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Shinoyama t’explique pourquoi tes photos sont merdiques !

En ce moment, entre deux journées du sumo (magnifique Hatsu basho, j’en reparle la semaine prochaine), je zappe pour essayer de dégoter de nouveaux dramas prometteurs. Seulement, il y a quelques jours, c’est sur tout autre chose que je suis tombé. En arrêt devant des frisouilles qu’il me semblait connaître :

Quoiqu’un peu plus blanches qu’auparavant.

… je ne tardai pas à piger qu’il s’agissait d’un programme consacré à Kishin Shinoyama, un des vieux maîtres de la photo japonaise, l’homme qui a photographié Mishima ou John et Yoko pour la pochette de Double Fantasy et que j’ai déjà maintes fois évoqué dans nombre d’articles, notamment pour ses qualités de photographe de nu.

Il s’agissait de l’émission 世界一受けたい授業, « l’école la plus utile du monde ». Des invités retournent à l’école et vont apprendre des choses que l’on a pas forcément l’habitude d’apprendre dans la scolarité ordinaire. Ici, il s’agissait rien moins que de profiter des conseils de Shinoyama en soumettant humblement à son jugement des photos personnelles. L’idée est toute simple mais amusante, et j’avoue qu’un programme uniquement consacré à la photographie, avec des maîtres qui passeraient pour distribuer des conseils aurait de la gueule et n’aurait surtout rien d’impensable dans un pays vouant un culte au huitième art. Peut-être existe-t-il un programme de ce genre qui aurait échappé à mes radars, et si un lecteur en a connaissance, qu’il n’hésite pas…

Pour revenir à Shinoyama, l’homme est affable et volontiers volubile. Et pas le genre à prendre des gants, n’hésitant pas à balancer un « ダメ! » face à une photo médiocre, provoquant évidemment l’hilarité générale. Il n’est pas allé jusqu’à expliquer comment faire une bonne photo de nu en joignant le geste à la parole, par exemple à demandant à l’une des bijin sur le plateau de se désaper et de prendre la pose mais enfin, le vieux photographe (76 ans tout de même) s’est montré à l’aise dans l’exercice et on se prend à rêver de ce qu’aurait pu donner un Araki à sa place. Le passage est hélas relativement court, il n’occupe que les vingt premières minutes de l’émission (et avec deux arrêts sur image à déplorer dans cette version dailymotion) :

http://www.dailymotion.com/video/x58igz1

(The DC Archives) Hair Nude Glory

D’abord un petit rappel : grâce à un lecteur, j’ai appris qu’une masse considérable des articles de Drink Cold sont consultables ICI. Autant dire que c’est pain béni que cette info pour les curieux ou les nostalgiques des articles de Megane, Clacla, Kiki ou l’abominable Jaggar. Petit bémol cependant : les articles s’arrêtent à la version wordpress du site, n’attendez pas à retrouver ceux qui étaient hébergés sur le site en drink-cold.com.

Ce sont justement deux articles de cette période que je réuploade aujourd’hui, plus que jamais satisfait d’avoir fait des sauvegardes systématiques de mes articles. D’abord l’article polémique ayant donné lieu à une effusion de mots dans les commentaires (façon Drink Club), ensuite celui effectué en un temps record pour résumer la situation. Il fallait bien cela pour conclure une dispute où les cendriers et les pintes de mauvaise bière volèrent bas, et tout cela pour une histoire… de poils pubiens. Ainsi en allait-il à la buvette. Les plus vigoureuses bagarres pouvaient être la conséquences des sujets les plus triviaux mais il en allait de ces articles comme du Jerry Spinger Show : ce qui comptait, c’était d’éructer, de montrer ses muscles, de se donner en spectacles sous les applaudissements ou les lazzis du public. De vrais matchs de catch finalement, matchs où du public pouvaient jaillir des références à Oumpah-Pah, Kubrick, Tarantino, Rimbaud, Verlaine, Napoléon et Joséphine, Ringo Lam, Teruo Ishii, Machi Tawara et même Garbiel Heinze. Tout cela, encore une fois, ayant pour point de départ un article sur les pubis. C’était ça, la DC Magic Touch.

