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Mika Madoka’s baby

Mika Madoka : Wet Fingers
Mika Madoka: Yubi o nurasu onna – 美加マドカ 指を濡らす女
Tatsumi Kumashiro – 1984

Encore un film de Kumashiro sur la dure vie d’une strip-teaseuse. Et finalement encore un roman porno accrocheur, même si ce titre peut paraître un cran au-dessous de films ultérieurs. On y suit le dilemme de Kimiyo, strip-teaseuse qui, comme l’indique le titre original, fait sur scène des choses magiques avec ses doigts. Elle a du succès auprès des meutes mâles et salivantes qui viennent l’admirer, mais aimerait bien passer à autre chose, par exemple devenir idol pour susurrer des chansons sucrées. Moins fatigant et plus habillée, elle risquerait moins une fluxion de poitrine à tout moment.

Même si elle fait bien tout pour en avoir puisqu’elle est dans son appartement 90% du temps en tenue d’Ève. Pas sérieux, ça.

Surtout, elle aimerait y voir plus clair concernant sa vie privée qui est partagée entre deux hommes : l’un, Shun, est un acteur prometteur, tellement prometteur qu’il va recevoir à Cannes la Palme du meilleur acteur. Le problème est que le type est du genre chaud lapin et qu’il ne voit dans Kimiyo qu’une femme übersexy avec laquelle il est sympa d’avoir des passades de temps à autre.

Shun, en voyage d’affesses après son prix à Cannes. Phallocrate 100% Adèle Heanel disapproved mais c’est pas grave, chambre tatamisée, yukata, gestion de la posture et du coup de téléphone, j’apprécie le style.

L’autre amant, Yûji, est assez joli garçon et aime profondément Kimiyo. En un mot, elle est sa déesse et il est prêt à tout sacrifier pour lui rendre service, à commencer par s’occuper de l’adorable bébé qu’elle trimbale comme une malédiction pour le bon déroulement de sa vie et de sa carrière.

Kumashiro ose le bébé trognon dans un de ses films !

Bien plus choupinou que le bébé de Rosemary, ce bébé joufflu n’est d’ailleurs pas loin d’être le principal personnage du film. C’est que ça a toujours une forte présence, un bébé à l’écran, et celui-ci tout particulièrement. Devenu véritablement homme au foyer pour rendre service à Kimiyo et surtout pour avoir l’occasion d’être au maximum près d’elle (quand ce n’est pas à l’intérieur d’elle, doux moment qu’il a maintes fois l’occasion de reproduire), Yuji va s’occuper du poupon lorsqu’il ne s’occupera pas du plaisir de sa déesse.  Cela donne lieu à des transitions un rien surprenantes, par exemple un nettoyage de couche entre deux scènes à poil ou encore un changement de couche sur un lit encore tout chaud de certains ébats conjugaux.

D’un point de vue sonore, ce sont des pleurs de tous les instants. Alors que Yuji et Kimiyo prennent un bain ensemble, un cri du bébé dans la maison rappelle illico Yuji à son instinct maternel pour aller voir tout de suite si bébé va bien. On devine assez bien ce que symbolise ce bébé qui aurait besoin d’un peu plus de cohésion parentale. Dans l’inconscient de Yuji, il est en tout cas l’incarnation de son désir de fonder une vie stable, un foyer avec Kimiyo. Mais pour cela, il faudrait que cette dernière parvienne à oublier Shun et là ce n’est pas gagné, surtout avec son foutu caractère. Si vous n’appréciez pas forcément les roman porno BDSM dans lesquels des personnages féminins se font quelque peu malmenés, sachez que là, c’est tout l’inverse qui se produit. Yuji se fait littéralement marcher sur la gueule par sa déesse et se fait même à un moment foutre dehors à coups de pied au cul. Ce n’est pas non plus la Vénus à la fourrure mais on n’en est pas loin.

Entre deux tartes dans la gueule, Kimiyo sait tout de même se faire câline.

A noter que la « Mika Madoka » du titre est le nom de l’actrice jouant Kimiyo, dans la vie réelle une véritable strip-teaseuse. Pas une actrice de métier donc mais ce n’est pas grave, il y a dans ses nombreuses éruptions de colère quelque chose d’aussi agaçant que réjouissant. Et concernant la plastique, il n’y a rien à y redire, voir Mika Madoka se trémousser sur scène dans les années 80 devait valoir le détour. A apprécier en tout cas sans modération puisque la bijin n’a joué que dans ce film, merci Kumashiro d’avoir fréquenté plein de lieux sulfureux pour dénicher cette perle !

