et Hegre qui immortalise la scène avec son Phase One ! C’est trop de bonheur, j’écrase une larme et je prends dans mes bras A.rnaud qui pleure comme dans un shojo de Lady Ikéda. Et comme cela ne suffisait pas, la playlist continue ! Mais cette-fois ci, c’est…

coinche-party

PARTY TIME !


#9 Hard Gay : Young Man

hard gayRazor Ramon a bien compris la consigne. Il a sagement attendu dehors nos braillements pour débouler dans la buvette aussi vite que Garrincha dans une surface afin de se poster à 30 cm du visage de Clacla pour faire son fameux déhanchement en balançant un humiliant « OK la défaite Clacla, FOOOOOOOO ! ». Puis, sans attendre la réponse, il file à la salle où se trouvent Lulu et Konata pour proposer à nos supporters qui attendent leur dû la bave aux lèvres, son propre buffet sushis :

hard-gay-sushis

J’ai fait mes sushis avec des nenfants FOOOO !

Sacré Hard Gay !


#10 Kiyoshi Hikawa : nijiiro no baiyon

Une nouvelle fois, je refais le coup de l’enka kitsch et festive avec le « prince de l’enka », j’ai nommé Kiyoshi « zun zun » Hikawa. Chaque année, c’est toujours un peu fébrile quenijiiro no bayon j’attends le Kouhaku Uta Gassen, la grande messe cathodique du jour de l’an, car je suis sûr d’une chose : Hikawa va rappliquer à un moment accompagné d’une meute de délicieux petits lots qui vont se dandiner en mesure avec sa voix d’or. Ça n’a pas raté cette année avec ce Nijiiro no baiyon (check la prestation) aux sonorités arabisantes et au refrain simplissime, pour ne pas dire simplet, mais que l’on retient dès la première écoute. Moi, tout ça me donne envie de manger un couscous avec plein de tempuras dedans.

Cerise sur le gâteau : les quelques jeunes femmes aux traits asiatiques présentes à la buvette se pâment aussitôt d’aise et se mettent à danser. Si j’étais vous les mecs, je les rejoindrais, j’ai cru voir quelques décolletés assez émouvants…

Au fait, faudrait pas que ceci me fasse oublier le gage pour nos deux larrons. Et il est où A.rnaud ? Bon, je n’ai pas besoin de lui après tout. Je fais un signe à Steve Osada qui se rapproche avec sa pince à épiler près de la table. J’ai beau savoir que ça me fait énormément plaisir, j’ai du mal à réprimer un frisson d’angoisse à l’idée de ce qui va se passer. Enfin, je n’ai jamais craché sur les nouvelles expériences et celle-ci promet d’être aussi instructive que divertissante. Clarence se met alors à claquer des doigts devant le jukebox. Curieux, la chanson de Gainsbourg ne fait pourtant pas partie de ma playlist ! je ne tarde pas à comprendre : ses deux porte-flingues tombent sur le paletot d’Osada pour jouer au malheureux  le concerto pour poing américain de Ludwig Van Beethocirage. Au moins de cinq secondes, ça fait crac ! boum ! hue ! et il ne manque plus à notre maître ès shibari d’être ficelé comme une de ses patientes pour ressembler à un gigot de bœuf charolais :

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Et encore ! Cette bien belle photo a au moins le mérite d’être appétissante.

Alors que je proteste énergiquement, Haran Banzai se radine avec sa ponceuse pour se proposer de les leur mettre à l’air. J’avoue trouver l’idée amusante, pleine d’attrait, mais un regard injecté de sang du boss lui fait comprendre qu’il a plutôt intérêt à aller poser la sous-couche de son parquet flottant. Il commence à me les hacher menues le boss…


#11 Shoukichi Kina and Champloose : Haisai Ojisan

shoukichi kinaJe suis sur le point de lui faire un bon gros german supplex de derrière les fagots quand retentissent des notes au shamisen. Haisai Ojisan de Shoukichi Kina, tube parmi les tubes de l’année 1972 ! Icône du paysage musical d’Okinawa, Kina n’a eu de cesse de jouer une musique emplie de joie de vivre, faite pour être consommée avec force verres d’awamori. Je me sens instantanément propulsé à des milliers de kilomètres de là, dans une buvette de Naha. Oubliant ma rancœur, je décide de savourer ma victoire en enquillant justement les verres d’awamori. Que ce mauvais perdant de Boddicker aille au diable ! Je songe à Porthos dans les Trois Mousquetaires :

S’il gagnait, on le voyait insolent et splendide ; s’il perdait, il disparaissait complètement pendant quelques jours, après lesquels il reparaissait le visage blême et la mine allongée.

