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Bijins de la semains (20) : les girls triomphantes de chez Triumph

« C’est le hasard qui conduit nos plumes. […] cette liberté est assez commode, on ne va pas chercher bien loin le sujet de ses lettres »

C’est ce qu’écrivait Mme de Sévigné. Eh bien, pour moi, dans mon activité de blogueur (que ce mot est laid !) c’est comme la marquise, toutes proportions gardées bien sûr (ben ouais, moi j’ai pas de seins). Ce matin, par exemple alors que j’étais sur le ouèbe afin de trouver pour un ami une édition rare d’un livre de Maurice Blanchot, je tombe sur ceci :

Incroyable non ?

Un peu distrait quelques secondes, je me remets mes émotions et reprends mes recherches blanchotesques lorsqu’une curieuse vidéo me saute à la gueule :

Deux jolies publicités sur de la lingerie en moins d’un quart d’heure, il fallait que je fasse quelque chose.  Et à tous ceux qui pensent que ce « quelque chose » correspondait à une brèche dans la braguette pour faire dieu sait quoi, eh bien, je vous conchie les mecs.

Non, ce quelque chose était tout simplement une petite recherche historique des différentes pubs japonaises de cette marque anglaise, Triumph la bien nommée. Et après trois critiques de films un brin longues, c’était surtout le moyen de m’aérer agréablement les neurones en dénichant les…

TRIUMPH IMAGE GIRLS !

Les « images girls » sont une des particularités intéressantes de la publicité japonaise. Pour un peu, même un truc aussi peu sexy qu’une marque de bidon d’huile pour moteur diesel aurait sa mascotte bijinesque. Réellement, on peut tomber sur des trucs vraiment incongrus, j’en donnerai quelques exemples plus tard. Pour ce qui est de Triumph, point d’incongru, juste de la bijin élégante, sans la moindre trace de graisse superflue, et dont la chair déborde agréablement de très jolis écrins en dentelle. C’est frais, c’est beau, pas vulgaire bref, on en redemande. D’ailleurs, tenez, voilà pour vous :

Seulement voilà : dans cette rage de la sophistication et de l’originalité à tout crin, on en vient trop facilement, surtout dans le domaine de la mode, à ces dérives à cause desquelles les défilés vous donnent subitement l’impression d’assister à un épisode de Fraggle Rock en live :

Et malheureusement, Triumph ne fait pas exception à la règle.

Perversion de notre époque qui veut que de la simplicité à la plus hideuse originalité, il y a parfois autant de distance qu’entre la balloche droite et celle de gauche. C’est désespérant, je sais, mais dans ces cas-là, j’ai la solution imparable : un rail de vintage, de simplicité atemporelle qui vous font oublier les vicissitudes du monde moderne. Allez, une dernière fournée de Triumph :

Un peu léger vous trouvez ? Pas de quoi fouetter un chat ? Et ça, ça ne vous donne pas une frénétique envie de vous la jouer James pour entreprendre une partie d’effeuillage à cinq en écoutant un disque de John Barry ?

Et que dire de cette dernière dont on ne sait si l’on doit admirer les jambes, les seins en filigrane, le visage cheveux légèrement au vent, rayonnante de beauté et renvoyant les ama au rang de nageuses hommasses tout juste bonnes à pêcher du bigorneau en eaux troubles :

Cerise sur la bijin : ces chaînes brisées dont cette Andromède nipponne (mais très bonne) s’est sans doute débarrassé sans effort, tellement étrangère qu’elle est à toute idée d’asservissement au foyer, à subir les caprices d’un salary man de mari aussi inculte qu’abruti. Louées soyez-vous les image girls de  Triumph ! Vous êtes indeed le triomphe de la publicité de lingerie gracieuse et élégante. Si Mme de Sévigné était parmi nous, elle kifferait sûrement Triumph.

Bon, allez c’est pas tout ça, j’ai mon bouquin de Blanchot à dégotter…

Buvez SuntoryH, l’incroyable boisson érectrice !

Cette fois, c’est la bonne. Fini de rire, les vacances s’achèvent, il va bien falloir songer à retourner au taf. Dommage, j’étais si bien à enfiler les posts comme des perles. Je me sens vidé tout à coup, ma borne d’arcade Golgo 13 a beau me faire de l’oeil pour essayer de me redonner un coup de fouet, j’ai pas envie. Un café? C’est chiant, il faut mettre la kawa dans le doseur, attendre que l’eau chauffe, pas le courage…

Heureusement, c’est dans ces moments difficiles que je sais que mon frigo a toujours à m’offrir une bonne bouteille de…

SuntoryH!