***

(Article paru sur Drink Cold le 22 octobre 2011)

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Les études, c’est bien. Mais au bout d’un moment, moi, je dis qu’il ne faut pas hésiter à se détendre le cortex. Aussi, après mes critiques de roman porno façon Positif et les excellents articles encyclopédiques de l’ami Megane, ai-je décidé de vous offrir en pâture un autre type de sujet :

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GROUMPF ?

Débandez votre matière grise, bandez-en une autre, et surtout respirez à pleins poumons car aujourd’hui nous allons respirer l’air du large les amis. Non pas façon Tintin et l’Etoile Mystérieuse, encore moins les Naufragés du Bounty, mais plutôt dans le style les Drinkcoldeurs vont à la pêche aux moules. Car oui, today, c’est marée basse. La vague d’articles sur des romans porno s’en est allée pour découvrir une somptueuse barquette de moules avec ce magnifique photobook sorti le 1er décembre 1994 (idéal pour les fêtes) :

pubes

Pour les éventuels attardés qui n’auraient pas pané le titre de l’article et celui du livre, le triangle est sans rapport avec les croiseurs de Dark Vador

Fort opportunément intitulé Pubes (et poétiquement sous-titré le jardin secret), cet album panini pour fétichistes de la foufoune se propose de recenser une collection de duvets d’amour parmi 50 bijins ! Oui, vous avez bien lu, 50 spécimens de toisons en tous genres :  à poils longs, à poils ras, en broussaille, en dégradé, en bataille, en brosse, en pétard, tressée ou avec la raie au milieu, les cressonières n’auront plus de secrets pour vous ! Sans intérêt ? Pas d’accord. Car à bien y regarder de plus près, le livre n’est pas sans avoir des allures de National Geographic. Pas tant la vie dans la savane mais celle des minous en milieu nippon. Armé d’un matos que l’on devine de professionnel, le photographe reporter n’a pas hésité, sans doute tout pantelant d’émotion voire même de peur, à s’approcher de ces petites chattes certes adorables mais que l’on devine redoutables. Il en ressort ce réalisme stupéfiant qui sur une grande page en papier glacé vous fait admirer à merveille le lustre du pelage, les moindres plis de la chair et parfois même la bave aux (grandes) lèvres. C’est bien simple, on a l’impression qu’elles vont se mettre à parler ! On sort de la lecture tout ébaubi, à la fois effrayé et émerveillé par les trésors de dame Nature. Du photo reportage comme on n’en fait plus que j’vous dis ! Et à défaut du prix Pulitzer dont on se demande comment il a pu échapper à l’auteur de ce livre, j’ai nommé Masahiko Enomoto, on ne peut que lui remettre un Drink Cold Award.

james bond drink

Cérémonie qui sera bientôt organisée. Pensez à vous mettre sur votre trente-et-un car n’oubliez pas, même si nos sujets et l’atmosphère céans sont parfois bien crapuleux, il n’en reste pas moins que ce lieu est avant tout un refuge où l’on boit frais avec classe.

Avant de vous lancer dans une orgie de tartes aux poils, il faut que j’apporte une petite précision sur ce qui a rendu possible un tel livre. Car enfin, vous n’êtes pas sans savoir que pendant longtemps la censure nippone s’est montrée inflexible à l’égard des poils pubiens, se basant notamment sur une vieille loi de 1918 ainsi que sur l’article 175 du code pénal japonais évoquant de manière un brin flou la notion d’ « obscénité ». Mais c’était sans compter en 1991 sur Kishin Shinoyama, le maître de la photo de nu, qui sort coup sur coup deux photobooks, Water Fruit et Santa Fe :

water fruit santa fe

Dans Water Fruit, on voit sur quelques photos l’actrice Kanako Higuchi s’ébattre dans la nature le crépu à l’air. Même chose dans Santa Fe mais avec encore plus de succès puisqu’il s’agit ici de Rie Miyazawa, déesse de la Jpop en ce début des 90’s, parfois comparée par certains à une sorte d’équivalent de Madonna. Autant dire que les fans, émoustillés par cette confrontation entre ces photos de nu et l’image sage de leur idole, se ruèrent sur Santa Fe : avec 1,5 millions d’exemplaires vendus en moins de trois mois, le livre fut déclaré phénomène d’édition de l’année, si ce n’est de la décennie.

Et le meilleur dans tout cela, c’est que devant ce double succès la censure ne trouva rien à y redire. Il était évident pour tout le monde qu’il n’y avait nulle obscénité à représenter les crinières de ces bijins tant l’ouvrage visait avant tout une démarche photographique artistique.