J’esquisse un sourire et, un peu gris, j’entreprends de traverser la buvette pour aller rejoindre A.rnaud. La voix chaleureuse de Shoukichi et les miaulements sautillants des chanteuses d’Okinawa me font esquisser quelques pas de danse maladroits mais totalement euphorisants. Je fais malheureusement éclabousser un peu d’awamori sur la mini-jupe d’une Japonaise rembourrée juste comme il faut à cet endroit. Je ne me fais pas prier pour essuyer la tache avec un mouchoir, et ce malgré ses récriminations effarouchées – mais enjouées. Je continue en titubant vers l’arrière-salle où m’attend ma récompense. Le chemin est long, on n’arrête pas de me congratuler, je passe d’un groupe à un autre sans trop comprendre ce qu’on me dit. I.D. me parle d’un film HK, puis c’est Martin qui me dit qu’il a vu Love & Loathing & Lulu & Ayano. Tout en l’écoutant énumérer les mérites du dernier Satô, j’entrevois à un coin la sage Emi, assise en train de terminer un Tony Duvert tandis qu’à côté j’aperçois en grande discussion Megane avec la jeunette sosie d’Ike qui se trémoussait derrière moi durant le morceau de Queen Bee Honey. Je quitte Martin pour tomber sur Dimsum qui me détruit l’épaule d’une tape amicale (mais bien virile) et qui me dit qu’il va faire une petite virée dehors pour claquer quelques cônes de signalisation avant de revenir.

Toute cette agitation distinguée, toutes ces silhouettes familières… n’eussent été les roploplos bondissants et les petits culs qui se trémoussent sur la piste de danse, j’aurais vraiment l’impression de me trouver à une réception chez la duchesse de Guermantes. Ne serait-ce point elle d’ailleurs qui sort des gogues pour hommes ? Ah non, c’est Maryvonne (WTF !?).

J’arrive enfin à la fameuse salle où m’attendent mes sushis sur canapé de bijins. Je m’approche la bave aux lèvres et la goutte ailleurs lorsque soudain…

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ENFER ET DAMNATION !

Je m’aperçois qu’il ne reste plus une seule bouchée ! Lulu et Konata sont toujours là, mais ne subsistent plus que des filets de sauce soja qui dessinent de curieux motifs des tétons jusqu’à la moniche !

Des rots et de vils borborygmes à ma droite me font piger la cause de ce beau désastre : le sieur A.rnaud, mon compère, celui que je viens de sauver d’une abominable séance d’épilation, n’a rien trouvé de mieux pour me remercier que de boulotter tous les sushis ! Je le vois ventru, repu, pansu et joufflu. Et rond comme une pelle encore ! si j’en crois la bouteille de Leffe, mais aussi celles de Pelforth, de Grimbergen, de Guinness, de Kilkenny et de Gueuze qui jonchent le sol à ses pieds. Je remarque parmi cette fête du houblon une bouteille de Cacolac. Je soupire : cet homme me sera décidément toujours une énigme.

Bref, l’homme n’est que flatulences odorantes et rots disgracieux. Honni soit-il ! Qu’il ne compte pas sur moi pour le tournoi de petits chevaux prévu la semaine prochaine, qu’il se démerde tout seul, on ne m’y reprendra plus ! j’en suis là de mon ire lorsque retentit l’ultime musique de ma playlist.

#12 DC 7 JEUX !

Les premières notes ont tout du serpentin moqueur. Génial, ça fait plaisir, tiens ! N’importe, saurez-vous me dire de quel film est extrait cette musique parfaitement ridicule mais totalement dans l’esprit de cette œuvre d’un certain J.T. ? Comme je suis sympa, je vous file un indice : il ne s’agit pas d’ Il était une fois dans l’ouest. Ne traînez pas pour répondre : je laisse au gagnant la sauce soja sur le corps de Lulu. Moi, je choisis Konata, y’a plus de surface à lécher. Ça ne me remplit pas le bide mais ça me met un peu de baume au cœur.

10 cl de sauce léchés et 3 poils de mouluche collés au menton plus tard, je décide de mettre les adjas. Non, décidément, cette maigre récompense me laisse un goût amer. On a beau s’appeler Olrik, j’ai l’impression que le Diable m’a lâché ce soir (j’ai léché mais on me lâche, quel intérêt ?). Le Diable ? Au fait, où sont donc passées les deux démones qui accompagnaient Osada ? C’est une idée ça ! Inspecter le four à 37°C de deux diablesses, ça doit valoir le détour. J’aperçois Haran en train d’écluser un Ricard, sa ponceuse trône sur le comptoir. Le pauvre me fait penser à un méchant dans Scoubidou : suant, haletant, totalement recouvert de particules de moquette, très « abominable homme des Castoramas ». Tout en lui payant un autre riri pour l’aider à se refaire la frite (entre victimes de l’horrible Boddicker, on s’entraide), je lui demande s’il n’a pas vu les deux donzelles à cornes.