KUMASHIRO – Attends, tu sais que tu as du potentiel cocotte ? Je vois bien un film qui s’intitulerait euh, attends, je cherche… voilà : Mika Madoka les doigts humides !

MIKA – Euh, je ne sais pas si…

KUMASHIRO – Tu déconnes ? Ça va faire un tabac ! Amène-toi demain au bureau de la Nikkatsu, je te prépares recta un contrat !

C’est d’ailleurs le moment d’imaginer ce que pourrait donner un making of du film…

KUMASHIRO – Bon, dans cette scène tu promènes bébé dans la poussette. C’est une des rares scènes habillées du film, profite bien de ton imper car après tu vas cailler, c’est 90% de  scènes dénudées.

 

KUMASHIRO – Alors voilà, tu pelotes Mika avant que celle-ci se mette en pétard et te défonce la gueule à coups de tatane. Tu es prêt, on le fait en une seule prise !

TAKASHI NAITO – Euh attends, on ne peut pas changer un peu le script ?

KUMASHIRO – Impossible, cette scène est la pierre angulaire de l’histoire !

MIKA – Oh ! Qu’il est chou !

KUMASHIRO – Prends-le le plus souvent dans tes bras pour le cajoler. Il faut que tu aies très vite une montée de lait pour une scène finale à laquelle j’ai pensé.

MIKA – Hi hi ! t’es con !

KUMASHIRO – Non non, je ne déconne pas.

KUMASHIRO – Quand tu fous une mornifle à Yuji, n’hésite pas à y aller franchement, comme ça, paf ! avec le plat de la main, les doigts bien raides, bien fort !

Pour compléter cette section bonus de l’article, évoquons enfin cette curiosité :

Oui, quand on voit Mika Madoka chanter lors d’une scène, il est très probable qu’il s’agisse d’une chanson provenant de ce LP. Chanteuse, actrice, strip-teaseuse (et gravure idol ! j’ai vu qu’il existait un photobook tout à sa gloire), décidément une bijin pleine de ressources que cette Mika Madoka qui aura bien mérité son gâteau d’anniversaire à la fin du tournage :

KUMASHIRO – Joyeux anniversaire Mika chan ! J’en profite d’ailleurs pour te parler de mon prochain projet : « les doigts humides dans la froidure d’Hokkaido ». Ça te dit ?

MIKA – Ça va aller, je vais me limiter à la chanson maintenant.

Mika Madoka : Wet Fingers a été édité au Japon dans une chouette copie blu-ray. Dommage que l’éditeur Elephant ne l’ait pas intégré dans son récent coffret de dix films consacré aux roman porno. Peut-être un jour pour un deuxième volume ?

7,5/10

 

Horny Diver : Tight Shellfish (Atsushi Fujiura – 1985)

horny-diver-tight-shellfish

Zetsurin ama : shimarai gai

Moi, dans ces périodes de fortes chaleur, je dégaine tout de suite ma piscine gonflable dans le jardin ainsi que ma machine à kakigori de compétition :

gari-gari-kun

Des machines Gari Gari Kun, doit pas y en avoir des masses en France. Que voulez-vous, on a la classe ou on ne l’a pas !

Mais il est aussi un petit plaisir coupable que j’aime bien commettre l’été, à savoir me mater du roman porno se déroulant soit dans un onsen, soit dans le vaste océan avec des personnages d’ama, ces pêcheuses aux seins nus qui farfouillent dans les fonds sous-marins pour y dégoter des perles.