Du coup, avec de tels best sellers, la censure eut bien du mal par la suite à caviarder systématiquement les photos de buissons ardents et les exceptions ne tardèrent pas à se multiplier. Ainsi, un an plus tard, La Belle Noiseuse de Rivette sortira sur les écrans nippons sans que l’anatomie de la belle Emmanuelle ne soit floutée. Une sorte de boom du « hair nude » se fit, les photographes purent s’en donner à cœur joie, à la condition cependant que l’appareil génital ne soit pas montré.

Et ça tombe bien, c’est le cas du premier livre parc à moules de l’histoire qu’est Pubes. Pas besoin de mise en scène artistique à la Shinoyama. On est ici dans le basique, la répétition, le minimalisme dans toute sa splendeur. Un minou en pleine page et, en vis-à-vis, une photo de sa propriétaire, sans doute aussi fière d’exposer son trésor qu’une concurrente à une expo féline, et c’est tou(ffe). On peut trouver cela un peu court mais personnellement, j’avoue y avoir le même plaisir esthétique que Swann en entendant la petite phrase de la sonate de Vinteuil. On contemple d’abord l’émouvante toison quand tout à coup on remarque un petit poil follet qui en jaillit comme pour crier sa fragile et touchante existence ! Comment ne pas être étreint par l’émotion en voyant cela ?

J’avoue même que parfois, un doux liquide coula le long de mes joues…

Quant aux coeurs secs imperméables aux trésors cachés de telles œuvres d’art, peut-être apprécieront-ils plutôt la démarche moderne consistant à jouer de la répétition et de la dissemblance comme a pu le faire Warhol. Et avec l’avantage que le contenant est sûrement plus goûtu et juteux qu’une boîte Campbell. A déguster de préférence avec un bon disque de John Cage en fond sonore.

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And now…

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JEUX !

Jeu n°1 :

Ami lecteur, as-tu du flair ? Certes, tu as actuellement la truffe collé à ton moniteur mais je veux dire… as-tu éveillé ton 7ème sens au point de détecter, rien qu’à la vue d’un conin mignon, le degré de bijinité de sa propriétaire ? Pour le savoir, enquille-toi un triple whisky et, tout en te mettant un doigt le fignedé, regarde attentivement, presque dans un état de transe , les 50 fourragères et indique aux copains ton tiercé gagnant. Clique ensuite sur les moules choisies et Ô surprise ! le résultat t’apparaîtra !

N’aie point honte à donner ta préférence. Je sais que la surprise peut être amère tant certaines donnent l’impression d’être des hôtesses dans un miteux mastroquet de la Golden Gai mais peu importe, apprends que les moins jolies sont bien souvent les plus bougresses.

 

Jeu n°2 :

Tu as beau être un client de la buvette, c’est-à-dire quelqu’un qui aime à rôter de la mauvaise bière tout en lançant de sonores flatulences, tu n’en est pas moins un homme de goût, quelqu’un de rompu à la chose littéraire. Aussi lis bien le texte qui suit, il s’agit du début du Blason du con de Claude Chappuys (1536) :

Petit mouflard, petit con rebondi,
Petit connin plus que levrier hardi,
Plus que le lion au combat courageux,
Agile et prompt en tes follastres jeux,
Plus que le singe ou le jeune chaton,
Connin vêtu de ton poil folastron,
Plus riche que la toison de colcos,

La toison, justement, parlons-en. Ou plutôt, parles-en ! Dans un huitain en décasyllabes, décris l’objet de ta passion. Ton chef-d’oeuvre devra inclure une assonance en [a], une allitération en  [s], deux métaphores, trois anaphores, une synecdoque, donner l’âge du capitaine et, surtout, décrire la fourrure de ton AV idol préférée (que les autres lecteurs devront bien entendu essayer de deviner). Le meilleur texte sera récompensé du Drink Cold Award du poète de l’année (comprends que tu auras droit à une bière gratuite).

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Shinoyama sur vinyle

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Kishin Shinoyama photographe avant-gardiste, photographe de nu, de mode, de studio, portraitiste et… photographe pour illustrer des pochettes de vinyles. Avec à la clé tout de même Double Fantasy de Lennon et plusieurs albums de Momoe Yamaguchi.