« Les diablesses ? Elles étaient là y’a encore deux minutes. Elles viennent juste de partir avec Clacla.»

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Ouaip, le Diable m’avait bien lâché. Savez ce qu’on dit : heureux au jeu… Ça se vérifie ce soir. À défaut des succubes, j’enfile mon manteau et prend la direction de la sortie. Je tombe alors abdomen-à-nez (elle ne fait qu’1m50) sur la demoiselle à la mini-jupe parfumée à l’awamori, et qui s’apprêtait elle aussi à partir. Je lui propose de laver sa jupe chez moi. Je la baratine un peu… j’ai la dernière machine Laden à double pistons rotatifs qui lave et sèche en même temps. On a tout juste mis les fringues qu’on peut les sortir toutes fumantes. Entre les deux on pourra tout de même siroter un Dom Pérignon avec une portion de bélouga. Promis, je ne regarderai pas sa culotte. Alors ?

Je suis fébrile, j’ai l’impression que se joue une porte de sortie qui me permettra de finir la soirée moins guignard et surtout de mettre fin à un article que je ne maîtrise plus depuis longtemps. Une réponse positive me comblerait. Ça et peut-être aussi un ultime calembour. Oui, je crois qu’un jeu de mots débile et bien lubrique, ça me ferait plaisir. Je la regarde :

La môme opine du chef…

… en attendant de me chauffer la pine.

Yosh !

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(The DC Archives) Ce soir, grand concert classique à la buvette !


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WE FUCKING NEED YOU !

Voilà en substance l’énorme cri du cœur que lança un gros chevelu suédois à la face des habitués de la buvette en cette veillée de Noël 2010. A la base il s’agissait de récolter des sous afin d’acheter du matos (CD, DVD, Jeux vidéo…) susceptibles de faire l’objet de sujets d’articles. Malheureusement, au moment d’ouvrir la cagnotte dans laquelle les lecteurs avaient déposé leur petite offrande, nous fûmes quelque peu déconfits de voir qu’à l’intérieur se trouvaient 3 capotes (intactes), 2 capotes (usagées), 1 CD d’André Verchuren, 1 VHS de Marche pas sur mes Lacets (de Max Pécas), 3 glaviots et 1 petite culotte tachée de merde avec dessus une étiquette indiquant qu’il s’agissait de celle d’Ayano Omoto, une des chanteuses de Perfume (merci pour elle).

Une vive déception étreignit alors notre coeur et nous fûmes sur le point de faire la grève des boissons fraîches. A une période où entre deux rushs dans les grands magasins on a plus que jamais besoins de se rafraîchir la glotte, avouez que ça vous aurait bien emmerdé hein ? Heureusement, il y avait ledit chevelu suédois pour nous remonter le moral avec sa guitare magique…


(article paru sur Drink Cold le 21 décembre 2010)

décéthon 1Ho ! Ho ! Ho ! Salut, c’est Olrik !

Ah, Noël !… le foie gras, les verres de Sauternes, le champ’, la bûche, le sapin illuminé,  les bonnes variétés à la télé, ces moments chaleureux passés à déballer vos cadeaux alors que dehors, dans le froid, se pèlent les miches non pas des lutins du Père Noël mais celles des SDF.

On dira ce que l’on voudra mais Noël, ça a du bon.

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Les photobooks de cette période aussi.

Après, il faut bien le reconnaître, il y a aussi du moins bon. Vous l’avez sans doute remarqué, dans cette période de shopping intensif, il est impossible de consommer tranquillement sans être taxé inopportunément à chaque coin de rue : mendiants, scouts, la Croix Rouge, la ligue contre le cancer, contre le sida, contre le rhume chez les personnes âgées, contre la chtouille chez les curés pédophiles, les enfants myopathes (qu’est-ce qu’ils nous les brisent ceux-là!), la SPA, les associations pour faire libérer les journaleux assez mauvais pour se faire gauler par des barbus ridicules bref, n’en jetez plus ! On a l’impression que ces fâcheux n’ont qu’un seul but : vous pourrir votre Noël en vampirisant votre larfeuille. Eh quoi ! Moi aussi j’ai bouffé de la vache enragée cette année, est-ce que je vais pour autant bassiner les honnêtes gens avec mes histoires ? Et d’ailleurs, puisqu’on parle d’honnêteté, est-on bien sûr de la bonne destination du flouze qu’on leur refile ?

