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(The DC Archives) Bijin de la semaine (54) : Christina Lindberg

Aujourd’hui, on ne se casse pas trop la tête, réupload d’un vieil article publié sur Drink Cold (pour les retardataires, lire la présentation de cet article) que je vais recycler pour ma série des « bijins de la semaine ». Il m’en reste encore quelques uns, j’essaierai de les mettre en ligne dans l’année. Concernant l’article du jour, il s’agissait de faire le pendant roman porno à ma série des « bijins de la semaine ». Cette série d’articles s’intitulait sobrement L’Encyclopédie bijinesque et devait être tout à la gloire des starlettes de la Nikkatsu. Mais le projet a tourné court, la série n’est pas allée plus loin que la troisième bijin ! C’est que – croyez-moi – c’est épuisant aussi d’écrire de tels articles. On a l’impression de devenir l’intime de la beauté dont on est en train de raconter les exploits sur pellicule, on transpire, on a le palpitant qui bat à tout rompre, bref, mieux valait que je ne m’aventure pas trop dans l’entreprise si je voulais vivre vieux. Bref, voici donc le deuxième opus de cette éphémère série. Le premier avait été republié ici.

(article publié le 13 août 2010)

Eh oui ! Au moment où je tape cet article, je me trouve dans le hall d’un hôtel à Stockholm. Forcément, cela donne tout de suite envie de consacrer le deuxième opus de la GEB (Grande Encyclopédie Bijinesque) à l’égérie du cinéma érotique suédois des 70’s, la nymphette aux gros seins, je veux parler bien sûr de Christina Lindberg.

Là je vous vois venir : hein ? Quoi t’est-ce ? Un article sur une Suédoise ? Et pourquoi pas non plus un article sur Bjon Börg entre deux articles punk de Megane pendant que t’y es ? Olrik, escroc ! Ordure !… Grosse pouffe !

Allons, on se calme et on boit frais, z’allez comprendre. Et puis merdre ! Vous commencez à me connaître quoi ! Me suis-je jamais payé votre fiole, hein ? Croyez-vous vraiment que cela va commencer avec cet article, hmm ?

Foutage de gueule ? Matage de meules ouais !

Donc laissez-vous faire, détendez-vous, je vous garantis que tout va bien se passer et que c’est tout ébaubis que vous allez faire la connaissance avec la somptueuse Christina. Ne perdons pas de temps, commençons par le commencement :

Née le 6 décembre 1950 d’une maman femme de ménage et d’un père ouvrier alcoolique, la petite Britt Christina Marinette Lindberg arbore dès l’adolescence des formes assez étonnantes pour son âge. À 15 ans, entrer en discothèque n’est par exemple guère un souci pour elle. Très vite, sa plastique  et sa frimousse se font remarquer par un photographe de Fib aktuelt, un grand magazine suédois. Les couvertures et les photos de charme vont alors se succéder à vitesse grand V. Autant il peut être difficile de trouver des photos de telle ou telle obscure bijin, autant là je n’ai eu aucun problème. De l’aveu même de Christina il y en aurait des milliers dont une quantité non négligeable en sa possession et qu’elle compte bien un jour publier.

Tenez, en voilà une, c’est cadotch’. C’est quand même un plus sympa qu’un meuble Ikea hein ?

C’est à partir de 1969 que commence sa participation dans de nombreux films. Je ne vais pas m’étendre ici, vous comprendrez en voyant les titres : Maid in Sweden, Ma Femme est une Putain, Qu’est-ce que tu fais après l’orgie ?, la Dépravée, Chattes suédoises, le Reine Rouge, la Chasse aux Pucelles, Bacchanales érotiques, Les Indécentes (en 3D !), etc. 

Des nanars, certes. Mais des films absolument indispensables si l’on est du genre à frétiller du camarade Duzob lorsqu’il s’agit de sexploitation 70’s pure et dure. Tous ces films ont en tout cas assis l’image de petite bombe sexuelle de Christina. Tout comme les revues qui continuent à cette époque de balancer régulièrement des photos de notre bijin débridée (uh, uh !). Petite consécration : elle est « Pet of the Month » du numéro de juin 1970 de Penthouse.

Une des photos du numéro en question.

