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Bijin à keitai, petit vieux à casquette et chat à voiture

Comme il y a deux ans, pas de Japon durant l’été pour votre serviteur. Pas de nouvelles photos à prendre en arpentant le bitume de Miyazaki donc. Mais comme il y a deux ans aussi, c’est le moment pour moi de mettre le nez dans les milliers de photos prises lors de l’été dernier, de les trier et d’en sélectionner une par jour histoire de revivre par procuration quelques épisodes de mon sixième voyage. Mon Canon 600D m’a encore rendu de bons et loyaux serices (même si j’ai commencé par être lassé de son objectif 18-135mm encombrant et peu discret) mais c’était surtout sur mon nouveau Fujifilm X-M1 sur lequel j’ai jeté mon dévolu. Plus confortable à transporter et plutôt chouette dans les ISO élevés. Moins réactif en revanche dans la photo de rue que mon Canon, il a fallu s’essayer à de savants réglages pour obtenir un résultat correct.

Bref tous les trois jours sera posté un article couvrant trois journées passées dans la douceur (relative) de Kyushu l’été.

12 juillet

fille-keitai-panneauRetrouvailles avec le centre de Miyazaki pour une 1ère séance de street shooting. Je me suis vite rendu compte combien les filles perdues dans leur keitai et la signalétique urbaine m’avaient manqué.

 

13 juillet

1er matsuri. Rien de bien exceptionnel mais qu’importe : Olrik jr et Olrik the 3rd ont été ravis d’y bouffer leur premier kakigori et de pêcher leurs premiers poissons rouges (pauvres bêtes) dans un des stands de jeu. Sinon quelques numéros de danse, une démonstration d’arts martiaux, de la bière et quelques individus à photographier, dont ce vieux à casquette.

vieux-matsuri-fille

 

14 juillet

Arrivent les inévitables promenades dans le quartier des beaux-parents, réseau de petites rues truffées de détails incongrus et peuplées de matous qui font ce que tous les matous du monde font : glander. Je n’ai pas revu Harlock mais d’autres de ses congénères n’ont pas tardé à croisé le chemin d’un grand gaijin tout ruisselant de sueur.

chat-voiture

 

The art of Keitai

art-of-keitai

Imaginer la photo de rue au japon sans câbles, sans enseignes, sans ruelles truffées de trucs et de machins, c’est dur. Mais l’imaginer sans keitai, c’est impossible. On peut trouver cela désolant mais aussi se contenter de faire avec voire s’en réjouir quand, le réflex greffé à la main, on décide de capter ces autres protubérances technologiques qui donnent aux salary men l’air soucieux de celui qui n’a pas encore déconnecté du bureau :

keitai salary man

A certaines japonaises un air absorbé à côté duquel le visage d’une statue semblera doué de vie :

keitai ebisu

A d’autres la possibilité d’accroître encore, si cela était encore possible, une élégance étudiée dans ses moindres aspects :

keitai shibuya

Photos prises dans le centre de Miyazaki, à Ebisu et Shibuya.

3 manières de promener son caniche

promener-caniche

Sur l’épaule, dans les bras ou au sol en leur permettant  de consulter leur keitai, trois manières de promener son animal domestique favori. D’abord ici, au principal carrefour de Miyazaki :

Endroit propice en rencontres photographiques s’il en est. J’y rencontrai alors un frêle canin sur l’épaule d’un Homo Japonicus aux jambes poilues :

homme caniche

Puis ici, petite place bien cachée où se tient l’été un petit matsuri et où on peut y trouver des gaillards frappant du mochi de leurs lourds maillets avant que la pâte ne soit distribuées dans des petits sachets aux badauds.

Dans les bras, contre les mochis personnels de sa bijin de sa maîtresse, on a connu plus malheureux :

femme caniche

Enfin là, dans l’arcade commerciale du centre ville, juste en face de la salle de jeux :

Mlle Tomoko y a l’habitude d’attendre élégamment que ses deux amis au poil soyeux y fasse leur besoin communicationnel :

fille et garçons keitai

Peace & Love – Dotonbori style

Drôle de semaine les aminches. C’était pas la première fois que BdJ connaissait des perturbations mais là, chaud ! Et c’est là que je m’aperçois combien ce site est devenu une quasi passion. Plus le goût à rien le père Olrik ! La bouffe, le cinéma, le dormir, la bagatelle, rien. Tout juste si les matchs de l’euro éveillaient un semblant d’intérêt. Enfin, plus de peur que de mal, le problème technique a été réglé et l’on va pouvoir reprendre les choses sérieuses prochainement avec une critique cinoche et le retour de la rubrique « bijin de la semaine ». D’ici là, je poste une simple photo de cette femme arborant sur son tee-shirt un signe bien connu d’une certaine faune évoquée récemment. Là s’arrête le point commun : on est ici plus proche du hype que du hippy. Dotonbori oblige.

Waiting for my Man

Pour prendre des photos, les centres-villes japonais ne sont plus ce qu’ils étaient ma bonne dame. Du moins dans les villes de taille intermédiaire comme Miyazaki. Cela m’avait frappé lors de mon dernier séjour : les jours de matsuri mis à part, les heures que j’ai pu passer dans le centre à traîner mes basques m’ont parfois donné l’impression d’errer dans un embryon d’effervescence urbaine, loin, très loin du chaos tokyoïte. On y croise des personnes mais ponctuellement, sans excès : ici une obachan avec son cabas, là une donzelle volant d’un pas alerte sur le bitume ou un lycéen en vélo revenant de son bahut. Pris individuellement, ces personnages ont souvent quelque chose d’intéressant à offrir à votre appareil photo. Reste que dans l’instant, il faut : Lire la suite Waiting for my Man

Quels petits vélos à guidon chromé à côté du pachinko ?