Il y a quelque temps j’avais déjà évoqué le fabuleux Fête du string chez les plongeuses perverses, il est grand temps maintenant d’évoquer le deuxième films sur le même thème réalisé par Atsushi Fujiura, à savoir Les Coquillages d’amour des plongeuses incomparables :

Afin de transformer un pittoresque village de pêcheurs en un barnum touristique, M. Matsunaga, homme d’affaires (forcément) sans scrupules a un plan génial : utiliser un jeune homme lubrique pour assaillir les différentes créatures et pour mieux le convaincre de signer les contrats du juteux projets ! Parviendra-t-il à ses fins ? Les bijins vont-elles parvenir à résister ? Surtout, combien de scènes de fesses un tel scénario est-il susceptible de générer ?

horny diver 1

Comme toujours il peut s’avérer délicat de retirer la substantifique moelle de ce qui peut faire l’intérêt de tel ou tel roman porno tant ces films sont à la fois très différents dans les fantasmes mis en scène (bondage, secrétaire, sportives, viols crapuleux, humoristique etc.) et semblables dans leur linéarité narrative. Peut-être convient-il de ne pas trop réfléchir et d’évoquer à chaud, après le matage visionnage, ce qui va rendre tel roman porno digne d’intérêt. Pour Horny Diver : Tight Shellfish, ce n’est pas difficile, je vois deux points :

1) Le premier a pour nom…

megumi kiyosato

Megumi Kiyosato !

Alors âgée de 21 ans, la bijin propose deux arguments de poids qui relèguent au second plan les activités des amas. Des perles, nous n’en verrons point. Mais les quatre globes sous-marins de Megumi :

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devant et derrière

… ça, pour les voir on les verra ! Et le bienheureux Shuji aura même la chance de les sentir puisque, alité et tout grelottant de fièvre, il pourra compter sur la générosité de sa copine pour se voir appliquer un vieux remède de grand-mère afin de réchauffer les corps.

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Quand être à l’article de la mort peut valoir le coup…

Bref, si les plastiques d’Asami Ogawa et de Kiriko Shimizu ne sont pas désagréables non plus, force est de reconnaître que le corps parfaitement rembourré de Megumi est l’attraction bijinesque n°1. D’ailleurs, au passage, cela me fait penser qu’il faudra que je vous parle d’un autre de ses films :

Hamidashi school Mizugi ! Un jour, peut-être, si vous êtes sages.

2) Le deuxième point vient du goût prononcé de Fujiura pour des plans WTF. On passe sur le plan d’anémone des mer toujours fortement évocateur de quelque chose que la censure nippone ne peut montrer en gros plan :

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Miam !

Passons aussi sur une scène de bike fuck, fantasme homologué par la Toei et ici forcément un peu décevante puisque se faisant à l’arrêt.

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Qui dit femmes sexy travaillant en groupe, dit scènes de jalousies et possibles catfights :

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Mais tout cela n’est rien. Non, attardons-nous plutôt sur une scène se déroulant dans un bar de pêcheurs. Au programme fourrage de poulpe dans le vagin pour faire des blagounettes aux clients :

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BWAHAHA !

Mais surtout préparation de ZE cocktail. Bien plus forte que le sake proposé dans ce merveilleux film, la boisson doit scrupuleusement trois étapes afin de pouvoir être offerte (à prix d’or) aux pêcheurs aussi abrutis qu’avinés du boui-boui. Suivez-bien, d’abord, la barmaid aspire différentes boissons, avec une paille, PAR SON VAGIN :

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Puis, elle effectue une sorte de danse du ventre afin de bien mixer le contenant :

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Ladite dans du ventre vue de l’arrière (toujours plus intéressant)

Enfin, la viande saoule a alors le droit d’avoir sa rasade de nectar là aussi par le biais d’une paille :

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Avec parfois là aussi des blagounettes de la barmaid en ce qui concerne la teneur du liquide offert.

La scène arrive relativement tôt dans le film et, si vous savez l’apprécier, je gage que vous serez capable de tenir jusqu’au bout. Et si vous avez du mal, tenez jusqu’aux bouts, ceux de Megumi, sous la douche, à la plage ou sur un banc public, ils restent encore une fois la principale attraction du film, faisant regretter que la carrière de la donzelle n’ait pas été plus longue (non, cherchez pas, c’est pas parce qu’il y a l’adjectif longue qu’il y a forcément un jeu de mots quelque part). Allez, pour résumer, les notes :

BIJINOMÈTRE :

bijin-4-5

Tout de même 4 starlettes made in Nikkatsu, dont Meg.

LIBIDINOMÈTRE :

slump-4-5

Un cocktail diabolique, des poulpes farceurs et à peu près une scène dénudée toutes les cinq minutes : les bases libidineuses sont saines.