1971 est une année importante en ce qui nous concerne. Christina est à Cannes où est présenté son dernier film, Exposed. Le petite est un peu pâlotte, un peu déprimée pour tout dire. Il n’y a pourtant pas de quoi, on la voit partout : au cinéma, dans les magazine, sur les boîtes de cornflakes, les pots de moutarde Amora et même en surprise Kinder ! Mais c’est là tout le problème, elle en a un peu marre de ne se voir qu’à travers son image dénudée, pour tout vous dire ça la dégoute un peu. C’est dans cet état d’esprit qu’elle se trouve dans l’avion qui doit la ramener à Stockholm. C’est alors que  deux hommes, manifestement des asiatiques, s’approchent poliment d’elle et lui font dans un anglais quasi incompréhensible cette étrange proposition :

« Euh… sumimasen mais vous être bonne… très connue Japon… vous vouloir venir là-bas pour faire plein de films à poil ? »

 

Il s’agissait d’employés de la Toei, la compagnie étant alors intéressée à l’idée d’utiliser des pin up étrangères en vogue pour donner à ses films une touche d’exotisme avec un peu d’envergure. Évidemment, au vu des circonstances ce n’était pas vraiment la meilleures des propositions à faire à notre bijin perturbée. Mais la discussion s’est poursuivie à Stockholm avec l’aide pour la traduction d’une Japonaise vivant avec un Suédois et, pour le plus grand bonheur des fans de Pinky Violence, Christina accepta ! Maintenant :

DESTINATION JAPON !

Autant vous prévenir : sa carrière y sera fulgurante : une année pour tourner deux films, et ce sera tout, la belle, malgré la proposition de la Toei de poursuivre  là-bas sa carrière, préférera regagner ses pénates suédoises. Mais dans ces deux films, il n’y a pas n’importe lequel puisque ce n’est rien moins que …

…Sex and Fury de Norifumi Suzuki, sans doute un des tout meilleurs Pinky Violence avec dans le rôle principale Reiko Ike plus pulmonée que jamais. En cette année 1973, la concurrence est rude avec la Nikkatsu puisque sort au même moment Lady Snowblood avec Meiko Kaji, excellente adaptation du fabuleux manga de  Kazuo Kamimura. Dans les deux cas, on a affaire à un personnage de femme dangereuse à souhait cherchant à se venger. D’un côté la classe de Kaji, de l’autre les gros lolos de Reiko Ike et de notre SuédoiseSex and Fury accuse certes des défauts, mais on s’amuse une fois de plus devant l’univers bigarré d’un Suzuki qui enchaîne avec une belle constance les scènes dénudées. Et avec le duo Ike / Lindberg, il a fort à faire le bougre ! Deux actrices, deux ethnies radicalement opposées, deux réputations de sexy queens (vous connaissez la reine Christina de Suède ? Putain, j’en sors des bonnes en ce moment moi !) et des formes bien rembourrées à ne plus savoir quoi en faire ! Seules, ensemble, debout, allongées, actives, passives, tatouées, pas tatouées, en kimono, fouettées ou pas, n’en jetez plus ! On a compris Norifumi, t’es le meilleur ! On a même droit à une de ces scènes de pet qui tombent comme une couille dans le potage. Le père Suzuki, c’est un peu le coussin péteur de la Toei, mais c’est aussi pourquoi on l’aime.

Bref, pour en revenir à Lindberg, on pourrait dire qu’elle apparaît à elle seule comme une sorte de catalogue ambulant à fantasmes. Démonstration en images. Vous fantasmez sur les personnages de Ryoko ikeda (Rose de Versailles, Très Chers frères...) ? Hop là :

Babes with guns aficionados ? Banco !

L’idée d’une séduisante gaijin en kimono vous humidifie le cortex et d’autres zones ?  Y’a qu’à demander :


De temps en temps vous ne dites pas non à de l’interracial lesbien ? Ça tombe bien, y’en a plein  dans la hotte de papa Suzuki :


Dans la famille Threesome je demande la tendance bisexuelle avec doigt dans la bouche :

Fana de bondage tendance « costume de cow girl 60’s » ? Pas de soucis, bien mieux que l’épicier arabe du coin, avec Suzuki, tout est possible ! Vous trouverez tout !

Là, il faut ici préciser que Christina fouette jusqu’au sang une Reiko Ike nue et ligotée. Les tatouages et les chairs replètes débordent de partout, rien à dire, c’est fort beau. C’est le point d’orgue de cette confrontation Orient Vs Occident, confrontation dont la première partie est une excellente partie de poker où les flushs répondent aux carrés de rois.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce film mais ce n’est pas le propos. Pour en finir sur la prestation de Christina, disons que si elle joue quand même comme une cruche (et je dois malheureusement dire que c’est une constante chez elle), sa présence plastique et ses interventions toutes en variations fantasmatoires ne contribuent pas peu à faire de Sex and Fury un pur joyau de divertissement.