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Jacques Crozemarie -Mais comment donc !

Ben voyons. « Read my lips » hein ?  Moi, je dis qu’il serait grand temps qu’une œuvre caritative honnête, 100% transparente, à la fois utile, fun et dénuée de toute démagogie fasse son apparition. Tiens !… mais j’y pense tout à coup, où donc avais-je la tête ? Cette œuvre existe, vous ne le saviez pas ? Intéressés ?  Alors laissez-vous tenter par le…

DÉCÉTHON !

 

En effet, chaque année à la même période aura dorénavant lieu cette illustre cérémonie durant laquelle VOUS, amis lecteurs, aurez la possibilité d’améliorer les pathétiques conditions de vie de certaines idoles évoquées durant l’année en ces pages. Pour cette première édition, il s’agira de récolter assez de fonds pour :

1) Payer de vrais repas aux chanteuses de SNSD afin qu’elles arrêtent leurs parodies de la Danse Macabre avec  leurs charpentes anémiques, lisses, fades et dénuées de toute féminité.

2) Offrir des GROS SEINS aux méritantes et séduisantes obasans de Samurai Rose.

À cela, last but not least, les fonds récoltés permettront aussi  d’améliorer le confort personnel les terribles conditions de travail des rédacteurs de votre site préféré, rédacteurs qui en chient des ronds de chapeau, vous pouvez me croire sur parole. Les demandes d’augmentation répétées auprès du sieur Boddicker n’y ayant rien changé, il a bien fallu se tourner vers le système D pour essayer de se procurer les CD, les DVD et les mangas qui font l’objet de notre abnégation pour l’édification culturelle de nos lecteurs, nos amis, nos frères, notre seul but dans notre chienne de vie.

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Ainsi Megane qui, tout fan de punk qu’il est, arrondit ses fins de mois en faisant le DJ dans les maisons de retraite.  S’il ne s’en vante pas, des chansons de notre patrimoine telles que « Perles de cristal », « Quand les lilas refleuriront », « Chérie, sois fidèle » et « Toi que mon cœur appelle »  n’ont maintenant plus de secret pour lui (à son grand dam).

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En ce qui concerne votre serviteur, je fais une fois par semaine des tours de magie totalement foireux chez Michou. Normalement, si on était un tant soit peu logique, cela aurait dû faire belle lurette que j’eusse dû me faire virer. Mais je me demande si le patron  ne me garde pas dans un but précis. Je sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression d’avoir un peu chaud au cul en ce moment.

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Et Kiki, parlons-en tiens ! Pourquoi croyez-vous qu’il est passé chez l’ennemi ? Parce qu’en comparaison, travailler sous les coups de knout de son Cher Leader, c’est pain béni pardi !

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Quant à Emi, son nouvel avatar dit tout. Ou pas assez, c’est selon. Sachez juste que si elle cache son visage, c’est juste parce qu’elle… elle a…  non, rien à faire, ma main tremble de pitié, inutile d’insister, je ne puis décemment pas vous révéler qu’elle a récemment joué le rôle d’une catcheuse nymphomane hermaphrodite dans un film de Takao Nakano censé retracer la vie de Ryoko Ikeda. Chienne de vie que la nôtre, vous dis-je !

Bref, votre générosité nous aidera à sortir un peu la tête de l’eau en nous permettant notamment :

– D’acheter la dernière anthologie du punk nippon en 100 cd qui permettra à Megane de rédiger de tous nouveaux articles.

– D’acheter le nouveau coffret Hisayasu Satô en 20 Bluray avec son DTS qui me permettra de vous donner d’autres exemples des déviances sur pellicules de notre Shintennô préféré. J’ajoute qu’il y a un bonus sur le 20èmeDVD particulièrement alléchant : une interview de Jean Becker (la Tête en Friche) dans laquelle le bonhomme raconte toute son admiration pour Satô et comment il a été influencé par lui.

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Ouép’ ! J’envisage même de faire un remake de Horse, woman and Dog avec Lio et Gégé !

Vous hésitez encore à cracher les biftons ? Je comprends cela. Mais vous n’hésiterez plus lorsque je vous présenterai la célébrité suédoise qui va animer la cérémonie de ce soir. Il s’agit de… Ah ! tenez, le voilà justement, il vient d’entrer à la buvette :

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Salut ! Euh… c’est là qu’on boit frais ?