Article modeste aujourd’hui qui se propose juste de donner l’exhaustivité du travail photo de Shinoyama dans le domaine. Néanmoins, pour le coup où j’en aurais oublié, que l’on n’hésite pas à me donner les références dans les commentaires.

Bijin kitanesque de la semaine (34) : Aya Kokumai

Aya kokumai

Il n’aura échappé à personne que je m’inflige pas mal de rails de Kitano en ce moment. « M’inflige » est un bien grand mot tant cela est un réel plaisir. Et ce n’est pas fini puisque à côté des films du maître j’évoquerai bientôt un chouette bouquin, un chouette jeu et, à partir d’aujourd’hui, de chouettes bijins ayant croisé la route du maître. Des bijins encore dans le showbiz ou des bijins oubliées, mais toutes des bijins témoignant du bon goût en la matière du père Kitano. Témoin son émission qui montre qu’à 69 berges on a plus que jamais besoin de se sentir entouré de petites mousmés en soubrette :

Si Kitano n’aime pas les jeunes, on devine aisément que son courroux est moindre quand les jeunes en question ont certaines courbes pas désagréables. Bref, le temps de quelques numéros, je transforme ma mythique série des « bijins de la semaine » en « bijins kitanesques de la semaine ». Et pour ouvrir le bal, honneur à la délicieuse Aya Kokumai aperçue dans Sonatine et… et… ben dans pas grand-chose. Depuis 1994, alors qu’elle n’était âgée que de 23 ans, Aya chan a complètement disparu des radars, avec juste une exception – notable, nous verrons cela – en 1999. Mais depuis, plus rien. Gageons qu’on verra un de ces jours une photo prise récemment où la pauvrette apparaîtra en train de faire ce marché dans le convini du coin comme Momoe Yamaguchi après sa ménopause :

 momoe yamaguchi

Que soit mille fois maudit l’enc l’enflure qui a pris cette photo !

Nous ferons malgré tout avec. Et après tout, il y a de quoi picorer un peu. Ça n’a pas toujours évident de dénicher les perles dans laquelle notre bijin de la semaine est apparue mais enfin, quand il s’agit de trouver d’improbables machins, vous pouvez me faire confiance, d’autant que maintenant que j’ai à disposition Yoko chan pour gérer les archives, il m’est bien plus aisé de mettre la fin sur de vieux faits d’armes, comme par exemple ce premier photobook paru en 1992 :

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… dans lequel on retrouve ces mirettes et cette poitrine avenante qui m’avaient fait fondre au visionnage de Sonatine :

Dans la même année, Aya fait coup d’ouble puisqu’elle lance aussi sa carrière au cinéma avec Kiriko :

Kiriko

Qu’est-ce que c’est que ce Kiriko ? Ben, disons que c’est un peu comme Kirikou sauf qu’il n’y a pas de savane, ni de tribus africaines ou de sorcières mais plutôt des yakuzas et une femme aveugle en mini-jupe (ou à poil) qui les affronte au katana. C’est mal foutu, Z à souhait mais le spectacle est assez croquignol pour en redemander. Ça tombe bien, il existe un Kiriko 2 mais dans lequel Aya chan n’apparaît pas. Dans le premier opus, elle y joue la petite-fille d’un vieillard mal en point qui a maille à partir avec des yaks. Comme pour Sonatine, Aya y est sémillante à souhait et suffisamment sexy pour inciter le spectateur à regarder le film jusqu’au bout :

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Quand un direct-to-video présente de tels bonbons, il m’est toujours difficile de refuser.

Car n’oublions pas que nous sommes dans de l’exploitation pur jus et qu’évidemment, le spectateur en voyant un décolleté aussi prometteur se dit qu’il va forcément arriver un moment où la bijin va passer à la casserole. Ça ne rate pas avec une horrible séance de viol collectif dans laquelle un des malotrus, après lui faire une vilaine grimace, lui inflige un horrible combo de coups de boule :

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 Pas de crainte à avoir : la violence insoutenable est en fait dégoupillée par les bruitages qui rappellent irrésistiblement Charles Ingalls en train de défoncer un gros rondin à coups de hache. On rigole bien donc, et on n’est pas trop inquiet puisque l’on sait bien que dame Kiriko va débouler pour lui prêter main forte. Entretemps le spectateur qui aime à voir les nénés d’actrices aura eu le temps de s’en mettre encore un peu plein les mirettes:

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En somme un bon petit film, avec une ambiance policière sophistiquée truffée de bien étranges indices :

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– Bye Jove Holmes ! À qui donc appartient cette paire généreuse ?

