Archives du mot-clé Okinawa

Hotel Hibiscus (Yuji Nakae – 2002)

On ne peut pas être gagnant à tous les coups. Je veux parler des films que les lecteurs de temps à autre me conseillent de voir. L’autre fois, c’est I.D. qui m’avait parlé de Happy go Lucky. Plutôt un bon tuyau, cette petite chronique familiale sans prétention m’ayant fait passer un agréable moment. Plus récemment, c’est Olivier2046 qui, alors que l’on parlait d’Okinawa, me conseilla les films de Yuji Nakae, films où, selon lui, on retrouvait tout le charme et l’ambiance de l’île. D’une certaine manière, après avoir vu Hotel Hibiscus, je ne saurais lui donner tort. On est bien plongé dans la chaleur d’un Okinawa estival qui de surcroît échappe à tout effet de cartepostalisation. Mais diable ! là où je t’en veux un peu l’ami, c’est que tu t’es bien gardé de me dire que dans ce film on y trouvait cette gamine : Lire la suite Hotel Hibiscus (Yuji Nakae – 2002)

Kokusai dori ou à la recherche (vaine) d’une certaine faune

Quand on a l’esprit pollué par les films et que l’on cherche à voir si la réalité montrée dans telle ou telle œuvre est représentative de la « vraie » réalité, on peut s’attendre à des déceptions. Ceux qui ont vu Guerre des gangs à Okinawa (Bakuto gaijin butai) de Kinji Fukasaku se souviennent peut-être de cette formidable scène dans laquelle on voit des malfrats de Tokyo débarquer à Naha, terra incognita qu’ils comptent bien violer de leurs magouilles. Mais la découverte de la ville se fait par leur promenade le long de Kokusai dori, longue avenue jonchée de petits commerces, de bars et d’individus louches. Les plans saccadés nous montrent alors une faune faite de GI désoeuvrés, de petites frappes qui regardent amusés ces yakuzas en costard qui manifestement, « ne sont pas d’ici ». La musique jazzy, minimaliste, hystérique, qui accompagne la scène donne un je ne sais quoi de fascinant, mais aussi d’inquiétant car on devine alors que partir à la conquête d’Okinawa ne va pas être une partie de plaisir. Nous sommes au Japon, mais un Japon avec des codes radicalement différents du reste de l’archipel, et les gangsters vont passer tout le reste du film à essayer, en vain, de les comprendre pour réussir. Lire la suite Kokusai dori ou à la recherche (vaine) d’une certaine faune

Extreme Private Eros : Love Song (Kazuo Hara – 1974)

RAW. C’est ce terme propre à la photographie numérique, désignant un format de fichier non compressé, et que l’on pourrait traduire par « brut », c’est ce terme donc qui m’est venu immédiatement à l’esprit en voyant ce documentaire autobiographique de Kazuo Hara.

Précisons ici : « quasi autobiographique » car si l’entreprise d’Hara l’amène à parler de lui-même, de ses sentiments vis-à-vis de Miyuki Takeda, son ex-femme, c’est surtout l’extraordinaire portrait de cette dernière qu’Hara s’efforce de brosser. Lire la suite Extreme Private Eros : Love Song (Kazuo Hara – 1974)

C’est aussi Okinawa

Petit clin d’oeil à un blogger qui m’a laissé un commentaire sur mon article à propos de Choukishi Kina.

Son blog (http://denys-okinawa.blogspot.com/) possède une section panoramas qui m’a rappelé deux choses :
1) Que cela faisait longtemps que je n’avais pas ajouté un article dans la section voyage.

2) Que cela faisait tout aussi longtemps que n’avais pas non plus posté une de mes photos.

Je répare cet oubli avec ce panorama pris de la fenêtre de ma chambre d’hôtel (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Où est Charlie ?

Je venais juste d’arriver à Naha et de poser ma valise sur mon lit. M’empressant d’écarter les rideaux, je suis tombé sur cette vue dont franchement je ne pouvais dire si elle était belle (adimirable ciel japonais, typique par son impression de profondeur) ou effrayante. Quand on évoque Okinawa, on pense plutôt à une mer bleu azur, aux palmiers, au shamisen. Mais c’est aussi cela. Le paradis « okinawaien » n’échappe pas non plus à la concentration urbaine.

Shoukichi Kina and Champloose – The Music Power from Okinawa

Après la musique traditionnelle d’Okinawa revue et corrigée par Ikue Asazaki, voici celle de Shoukichi Kina (喜納昌吉). Né en 1948 à Koza (sur l’île d’Okinawa donc), Shoukichi est un musicien de rock qui, durant les années 70, a monté son propre groupe, Champloose. Leur premier album, paru en 1977, est considéré comme un classique du folk-rock japonais. En fait, Kina est un peu à la musique d’Okinawa ce qu’était Marley au reggae (j’ai lu d’ailleurs quelque part que Marley connaissait et admirait Kina). Lire la suite Shoukichi Kina and Champloose – The Music Power from Okinawa