Eh oui ! La célébrité suédoise en question est non pas la plantureuse Christina Lindberg (vous y avez cru, hein ?)

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Pour rappel

… mais le volumineux Yngwie Malmsteen, le metalleux qui fut tellement marqué à l’âge de 7 ans par l’annonce de la mort d’Hendrix qu’il prononça à la stupéfaction de ses parents, un peu à la manière de la célèbre phrase d’Hugo, ces paroles pleines d’assurance : « je serai Guitar Hero ou rien ! ».

Je passe rapidement sur la carrière d’Yngwie. Disons simplement que ce gars-là, il vous fait un solo de guitare avec plus de célérité et de dextérité qu’il n’en faut à un pickpocket roumain pour faucher le sac à main d’une Japanisthanaise sur le parvis de Notre-Dame. Il est réellement reconnu comme un des grands guitaristes de l’Heavy Metal. Mais ce qui le distingue des autres, c’est un péché mignon assez atypique dans ce milieu (ou du moins rarement aussi exprimé au grand jour) : il kiffe sans retenue la musique classique, notamment les Caprices de Paginini qui constituèrent, alors qu’il était encore ado,  un de ces chocs esthétiques qui contribuent à forger l’identité d’un artiste. Et ouais ! Après Proust et la sonate de Vinteuil, il y a Malmsteem et les Caprices de Paganinoche ! Cela ne pouvait déboucher que sur un chef d’œuvre : le concerto pour guitare électrique et orchestre. Et c’est ce concerto que je vous propose de voir et d’entendre ce soir, en échange d’une participation forfaitaire de 2000 yens au Décéthon. Vous hésitez encore ? Vous faites un peu chier là.

Pour achever de vous convaincre, sachez que des boissons fraîches seront distribuées gratis tout le long de la soirée. Profitez-en, c’est pas tous les jours qu’on à l’occasion d’assister à un concert de classique en sirotant une roteuse. Ensuite, à ce guitariste de prestige il fallait évidemment un chef et un orchestre de qualité. C’est chose faite puisque vous aurez droit à l’immense NEW JAPAN PHILARMONIC et à son excellent chef d’orchestre, Takemoto Taizo :

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OUAIIIS ! BUVEZ FRAAAAAIIIIIIS ! OUAIIIIS ! OUAIIIS ! MWAHAHA !

Si cette photo vous fait envie, Yngwie se propose après le concert de prendre la pose avec les drinkcoldeurs pour ramener un bon souvenir de la soirée. Un peu comme le reup Noël avec les lardons dans les supermarchés quoi !

Ultime précision : la formation du New Japan Orchestra compte parmi ses rangs deux musiciennes de prestige : il s’agit rien moins que la présidente du fan club japanisthanais de SNSD et la fondatrice de celui des Pink Samourai !

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Je n’indique pas qui est qui, vous aurez pigé en matant leur morphologie.

Un tête-à-tête (ou un tête-bêche) en amoureux dans la chambre n°57 du Love Hotel Adonis à Osaka :

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… sera offert à l’heureux élu dont le bulletin de souscription sera tiré au sort. Un guitariste de légende en chemise à jabot et à grosses bagouzes en or qui brille, un orchestre fabuleux, de la boisson à volonté, une nuit bondage avec une jeune soliste forcément habile de ses doigts, qu’est-ce qu’il vous faut de plus ? Un ultime argument ? Je laisse ici la parole à Yngwie :

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« Faites pas les fiottes. Le Décéthon compte sur vous les mecs ! »

Merci Yngwie. Je gage que ce défi à leur virilité achèvera de les convaincre. And now…

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WE NEED YOU !

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Pleasure Masturbation : New Wife Version, d’Hisayasu Satô (1993)


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Ne vous moquez pas. Ces dames respectables sont les membres du SJTMFC (Seniors Japanisthan Trash Movies Fan Club). Ayant apprécié mes deux précédents articles sur Hisayasu Satô, ces vieilles vicelardes m’ont envoyé pour Noël une grosse boîte de toffees à la liqueur (curieuse la liqueur d’ailleurs) en me priant d’en réuploader un troisième venant du fin fond de mon tiroir étiqueté « Drink Cold ». Je m’exécute en vous présentant aujourd’hui un curieux couple…

 

(article paru sur Drink Cold le 11 décembre 2010)

1er film : des zoophiles nécrophiles dégénérés.

2ème film : des gays sadiques pratiquant la sodomie et la mutilation tout en se tartinant le corps de margarine.

3ème film : que choisir ?