Passons maintenant au deuxième film, moins rigolo celui-là (encore que…) :

Journey to Japan , The Pornstar Travels Around Japan, de Sadao Nakajima (1973)

Titre débile et racoleur à souhait puisque Christina y interprète non pas une hardeuse mais une “mule”, c’est-à-dire une personne chargée de faire passer discrétos de la drogue. Suite à un quiproquo à son arrivée à l’aéroport, elle tombe dans les griffes d’un puceau (qui le vit assez mal puisqu’il a pour hobby la fabrication de bombes) un peu simplet sur les bords. Il s’avérera que le gus n’est pas si mauvais et Christina, enfin « Ingrid Jakobsson » se prendra peu à peu d’affection pour son ravisseur. Et pour ceux qui pensent que je vais dégainer un jeu de mots facile en évoquant le syndrome de Stockholm, c’est mal me connaître, je laisse ça à d’autres. Par contre, je peux vous donner des screenshots visqueux du film, ne dites pas non bande de salopiauds, vous me faites honte !

Le héros du film, qui boit frais, certes, mais qui n’a aussi aucune classe.

 

Mais alors vraiment aucune !

 

Il arrive assez bien cependant  à réchauffer les relations suédo-japanisthanaises.

 

Voire même carrément bien !

 

Tellement bien même, que l’on raconte qu’en voyant cette scène, l’ambassadeur de Suède au Japon y alla de sa petite larme.

 

Quant à la prestation de Christina, ben, une nouvelle fois c’est pas gégène. Mais elle donne ce qu’après tout attendent d’elle les spectateurs japanisthanais : un exotisme sexy de qualité qui vous en donne pour votre argent :

Fantasme de la poupée à domicile avec laquelle on peut faire des trucs à volonté :

Alors ce soir on fait les postures 4, 22, 36, 45…

 

Bondage avec gros seins qui débordent :

– Bon, on la fait cette prise, oui ou non? – Attends, j’arrive pas à cadrer, je voudrais bien t’y voir, moi !

 

Viol de gaijin par d’horribles hippies wakamatsesques :

Tu viens chez moi ? J’ai les œuvres complètes de Trotsky!

 

Enfin séquences érotiques tout droit sorties d’une vidéo de Hustler qui aurait été réalisée par un David Hamilton sous acide :

Ceci termine de façon chicos un article qui n’a plus lieu de continuer puisque Christina décidera donc de rentrer aux bercailles où l’attend le tournage du cultissime They call her one eye, film qui est loin d’être inconnu au bataillon chez un certain Tarantino. J’aimerais bien vous parler de cette histoire de cette jeune femme borgne, traumatisée dans son enfance par le viol d’un vieux dégueulasse trisomique, vous parler surtout  d’une scène d’énucléation,  de la maîtrise innée de Christina du close combat, des grotesques scènes de ralentis filmées avec une caméra de l’armée suédoise filmant à 500 images/seconde ainsi que des inserts pornographiques pleins de finesse pour faire croire que christina « le fait vraiment », mais cela, encore une fois, serait hors sujet. Surtout, je viens de m’apercevoir que ma femme vient de débarquer dans le hall de l’hôtel et se dirige dans ma direction. Vite, j’ai pas trop envie qu’elle voit ce que je fabrique sinon je vais encore en chier des ronds de chapeau ! Vite bordel ! sauvegarde.. publier… foutu matériel suédois à la con, que c’est lent !… viiite, vite, dépêc

Girl Boss Guerilla (Norifumi Suzuki – 1972)

girl boss guerilla

La belle et farouche Sachiko (Miki Sugimoto) est la chef du « gang des casques rouges », groupe de motardes qui ont décidé de quitter leur base, Shinjuku, pour aller se faire de l’argent facile du côté de Kyoto. Problème : elles doivent d’abord affronter la boss locale, Rika, qui ne voit pas d’un bon œil l’arrivée de ce gang rival, puis apprendre à faire gaffe aux yakuzas du coin mené par Takahara, frère d’une ancienne chef de bande, Nami (Reiko Ike). Nami justement, qui revient à Kyoto simplement pour retrouver ses racines et profiter du Gion matsuri. Elle sympathisera avec Sachiko et son aide sera bien utile car les frictions avec Rika et Takahara vont rapidement s’amplifier. Si vous êtes arrivés à ce point du résumé et que vous avez tout compris, j’ajouterai seulement qu’un boxeur, Ichiro Miyazaki, fera dans ce petit monde une tonitruante irruption : quand ses pognes ne seront pas occupées à malaxer les Seins de Sachiko, elles iront joyeusement broyer les maxillaires des hommes de Takahara, jusqu’à ce que la situation dégénère sérieusement…

