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L’oiselle expatriée qui veut préserver son nid

Alors que j’étais dans les starting blocks pour me précipiter sur The Irishman dès qu’il sera disponible sur Netflix, petite surprise, la plateforme de streaming diffuse Eartquake Bird, film relatant les déboires amoureux (et peut-être meurtriers) d’une jeune expatriée habitant à Tokyo.

L’Oiseau-Tempête (Eartquake Bird)
Wash Westmoreland – 2019

Expatriée à Tokyo et exerçant le métier de traductrice, Lucy Fly est une jeune femme très discrète et dont la vie semble être faite sans histoires. Un jour cependant, elle rencontre Teiji, un séduisant photographe professionnel avec lequel elle ne tarde pas à avoir une liaison. Et tout cela se complique avec l’arrivée de Lily, une infirmière américaine qui tente sa chance au Japon en se faisant Barmaid. Un ami commun demande à Lucy d’aider Lily à s’intégrer dans la vie tokyoïte. D’abord réticente, Lucy s’exécute et finit petit à petit à entretenir un lien d’amitié avec l’Américaine qui est son alter ego en plus déluré et plus exubérant. Tellement délurée d’ailleurs, que sa manière de tourner autour de Teiji commence à inquiéter Lucy, voire à l’énerver. Jusqu’au jour où des policiers viennent chercher Lucy à son travail pour la questionner sur le cadavre d’une Américaine que l’on vient de trouver dans la baie de Tokyo. Lucy n’aurait-elle pas des choses précises à dire sur la question ?…

Réalisé par un inconnu (en tout cas pour moi), le film propose dans son casting Alicia Vikander (déjà aperçue dans l’excellent Ex Machina), Riley Keough (Mad Max Fury Road) ainsi que Naoki Kobayashi, acteur et J-pop idol. Ajoutons à cela que le film a été produit par Ridley Scott et que la musique a été confiée à Aticus Ross (qui s’est occupé des derniers film de Fincher) et vous comprendrez que ce film a tout de même de quoi éveiller l’attention. Jusqu’à présent je n’ai jamais été totalement convaincu par ces films Netflix confiés la plupart du temps à des seconds couteaux. Non que la réalisation fût dégueulasse mais il manquait souvent un je ne sais quoi faisant décoller le film.

Mais là, pour une fois, j’ai été dès les premières minutes sous le charme et j’ai eu tout le long du film l’impression d’assister à un long métrage intéressant dans son développement d’un triangle amoureux alternant intrigue principale (l’arrestation de Lucy) et flashbacks (relation du triangle amoureux avec Teiji et Lily).

J’ai été un peu circonspect au début par le choix d’Alicia Vikander. Trop posée, trop lisse, et puis on comprend que cela tient d’un personnage qui n’a pas livré toutes les clés de son vécu. D’apparence inoffensive, la jeune femme avoue un jour à son amant que la mort la suit toujours. Elle est finalement cet oiseau-tempête du titre, oiseau de mauvais augure qui annonce une catastrophe. De fait, alors qu’elle prend le thé un jour chez une de ses amies musiciennes (dans ses loisirs elle joue dans un quatuor à cordes), un décès malencontreux a lieu (une des membres fait une chute mortelle dans l’escalier de la maison), décès dont Lucy s’attribue volontiers la responsabilité. Et la cicatrice que remarque Teiji sur une de ses photos de Lucy n’est pas sans être perçue comme le signe d’un passé que l’on imagine douloureux, expliquant en tout cas pourquoi cette expatriée à choisi de vivre seule au Japon. Un oiseau fragile donc que cette Lucy mais dont les éruptions de colère, pour mesurée qu’elles soient, laissent planer le doute de manière convaincante sur une possible culpabilité quant au meurtre de Lily, cette femelle coucou qui veut lui prendre un nid qu’elle a patiemment constituée durant ses années d’expatriation.

Autre chose réussie : l’intégration du Japon. J’ai pu lire quelque part que le film souffrait du défaut habituel des films se passant au Japon et réalisés par des réalisateurs occidentaux qui ne pouvaient s’empêcher de montrer des aperçus de cartes postales du pays. Des cartes postales, on en a quelques unes, ici le mont Fuji, là un onsen et encore là un matsuri :

Remarquez, c’est un onsen mixte, ça change un peu.

Mais ces images d’Épinal ne sont pas gênantes en ce qu’elles sont d’abord peu nombreuses, ensuite cohérentes par rapport au fait qu’il s’agit de faire découvrir le Japon à une Américaine. Par ailleurs le côté lisse de ces scènes tranche étrangement avec ce qu’il se passe en filigrane, à savoir la constitution d’un triangle amoureux, avec une Lily et un Teiji qui semblent très bien s’entendre dans le dos de Lucy. Cela accompagné du fait que l’on sait que l’infirmière va y passer à un moment et que Lucy est un personnage pas totalement net, et on a tôt fait de se laisser prendre au climat moins anxiogène que mystérieux du film, climat accentué par la musique d’Atticus Ross dont les sonorités modernes et électroniques agissent comme une basse continue inquiétante dans la narration d’une histoire d’amitié qui se voudrait ordinaire.

Lily et Lucy, la blonde et la brune, la lumière et l’ombre, la joie de vivre et la retenue.

Lancinant et en même temps efficace, L’Oiseau-tempête, sans être non plus un chef-d’oeuvre, est un thriller bien fichu sans défaut majeur et avec un solide casting. Une bonne petite surprise en attendant la claque scorsésienne qui nous attend selon toute probabilité à la fin du mois.