Oui, qu’allais-je bien pouvoir choisir pour ce nouvel opus de la Dernière Séance Japanisthanaise, opus qui va ce soir à nouveau vous présenter un film d’Hisayasu Satô, ce génie grâce auquel je peux maintenant m’empiffrer sans scrupules de trucs dégueulasses avec l’alibi du message intellectuel aussi poisseux que fumeux. Merci Satô sama !

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GRRRRR !

Allons, ne soyez pas offusqués, inutile de nier, je sais que les pelloches de ce gars vous attirent plus fort que la Japan Expo et les hordes d’otakus puceaux acnéiques (vermine que je me fais toujours un plaisir d’accueillir à coups de winch dans le derche quand j’en vois un qui ose franchir le seuil de la buvette). Du coup moi, plus rien ne m’arrête, y compris trouver des titres d’articles de plus en plus débiles. « Hisayasu Satô sans les mains (et sans la teub) » : excellent non ?

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C’est très bien ça, il est rigolo le p’tit Olrik !

Et ce n’est que le titre mes loutes, attendez de voir la suite…

L’idée de l’article m’est venue par hasard en rematant dernièrement Supervixens du Russ Meyer. Fabuleux film truffé comme il se doit chez Russ de plantureuses bimbos et de scènes aux dialogues truculents. Parmi ces dernières, celle avec « Super Cherry » prenant en auto stop le héros du film (juste avant de le prendre par la racine) m’a toujours amusé mais aussi intrigué par les mystérieuses paroles de la jeune femme :

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« J’ai un orgasme d’avance sur toi. Je l’ai eu sous la douche, sans même me toucher. Avec juste un peu d’eau chaude sur mon corps. »

Jouir sans les mains… bon dieu ! je tenais mon nouveau sujet d’article ! Un coup d’œil à mon exemplaire du Psychopathia Sexualis de Krafft-Ebing (livre que je consulte de temps à autre lors de mes « énervements ») me confirma qu’il s’agissait d’une particularité sexuelle beaucoup plus répandue qu’on ne le croit. D’ailleurs moi-même, je dois dire que la vue d’un soulier féminin n’est pas sans susciter en moi d’agréables sensations, voire carrément me mettre dans d’embarrassantes situations :

Hamster Jovial

Passons.

Je fis donc une petite recherche sur Google pour voir si dans la filmo de Satô il n’y avait pas un film où l’expression « branlette intellectuelle » aurait un sens différent de celui qu’on lui prête habituellement. Avec les mots clés « éjac’ », « Hisayasu », « sans les pognes », « déviant », « psychiatrique » et « bijin », j’obtins assez rapidement ce résultat :

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Pleasure Masturbation : New Wife Version (1993)

Autant vous le dire, mon petit cerveau embrumé par l’excitation était un peu sceptique devant cette affiche. Une femme ? Masturbation ? Ce n’était pas exactement ce que j’espérais. Je dépêchai malgré tout au Japanisthan nos deux reporters Sébastien et Mamadou pour me dégotter une VHS du film  (en DVD, fallait pas trop rêver) :

mamadou sébastien

« Et si je l’ai pas avant demain soir, c’est 50 coups de verges trempées dans le vinaigre chacun ! »

Le précieux objet en ma possession (apparemment acheté d’occasion à en juger son aspect poisseux au toucher), je l’insérai fébrilement dans la fente de mon magnétoscope et lâchai la purée en appuyant sur « play ». C’était parti pour 60 minutes de, euh… « Plaisir masturbatoire : nouvelle femme version ». D’ailleurs nous, on y va, installez-vous, virez les tables, je lance le générique de la Dernière Séance Japanisthanaise :

C’est parti pour un nouveau voyage dans le monde merveilleux d’Hisayasu Satô :

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Le film commence ainsi :

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Autant vous le dire tout de suite : je vais battre le record de photos de malaxage de moniche en un seul article.

Un majeur dans la bouche, des pognes compressant des melons, une main furetant là où ça fait du bien… Google m’aurait donc menti ? Le film commençait certes fort bien, Satô, une fois n’est pas coutume, montrait combien il savait chiader les préliminaires pour mettre le spectateur (en tout bien tout honneur) dans de bonnes dispositions. De la belle ouvrage, Aristote et sa captatio benevolentiae à côté, c’était Frank « Forrest » Ribéry à Téléfoot.

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Uh ?