Une gorgée de SuntoryH et on se sent tout de suite l’âme en érection :

Et si cela ne suffit pas, il y a toujours la possibilité de mater cette deuxième version. Une gorgée de SuntoryH, et on se sent tout de suite l’âme en éjaculation :

Hmmmm… Mandom.

« Hmmm… Mandom », telle est la phrase minimale non verbale que lance à la fin de spots publicitaires des 70’s un Bronson vautré dans une virilité heureuse d’elle-même. Phrase minimale mais qui suffit amplement à faire comprendre que l’on se trouve devant une lotion in-dis-pen-sable au mâle moderne et je ne remercierai jamais assez le staff de Drink Cold de m’avoir fait découvrir ces perles. Grâce à elles je me sens fier d’être un homme et fredonner sur le chemin du travail la chanson de Jerry Wallace qui accompagnent ces pubs est devenu plus qu’une habitude : un besoin. Lire la suite Hmmmm… Mandom.

Les tentes Taiyo

DANS VOS RANDONNÉES, PENSEZ À SORTIR COUVERT : UTILISEZ LES TENTES TAIYO.

« Depuis que j’utilise les tentes Taiyo, les randonnées sont de véritables parties de plaisir. »

Publicité de 1970. On appréciera au passage le symbolisme tout en finesse de la tente pointue entre les jambes.

Mon ami, Peugeot

La prime à la casse, c’est bien. Mais en 1975, au Japon, Peugeot avait inventé le concept de prime au popotin. De préférence moulé dans un mini short en laine, tant qu’à faire. Tu m’étonnes après que Peugeot soit mon ami ! Ce n’est qu’une pub pour vélo de course, Peugeot aurait pu choisir une célébrité du keirin ou notre « blaireau » national. Mais non, les publicitaires choisissent le décallage en représentant une gracile jeune femme tout sourire, à vrai dire sans doute bien contente de monter pour la première fois de sa vie sur un vélo de course. Dieu ! quelle poésie bordel ! Cela me fait d’ailleurs penser que j’ai toujours trouvé que les Japonaises en offraient un spectacle charmant sans cesse renouvelé. Faudra que je compulse mes photos pour commencer une nouvelle série… Lire la suite Mon ami, Peugeot

Les publicités pour Colgate

Ce site me laisse parfois perplexe. Surtout lorsque j’examine la page statistiques et, plus particulièrement les critères de recherche qui ont amené un internaute sur ce blog. Bon, lorsqu’une personne tape « Reiko Ike », « Yuriko Hishimi » , je me dis, fort bien ! que voilà un intéressant nouveau lecteur ! Quelle sûreté de goût en matière d’érotisme ! Cela me va car je reconnais bien volontiers que « Bulles de Japon » est un blog qui a parfois… comment dire ? la cuisse légère quoi ! Mais cela est en tout bien tout honneur, un peu comme on lit un San Antonio. C’est un peu obsédé sexuel, mais au fond ça déborde d’affection pour le beau sexe. Lire la suite Les publicités pour Colgate

Publicités des 60’s de matériel photographique

Inauguration d’une nouvelle rubrique, la rubrique pub. Mais entendons-nous bien : moi, la pub, d’habitude, j’en ai pas grand chose à cirer.  Mais il faut reconnaître que lorsque la patine du temps a fait son effet, il y a des choses intéressantes, pour ne pas dire admirables. On peut aussi ressentir une  impression d’âge d’or révolu, un peu comme dans un film de Tati. Cet aspect, on le retrouve dans les vieilles publicités japonaises. Mais plutôt que Tati, ce serait plutôt Ozu. Lorsque l’on regarde ces pubs, on se sent projetés dans le confort, au ras des tatamis, de l’intérieur d’une famille japonaise lambda (les petits tracas en moins). Les gens sont heureux, ils consomment, et l’observateur n’a pas la force de le leur reprocher. Il se sent happé par ces petites bulles de bonheur consumériste, représentées par d’agréables minois souriants, des gestes emplis de candeur, des couleurs vives mais pas agressives et, surtout, un refus de toute sophistication esthétique. On est finalement dans la lignée de la Vache qui Rit de Rabier : simple, sans prétention, mais redoutable face au temps.

Pour ouvrir cette rubrique, j’ai tout naturellement opté pour un thème qui m’est cher : la photographie. Dans les 60’s pour commencer, les 70’s devrait probablement suivre…