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Sukeban Gerira (女番長ゲリ)

Au moment où Arte diffuse le Couvent de la Bête sacrée, rendons gloire au genre du pinky violence avec un de ses tout meilleurs titres, Girl boss Guerilla, 3ème opus de la série des Sukeban. Rappelons que l’expression « pinky violence » désigne la tentative par la Toei de s’implanter dans le marché de l’érotisme en produisant des films mettant souvent en scène des personnages féminins sexy et forts.

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Des garces dans un univers d’hommes

Le prototype en est le « film de loubardes », genre décliné sur plusieurs séries de films (Girl Boss, Delinquent Girl Boss, Bad Girl Mako, etc.), et dont Girl Boss Guerilla constitue une entrée en matière recommandable pour le spectateur étranger au genre. Pas d’inquiétude à avoir pour les âmes sensibles : GBG est du pur fun, pur produit du maître ès divertissement qu’était Norifumi Suzuki. On commence avec une Miki Sugimoto qui nous dévoile un sein tatoué dès la 3ème minute :

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Pan dans la gueule !

Puis, le temps de mettre une dérouillée à une bande de motards qui pensaient que Sachiko et ses fidèles lieutenantes allaient facilement passer à la casserole, on la trouve une minute plus tard dans un cimetière sur le point de faire tomber le bas pour aguicher (ou plutôt extorquer) un veuf venu se recueillir sur la tombe de sa femme.

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Norifumi Suzuki ou l’art de capter la bienveillance du spectateur dès la première minute.

Et je passe sur une de ses filles qui puise éhontement dans une urne recueillant des dons pour des victimes du nucléaire ou sur une autre qui fait venir un pigeon dans un love hotel pour lui siffler son portefeuille mais qui, le moment venu, ne résiste pas à ses pulsions et finit par faire l’amour gratis. Que dire encore de cette arnaque qui consistera à prendre des photos compromettantes d’un bonze en train de passer du temps auprès d’une complice puis d’aller chercher nuitamment dans les gogues à l’extérieur…

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Avec un petit inconvénient

… le résultat de sa faute qui va permettre de lui faire cracher son pognon :

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Sa capote remplie de foutre.

Oui, le ton est donné dès ces premières minutes et sera amplifié tout le long du film : ce sera sexy, violent, malpoli, vulgaire et irrévérencieux. Les lois, les codes de bonnes conduites n’existent pas. Evidemment, comme les héroïnes du film sont ces casques rouges, on suppose tout de même qu’il y a chez elles un respect des règles à respecter entre les différentes bandes. A partir du moment où Sachiko a mis une peignée à Rika, celle-ci se doit de lui laisser sa position de chef. Malheureusement, il en est de Girl boss Guerilla comme des films de Fukasaku de l’époque : des voyous avec un restant de code de l’honneur, c’est bien difficile à trouver. Les chevaliers blancs, on ne les aura évidemment pas chez Rika ou Takahara and co mais chez un boxeur :

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Amusant ici de voir que le gars est flanqué d’un ami :

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Morio Ogata

LE Morio Ogata, folkeux chevelu célèbre de l’époque qui va accompagner de ses chansons les exploits de son chevalier ainsi que la cour assidue qu’il mène auprès de sa dame :

Girl Boss Guerilla 5

Cour plus qu’assidue d’ailleurs. En tout cas enfoncée la fameuse scène de Tant qu’il y aura des Hommes.

Une dame bijin, un chevalier boxeur, un baladin folkeux, des yakuzas félons, le tableau est complet pour donner l’impression que Norifumi Suzuki, bin c’est un peu Chrétien de Troyes mais avec des nichons tatoués et des motos en plus. Et des scènes de torture aussi, Sachiko passant un bien mauvais quart d’heure dans le dernier tiers du film :

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Epreuve du pilori ?

Evidemment se pose la question de l’artifice, suffit-il de bourrer le film comme une baudruche de personnages truculents, de scènes de violence, de sexe, de pipi caca…

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« Je crois que cette garce nous a refilé la chaude-pisse »

… pour que le film tienne la route ? Quel intérêt apporte surtout ce film dans une série de sept ? A la première question je dirais que si l’on part du principe du rebondissement feuilletonnesque (on dirait plutôt ici « mangaesque ») pour articuler l’histoire et que l’on est prêt à l’accepter, le film passe bien et procure même une certaine jubilation, porté qu’il est par deux splendides actrices…

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Avec une Reiko Ike au visage pour une fois doux et souriant.