– Elémentaire mon cher Watson ! Pour le savoir, allons donc le demander à l’ami Olrik !

On est un peu triste du sort du personnage d’Aya à la fin mais on se consolera rapidement en se matant Sonatine donc, film qui suit sans transition la petite bouse sympathique qu’est Kiriko.

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Pour rappel, Aya dans Sonatine.

Dans la foulée, et sans doute parce que son duo avec Kitano fonctionnait bien, elle refit équipe avec lui la même année dans Kyoso Tanjo de Toshihiro Tenma :

Kyoso Tanjo

Petite comédie satirique que je n’ai pas encore vue sur le thème des cultes religieux :

1993 constitue donc un pic brutal dans sa carrière, on en profite car la suite va être moins glorieuse. On aurait pu penser que sa prestation dans Sonatine allait lui faire connaître durablement les sommets du septième art mais c’était sans compter sur les bides dans les salles que s’enquillait Kitano à ses débuts derrière la caméra. La même année on la voit ainsi apparaître dans Shura no Janshi Narumi et, l’année suivante, dans Police Sukesaburoh Tamagane où elle se fait élégamment tirer le string par la pogne d’un rugueux inspecteur :

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Je sais, les images en miniatures sur la jaquette sont très tentantes. Promis ! Je vous en fait un compte rendu dès que j’ai le précieux objet en ma possession. Il me tarde de voir les middle kicks (et la culotte bleue) d’aya chan. Signalons d’ailleurs que la petite gueuse y a sans doute pris du plaisir puisqu’elle tourna dans la foulée, devinez quoi ?….

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Oui, Police Sukesaburoh Tamagane 2 !

C’est un peu moins pire par la suite avec une apparition dans Shinonomerô onna no ran d’Ikuo Sekimoto :

Shinonomerô onna no ran

Film de geishas bien plus recommandable (avec une très belle photographie) mais pas de quoi non plus sauter au plafond puisque notre bijin est cantonnée à un rôle très secondaire. Certes on apprécie de la voir se trémousser dans un kimono vert, voire de se crêper le chignon avec une chipie mais on a du mal à lui pardonner ceci :

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Siroter tranquillou son thé vert alors que ses camarades ont la gentillesse de montrer leurs seins au spectateur.

Dieu merci, elle se rachètera largement mais cinq années plus tard. Tirons la chasse sur son dernier film et passons directement à l’année 1999. Que s’est-il passé entretemps ? Allez savoir ! Peut-être notre belle enfant s’est-elle mariée et a eu un ou deux lardons. Quoiqu’il en soit, après Kitano, elle va rencontrer le deuxième grand bonhomme de sa courte carrière. Aya chan a alors 28 ans et son 85/58/84 va être immortalisé par l’appareil d’un maître de la photographie de nu :

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Kishin Shinoyama

Kishin Shinoyama déjà maintes fois évoqué en ces pages et qui a publié autrefois une série de petits photobooks intitulée « accidents series ». Et le volume 14 est donc entièrement dédié à notre bijin de la semaine. Une bijin pour le coup vraiment femme, très loin du personnage de femme enfant dans Sonatine :

Avec ce deuxième et ultime photobook, la boucle sera bouclée. Carrière assez peu riche finalement, qui n’a pas tenu ses promesses mais qui peut au moins s’enorgueillir de deux pépites dont une appartenant à la catégorie des chefs-d’oeuvre du cinéma japonais des 90’s. On aimerait pouvoir en dire autant de ces innombrables idols dont la brièveté de leur carrière n’a d’égale que la vacuité artistique de leurs œuvrettes.

LIVE (Kishin Shinoyama et Harumi Inoue – 1999)

Si l’on vous dit « plus grand photographe japonais de nu », sans doute pensez-vous immédiatement à Araki. Félicitations, vous faites preuve d’un bon réflexe. Mais discutable aussi, car il est un autre photographe, de la même génération qu’Araki (ils sont tous deux nés en 1940), qui peut lui aussi prétendre à la plus haute marche du podium : je veux bien sur parler de… Lire la suite LIVE (Kishin Shinoyama et Harumi Inoue – 1999)