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Kokusai dori ou à la recherche (vaine) d’une certaine faune

Quand on a l’esprit pollué par les films et que l’on cherche à voir si la réalité montrée dans telle ou telle œuvre est représentative de la « vraie » réalité, on peut s’attendre à des déceptions. Ceux qui ont vu Guerre des gangs à Okinawa (Bakuto gaijin butai) de Kinji Fukasaku se souviennent peut-être de cette formidable scène dans laquelle on voit des malfrats de Tokyo débarquer à Naha, terra incognita qu’ils comptent bien violer de leurs magouilles. Mais la découverte de la ville se fait par leur promenade le long de Kokusai dori, longue avenue jonchée de petits commerces, de bars et d’individus louches. Les plans saccadés nous montrent alors une faune faite de GI désoeuvrés, de petites frappes qui regardent amusés ces yakuzas en costard qui manifestement, « ne sont pas d’ici ». La musique jazzy, minimaliste, hystérique, qui accompagne la scène donne un je ne sais quoi de fascinant, mais aussi d’inquiétant car on devine alors que partir à la conquête d’Okinawa ne va pas être une partie de plaisir. Nous sommes au Japon, mais un Japon avec des codes radicalement différents du reste de l’archipel, et les gangsters vont passer tout le reste du film à essayer, en vain, de les comprendre pour réussir. Lire la suite Kokusai dori ou à la recherche (vaine) d’une certaine faune

C’est aussi Okinawa

Petit clin d’oeil à un blogger qui m’a laissé un commentaire sur mon article à propos de Choukishi Kina.

Son blog (http://denys-okinawa.blogspot.com/) possède une section panoramas qui m’a rappelé deux choses :
1) Que cela faisait longtemps que je n’avais pas ajouté un article dans la section voyage.

2) Que cela faisait tout aussi longtemps que n’avais pas non plus posté une de mes photos.

Je répare cet oubli avec ce panorama pris de la fenêtre de ma chambre d’hôtel (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Où est Charlie ?

Je venais juste d’arriver à Naha et de poser ma valise sur mon lit. M’empressant d’écarter les rideaux, je suis tombé sur cette vue dont franchement je ne pouvais dire si elle était belle (adimirable ciel japonais, typique par son impression de profondeur) ou effrayante. Quand on évoque Okinawa, on pense plutôt à une mer bleu azur, aux palmiers, au shamisen. Mais c’est aussi cela. Le paradis « okinawaien » n’échappe pas non plus à la concentration urbaine.