… mais aussi par une caméra qui, sans être aussi frénétique que celle d’un Fukasaku, va au plus court et relance sans cesse l’attention du spectateur de par une image pop colorée, des actrices forcément girondes et des scènes qui surtout ne s’éternisent pas. Si Girl Boss Guerilla n’est pas le meilleur film de Suzuki, il n’en reste pas moins un exemple très dynamique de ses thèmes privilégiés et de ses tics de mise en scène.

Girl boss guerilla gif 2

Le zoom pour faire sentir que ça va déchirer.

Pour ce qui est de l’apport au sein de la série des Sukeban, impossible d’y répondre formellement tant les sept opus présentent des dosages différents des ingrédients (gravité, sexe, violence, humour…), dosages qui pourront plaire aux uns et déplaire aux autres. A mon sens, GBG reste au-dessus d’autres films plus mous de la pellicule (d’ailleurs pas réalisés par Suzuki). Une chose à éviter en tout cas : se faire un marathon en s’enquillant l’intégralité. Trop de seins tatoués tuent les seins tatoués, et ce serait bien dommage.

Girl boss guerilla 12

Oh yeah !

+

– La voix un peu garçonne de Miki Sugimoto.Girl-Boss-Guerilla-poster-2

– Le corps de Miki Sugimoto.

– Une Reiko Ike qui se la joue jeune fille sensible nostalgique de ses racines, ça change.

– Morio Ogata qui envoie ses chansons.

– Suzuki at his best : des coups de poings, des coups de couteau, des coups de b…, de la bijin dénudée et du coussin péteur.

– De la variété en veux-tu en voilà, pas le temps de s’endormir.

Beaucoup des éléments ci-dessus pourraient être inversés en fonction des goûts. Cela donnerait :

– Miki Sugimoto, aussi expressive et formée qu’une limande.

– Non Reiko, n’essaye pas de faire l’actrice.

– Remballe tes chansons Morio, elles puent !

– Suzuki qui multiplie les scènes chocs pour compenser le vide et l’ennui de son film.

Vous l’aurez compris, je me range du côté du positif :

7/10

Bijins de la semaine (13) : Reiko Ike & Miki Sugimoto dans un numéro de Heibon Punch de 1971

Un petit rail de bijin aujourd’hui mais alors, juste pour la forme, avec des images et peu de texte. Parce que là, si je dois m’appesantir sur la carrière de ces deux filles, j’ai pas fini. Sans doute ferai-je un jour un article pour chacune d’elle, un de mes buts avoués est d’ailleurs de faire l’article définitif sur Reiko Ike. Malheureusement, la masse de travail est à l’image de sa poitrine, énorme, et je vais pour l’instant me contenter de dire que ces pin up sont deux des grandes figures de proue d’un genre de film particulier : le pinky violence, comprenez le film de loubardes dans lequel les scènes de crêpage de chignon alternent avec des scènes plus ou moins épicées. Vous trouverez un exemple à la fin de mon article sur Yayoi Watanbe(féministes s’abstenir) Lire la suite Bijins de la semaine (13) : Reiko Ike & Miki Sugimoto dans un numéro de Heibon Punch de 1971

Petite M’amie – Girl Friend, Baby Doll

     Vous l’aurez compris en regardant les différents articles de la section musique, il n’y a aucune chance pour voir dans ce blog des articles consacrés à Ayumi Hamasaki, l’Arc-en-ciel, Shiina Ringo bref à ce que l’on appelle communément la « JPOP ». Enfin, je me réserve le droit de faire quelques exceptions car il peut y avoir des trucs intéressants, mais c’est vrai que dans l’ensemble, c’est une musique qui me semble souvent navrante.

Passons et venons-en à la chanteuse qui nous intéresse. Car elle a l’air intéressante, hein ? Plutôt hypnotique comme pochette, n’est-ce pas ? Et ce n’est rien par rappot au contenu. Sans doute certains parmi vous se disent : « ah ouais, sans doute un disque de pop érotique à la Reiko Ike ». Bien vu, c’est effectivement cela. Mais attention, attention ! Cette Petite M’amie (pseudonyme de Keiko Mari) n’a rien à voir avec Reiko Ike. Ce serait un peu comme comparer Judy Garland à Béatrice Dalle. Tenez : Lire la suite Petite M’amie – Girl Friend, Baby Doll