Mais voilà, le challenge était de faire comme Super Cherry, sans les mains quoi ! Avant de me retirer du magnétoscope, je me retins et poursuivis plus avant mon analyse en profondeur. Quelques minutes plus tard, je tombai sur ça :

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Sympa mais j’allais tout de même pas perdre une heure à mater une nana qui passait son temps à jouer de la guitare avec son berlingot ! Bordel, c’était quoi ce scénar de daube ? Un peu échaudé, je continuai malgré tout :

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Un godemichet, de l’exhibitionnisme, un numéro de « docteur ! J’ai le vagin qui parle ! Ecoutez ! », indéniablement, le film s’améliorait. Mais toujours trop de manuel, pas assez d’automatique. Las, je m’apprêtais à appuyer sur « stop » lorsqu’intervint un nouveau personnage : Masato, le mari de la jeune femme. En apparence, Masato,  il est cool :


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Un gars, une fille, mais un film d’Hisayasu Satô, n’oubliez jamais cela.

En réalité, il l’est un peu moins :

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Allez, met-toi un doigt dans ta grosse chatte baveuse poufiasse !

Ici, il faut que j’appuie sur « pause » pour vous expliquer un truc : Pleasure Masturbation est le titre parfait pour aborder un thème cher à Satô et que j’avais jusqu’à présent totalement mis de côté (comme quoi ça sert d’insister) : la technologie.  Si le monde de Satô a souvent des allures de deuxième cercle de l’Enfer de par ses perversions qui repoussent toujours plus loin les limites du mauvais goût (pour notre plus grand bonheur), il faut aussi préciser que les âmes damnées qui le peuplent sont souvent des êtres incapables de satisfaire leurs pulsions autrement que par le biais d’une caméra ou d’un écran de télé. Aller de l’escalade avec leur propre goumi ? Mais vous n’y pensez pas ! Eux, en tout cas, rien que d’y penser ça débande pire que lors de la retraite de Moscou (1812). Ainsi notre pauvre Masato qui refuse de faire la bête à deux dos puisque ses érections ne peuvent être maintenues sans avoir à portée de regard un couple en train de fourager sauvagement. Bien sûr, il pourrait en parler à sa femme ou à cet homme qui me sauva autrefois de mon goût immodéré pour les chaussures féminines :

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Olrik, tu aimes à te vidanger dans les chaussures de tes petites amies… Rassure-toi, ce n’est pas sale ! Pense aux fleurs !…

Mais voilà : chez Satô, one more time ! on ne communique pas, on s’enferme dans son petit univers où désespoir et déviances s’alimentent continuellement. Du coup, c’est – apparemment – rapano pour une vie conjugale saine et équilibrée.

D’autant que madame n’est pas en reste. On a vu qu’appuyer très vite sur le bouton magique, c’est son truc.

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On peut imaginer sans trop se gourer qu’elle devait être balèze à Track and Field, les plus vieux d’entre vous comprendront.


Mais s’il n’y avait que cela ! Notre miss Goldfinger montre assez rapidement au spectateur une autre facette de sa fascinante personnalité. Habituellement, quand bobonne se  sent délaissée, un coup de manivelle chez le coiffeur, Berthe Bérurier style, suffit à tromper l’ennui. Dans le cas de notre héroïne, le style est quelque peu différent puisque elle, ce qui la fait bicher, c’est de s’imaginer en train de se faire agresser par des inconnus :

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Lors de ces scènes, Satô utilise alors un filtre bleu et des focales courtes qui distordent les lignes à l’arrière plan. On ne peut pas dire que les fantasmes de la fille soient alors particulièrement chaleureux. Surtout lorsqu’à cela s’ajoute une représentation urbaine pas vraiment bandante. Les buildings sont certes là, bien en érection, et c’est justement ça le blème :

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Un doigt dans la matrice pour oublier la matrice urbaine ?

C’est une autre des thématiques propres à Satô que je n’avais pas encore évoquées (quand j’en serai à dix articles sur sa filmo, on aura l’impression que ce type est un nouveau Kubrick) : celle de la ville tentaculaire qui avale les êtres pour mieux les enfoncer dans leur solitude. Pour photogénique qu’il soit, cet univers urbain donne toujours l’impression de se résumer à un bloc de béton dépersonnalisé qui isole les êtres, même lorsqu’ils s’habillent de façon à titiller la libido des autres :

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Bon, où vais-je aller me faire chier ?

Quant à ces autres justement, on ne peut s’empêcher ici de réutiliser le cliché des fourmis sans âme :

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Chez Satô, les péripatéticiennes comptent les passants pour s’endormir.

Devant tant d’indifférence, il n’y a plus qu’une solution :

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Et une de plus ! Record battu !

