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Une histoire de jambes

 

À ma gauche, des jambes athlétiques, puissantes, tannées et surmontées d’un fessier musclé, sans la moindre trace de graisse du fait de dizaines de kilomètres à trimballer un pousse pousse sur l’asphalte de Tokyo.

A ma droite, des jambes graciles, immaculées et surmontées de ce que l’observateur masculin appellerait volontiers « petit cul » plutôt que « fessier ». Sans doute assez peu de graisse aussi. Mais peu de puissance non plus, entre s’acharner sur un rickshaw et tenir un keitai qui voltige élégamment au niveau d’un volant assez court pour laisser voir un popotin moulé comme il faut dans un short, il y a un monde.

J’aurais bien aimé voulu connaître les pensées de la jeune pousseuse qui regardait ces gambettes. Sans doute y avait-il un peu d’aigreur mais qu’elle se console : plus tard, elle et son alter ego sur talons aiguilles seront sur un parfait pied d’égalité. Il ne sera plus question de tirer un rickshaw ou un petit ami sur le bitume, mais de se faire tirer par un fiston agacé de se coltiner une vieille obasan toute flageolante.

 

Suivre sa maman

Oui, suis ta maman petit Nobita, éloigne-toi des viles tentations des Yodabashi dont les devantures joliment galbées emplissent même de confusion le grand gamin que je suis.

Heureusement, ta maman veille au grain, elle saura te détourner d’objets encore un peu trop  sophistiqués pour ton âge. En guise de déesse tu n’as pour l’instant droit qu’à un modèle en particulier :  celle que tu viens d’acheter au magasin et que tu tiens dans ta poche droite.

Pour ce qui est des autres modèles, j’espère pour toi que ce sera, plus tard, aussi dans la poche…

Lignes droites, Jambes japonaises

On peut se moquer des jambes japonaises et de leur démarche parfois claudicante, moi j’aime. Sans aller jusqu’à dire que si j’avais été courtisan sous Louis XIV, j’aurais été amoureux fou de La Vallière, je ne peux cacher le fait que le spectacle de ces délicates bancroches, arborant sans complexe l’été leurs jambes nues, me touche infiniment. Ma passion pour les bonsaïs sans doute…

Peasu serie (7/?) : Des danseurs, deux nanas sexy et un père de famille tenant son enfant dans ses bras

La remarque de Martin sur une vieille photo a bien fait les choses : cela m’a incité à y rejeter un coup d’œil et à me demander pourquoi j’avais opté pour le recadrage de la première version (version qui a d’ailleurs d’ores et déjà disparu de ce blog). Sans doute une de ses prises de tête que l’on peut avoir lorsqu’une photo offre plusieurs possibilités et qui vous amène à choisir le plus mauvais choix…

Du coup, voici, sonnez trompettes! la version redux (oh putain!) avec la démarche cambrée et des gambettes qui font plaisir à voir. Mention spéciale au père de famille qui, sans doute lassé d’attendre madame, trouve un peu de réconfort à poser discretos ses yeux  sur un endroit rebondi que ma position ne permettait pas de voir.

La photo a été prise au matsuri Erekocha de Mityazaki auquel il faudra bien un jour que j’accorde un véritable article avec une ribambelle de vidéos.  Cela se passait à la fin, lorsque des  milliers de participants défilent sur une avenue de deux kilomètres. Il y avait de tout : des groupes en costumes traditionnels, d’autres en tenue de baseball, de rockers (façon rockabilly), etc. Du ravissement pour tous les sens (des odeurs de bouffes en veux-tu en voilà) et une atmosphère de joie particulièrement  communicative.

Les deux minettes traversaient la rue au moment où je prenais une photo d’un groupe de danseurs. Enfin, je crois plutôt que je feignais de me focaliser sur ce groupe et que je les attendais afin d’avoir une juxtaposition de deux éléments très distincts. En tout cas, je me suis fait remarquer.  Pas grave, au contraire, après un petit mouvement de surprise amusée,  le signe amical qui a suivi, tout comme le geste mécanique de la donzelle de gauche pour s’arranger les cheveux, ont été aussi prompts que mon doigt sur le déclencheur.