Commençons donc l’année en douceur car là, après les fêtes, j’ai comme une impression de panne sèche. Le temps d’évacuer totalement de mon cerveau des résidus de foie gras et de chocolats belge, je me contente donc de poster aujourd’hui une photo avec plein de guidons plus ou moins chromés, une pancarte avec marqué « tabaco » dessus et une obasan BCBG qui explique sûrement à son mari qu’elle a rencontré une amie et qu’elle arrivera en retard pour le diner (alors qu’en fait elle va se mater un bon petit Hisayasu Satô de derrière les fagots dans un petit cinéma de quartier). Les critiques de disques, de films déviants et les articles prétextes à du bon gros rinçage d’œil suivront très bientôt mais là, faut que je me ressource.

Bonne année et bonne… burp! fin de semaine.

Lignes droites, Jambes japonaises

On peut se moquer des jambes japonaises et de leur démarche parfois claudicante, moi j’aime. Sans aller jusqu’à dire que si j’avais été courtisan sous Louis XIV, j’aurais été amoureux fou de La Vallière, je ne peux cacher le fait que le spectacle de ces délicates bancroches, arborant sans complexe l’été leurs jambes nues, me touche infiniment. Ma passion pour les bonsaïs sans doute…

Shimbashi=>Daiba Virtual Tour

En février 2005, lors de mon second voyage au Japon, je m’étais promis que je ne retournerais pas une seconde fois à Odaiba.

Durant l’été 2006, après y être finalement retourné, je me jurai que ce serait la dernière fois.

À l’été 2009, j’y allai une 3ème fois mais cette fois-ci, c’était sûr, c’était la der des ders.

Bon, en attendant donc que j’y retourne, selon toute logique, une 4ème fois, je crois qu’il va bien me falloir un jour écrire un article sur cet endroit de Tokyo à la fois dispensable et magnétique. Qu’y a-t-il donc de spécial ? des magasins, des loisirs, et une foule monstre. Je n’ai jamais compris pourquoi j’y suis allé trois fois pour voir et faire à peu près les mêmes choses. En fait, je crois qu’inconsciemment je me fais avoir par son aura mystérieuse. Construit sur une île artificielle, cet endroit n’est accessible que par un pont gigantesque qui répond au nom ozien de « Rainbow bridge ». Pas de doute, l’endroit qui se trouve à l’autre bout d’un pont avec un tel nom ne peut être que magique, on se doit d’y aller.

Ça commence avec la ligne Yurikamome que l’on peut emprunter à Shimbashi. Début prometteur : on entre dans une navette aérienne dont on s’aperçoit très vite qu’elle fonctionne sans conducteur. Avec de la chance, on peut s’installer en tête du wagon et admirer le défilement du paysage. Ce n’est pas que celui-ci soit particulièrement beau. C’est juste que, voilà, c’est Tokyo. Comme une impression de lui parcourir un peu l’échine avant de la remonter par les flans afin d’accéder l’à une de ses extensions via ce Rainbow bridge. C’est un bordel de buildings et d’infrastructures qui défile sous vos yeux alors que vous vous trouvez peinards dans le cocon d’un engin futuriste. Voyage de seulement dix minutes mais voyage qui vous fait oublier la vacuité de la destination. On n’y sera pas raisonnable, on consommera, on ne verra rien d’authentique, et c’est justement cela qui sera bon. Finalement, on se sent un peu comme ces sales gosses s’apprêtant à rejoindre l’île des plaisirs dans Pinocchio. Le temps de quelques heures on sera des ânes, mais des ânes heureux de l’être.

Allez, entrez, prenez place à bord du train 784 à destination d’Odaiba. Il desservira les stations de Shiodome, Takeshiba, Hinode, Shibaura- futô, Odaiba kaihinkôen et Daiba. Exceptionnellement, ce train sera conduit par Olrik. Nous espérons que vous apprécierez la musique du groupe Byul et que vous ferez un agréable voyage.

Ce que serait devenue Sadako si on ne l’avait pas poussée dans un puits

Photo prise au même moment et au même endroit que celle-ci. Normalement, la photo est très colorée notamment grâce à l’enseigne lumineuse rose flashy derrière la fille. Mais je préfère la version N&B, pour le contraste entre la pose féminine et l’impression fantômatique qui se dégage du visage.

Sadako? L’héroïne de Ringu bien sûr.

Peasu serie (1/?) : Dotonbori

Photo qui inaugure une série sur le fameux geste que dégaine un(e) japonais(e) une fois sur deux lorsqu’il se fait prendre en photo, geste que ne manquent pas certains de trouver niais, gonflant, cucul la praline et tout le toutim, mais qui ne m’a pour ma part jamais dérangé. J’ai parfois l’impression que voir des Japonais se faire photographier sans dégainer ce geste n’aurait plus le même charme. En tout cas, il me semble que l’on peut trouver pire comme manie.

Bref.

La photo a été prise à Dotombori, la dantesque avenue commerçante dans le centre d’Osaka. Ce groupe de jeune filles peut paraître insolite, elle ont l’air à la fois de prendre en photo quelque chose et de se faire prendre photo. En fait c’est exactement ça : une caméra posée quelque part sur la façade d’un mur filme les passant et diffuse leur image sur un écran géant, le tout accompagné d’animations humoristiques pour se moquer gentiment de celui qui se fait tirer le portrait.