Dans ces conditions, Pleasure Masturbation semble tout avoir du film désespéré. Mais ce serait oublier que les films de Satô ont tendance à bien se terminer. Souvenez-vous : dans Horse, Woman and Dog, la jeune femme sodomisée par un cheval finit par devenir elle-même une dominatrice (tout va bien donc). Dans Muscle, nos deux gays, malgré quelques broutilles (notamment un bras mutilé), se réconcilient en dansant la valse sur le toit d’un immeuble miteux. Beau comme une scène avec Astaire et Charisse dans un film de Minnelli ! Dans Love Pleasure, c’est à nouveau le happy end Sato’s style. Devinez un peu : une fille qui fantasme sur le fait d’être observée, un gars qui n’en peut plus lorsqu’il s’agit d’observer un truc salace à travers le viseur de sa caméra. Réfléchissez… vous y êtes ?

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Vas-y, filme-moi toute, éclate-toi mon gros loup, c’est trop bon !

Et oui ! Masato et sa belette, en confessant leurs ennuis techniques, ne tardent pas à comprendre qu’ils sont finalement faits l’un pour l’autre. Sans les mains, sans la teub’…

Super cherry

Ouais, c’était exactement comme ça sous la douche !

… mais noyés dans le béton armé et fort consommateurs de préservatifs technologiques. Satô nous livre avec ce film la curieuse image d’un couple pervers et en même temps, d’une certaine manière, sexless.  Ils rejoignent ainsi la galerie de personnages otakus qui hantent les films de Satô et que j’évoquerai peut-être un jour mais pas tout de suite parce que là, je vous avouerais que j’en ai un peu ma claque du père Satô.

sexdollotaku

Mais pourquoi ?  C’était pas mal, mes copines et moi on a plutôt aimé…

Tu veux que je sorte ma winch toi ? Allez les enfants, c’est l’heure du générique de fin, tous ensemble :

♫ La lumièr’ revient déjà ♫
♫ Et le pinku est terminé ♫
♫ Je réveille  Megane ♫
♫ Il dort comme un nouveau-né ♫
♫ Je relèv’ mon strapontin ♫
♫ J’ai une envie d’aller pisser ♫
♫ C’était la dernièr’ séquence ♫
♫ C’était la dernière séance ♫
♫ Et le rideau sur la buvette  est tombé ♫

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(The DC Archives) La buvette refait le match ! Edition spéciale coupe du monde des meufs !

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O.K., les Bleus ont gagné 3-0 ce soir avec la manière et se sont qualifiés pour la coupe de monde. C’est plutôt cool (même si j’ai du mal à être pleinement rassuré pour la suite) et pour fêter cela on va parler aujourd’hui d’athlètes portant un maillot bleu. Mais attention, les athlètes en question vont moins vite, sautent moins haut et tirent moins fort. Et pour cause puisqu’il s’agit de faibles femmes. Mais malgré cela, les voir jouer pour la première fois durant 2011 a constitué pour moi une incroyable surprise. C’était donc ça, des meufs qui jouaient au foot ? Moi qui imaginais des hommasses poilues ou des actrices dans des AV tordues de chez SOD (cf. image en ouverture), j’en étais pour mes frais, et pour mon grand plaisir. Magnifiques Nadeshiko qui ont su remporter cette finale contre des ricaines archi-favorites en montrant une envie et une cohésion collective bien supérieures à celles de nos bleus de l’époque ! Et je ne parle pas du niveau technique qui là aussi a été une révélation. Après le désastre de Krysna, que ça faisait du bien de voir virevolter ces petites bonnes femmes en bleu !

Louées soient les Nadeshiko Japan donc, et doublement puisqu’en plus de cette belle victoire, elles me permirent d’animer en live leur performance dans les commentaires. Pour autant que je me souvienne, les stats du site avaient failli exploser tant les drinkcoldeurs s’étaient donnés rendez-vous sur le site pour suivre action par action nos commentaires de haute volée. Une saine communion à travers l’exaltation du sport, de la bière, des jeux de mots et des bijins. Une excellente après-midi en somme.

(article paru sur Drink Cold le 17 juillet 2011)

supporters

Je sais, mes articles sont souvent fourrés de mâles vigoureux tirant de somptueux coups francs dans les lucarnes. Sous couvert de rendre gloire à des célébrités du beau sexe, j’aligne des papelards sur des films où les hypothétiques talents d’actrice d’augustes bijins sont prétexte au matage d’une impeccable plastique explorée sous toutes les coutures et soumise à rude épreuve via diverses expérimentations bondages.  Eh bien pour une fois, ça va changer puisque, actualité oblige, on va parler de nanas qui ne se prennent pas des cartouches mais qui au contraire en plantent ! Car comment faire l’impasse sur la formidable prestation de ces jeunes femmes qui sévissent actuellement en Allemagne ?