7/10

Dans l’espace, personne ne vous voit lire Heibon Punch

C’est une des scènes les plus WTF ? d’Alien, et encore plus maintenant pour moi. Jusqu’alors je n’y avais jamais prêté attention mais je viens de remarquer un détail assez énorme.
Ça s’est passé le week-end dernier alors que j’avais enfin réussi à convaincre Olrik jr (désormais 13 ans et demi) de mater Alien en ma compagnie. Il a fallu travailler le bougre pour qu’il accepte puisque le pauvre chéri peut facilement avoir les pétoches et sait surtout combien son taquin de paternel peut user durant la projections de subterfuges pour lui faire subir moult jump scares. Enfin bref, passons les détails, il a fini par céder et quelques mois après avoir vu Shining, il a volontiers admis à la fin qu’il n’avait pas regretté l’expérience (next target : Aliens).
Et donc, de quelle scène, de quel détail s’agit-il ? Et surtout, quel rapport avec le Japon ? Voici : il s’agit de la fameuse scène durant laquelle on apprend qu’Ash n’est en fait qu’un vil robot à la solde de la compagnie qui a engagé l’équipage et qui est prête à les sacrifier pour ramener un échantillon d’alien sur Terre. Vous vous en souvenez peut-être, Ash pète alors méchamment les plombs, s’en prend physiquement à Ripley avant de manger froid lui-même en étant décapité par Parker.
J’ai dû voir Alien une bonne dizaine de fois et je n’y avais jamais prêté attention. C’est lorsque Ripley se prend les premiers coups de la part d’Ash. A un moment, il la saisit par le col et l’envoie valdinguer dans un espace où se trouve une couchette, vraisemblablement la chambre de fortune d’un des membres de l’équipage. On voit ce plan :


Avec sur la gauche toute une iconographie qui attira mon attention. Cet élément isolé, voici ce que cela donne de plus près :

Diable ! Indéniablement cela sentait la gravure idol japonisante des 70’s. Mais pourquoi ? why ? warum ? Je ne tardais pas à avoir ma réponse. Surplombant Ripley allongée sur la couchette et tentant de reprendre ses esprits, Ash se saisit d’un magazine posé sur pile à côté et le roule en rouleau :


Pour lui en donner un coup ? Non, mieux que ça, pour le lui enfoncer dans le gosier ! Et c’est alors qu’arrive cette image :

Au passage merci la magie du HD.

Oui, WTF car là, le doute n’était plus permis, on était face au kanjis du nom de ce doux magazine essentiellement des 70’s, magazine équivalent du Playboy américain, j’ai nommé Heibon Punch.
Dès l’instant où cette stupéfiante révélation m’apparut, inutile de dire que je n’ai plus eu l’esprit à suivre les détails de la lutte entre Ripley et Ash, je n’avais d‘yeux que pour d’autres détails du décor. Quand on revoie le film tranquillement avec moult arrêt sur images, on tombe par exemple sur ceci :

Eh oui, il n’y a pas un mais plusieurs exemplaire d’Heibon Punch. Et en s’arrêtant sur le plan du magazine avant qu’il soit façonné en rouleau on aperçoit un bout de la couverture :


On peut alors faire une recherche sur les couvertures du mag de l’année 1978. et on tombe alors sur ce numéro :

n°702 du 20 mars 1978

Numéro à l’intérieur duquel on trouve ce poster :

Soit celui que l’on aperçoit en bas de l’image.
Evidemment, je me gardai bien de faire ces remarques à Olrik jr qui de toute façon était dans son coin en train de comater d’effroi. Moi, je comatais de surprise, me repassant dans mon esprit ces mots, essayant d’y trouver un mot : un robot force Ripley à faire une fellation à un numéro d’Heibon Punch ! C’est plus Alien mais Alien VS Blow Up ! Les tentatives d’interprétation s’avéraient rudes, voire impossibles. Le présence de ce magazine dans le futur, à l’intérieur du Nostromo, indiquait en tout cas qu’un des membres de l’équipage avait bon goût. De qui pouvait-il s’agir ? Sans doute Parker, à moins que ça ne soit Brett, le personnage joué par Harry Dean Stanton. Il devait avoir méchamment cassé sa tirelire pour se procurer chez Mandarake cette pile de numéros.
Mais si l’on quitte la diégèse pour s’interroger sur les conditions de réalisation du film, se pose alors cette question : qui a fourni ces exemplaires ? Le chef décorateur ou bien… Ridley Scott lui-même ? Ne pourrait-on pas imaginer après tout Scott amateur de bijins dénudées sur papier glacé, fan hardcore de Pinky Violence et de Roman Porno et abonné de la première heure à Heibon Punch ? Cette passion l’aurait amené à disposer dans le décors les photos de ses bijins préf’ du moment et le fait qu’il ait tourné plus tard Black Rain au Japon pourrait alors être vu comme la démarche d’un fana d’yeux bridés en amandes pour contempler au plus près la cause de ses fantasmes mais aussi afin d’en profiter pour compléter sa collec’ de mags dans les meilleures librairies du Japon. On est libre de ne pas partager mes hypothèses mais pour moi, c’est comme qui dirait cousu de fil blanc et je sais que je ne reverrai plus jamais Alien de la même manière.
Sur ce, je vous laisse, tout cela m’a donné envie de commander un Heibon Punch sur Yahoo auctions. Hum ! Comment s’appelle déjà la douce sur le poster ? Ai Wakasugi ? Allons donc y faire une petite recherche…

Quand Osaka fait mal aux yeux

Nick Conklin, un flic gentiment ripoux de New-York, est chargé d’escorter avec son pote Charlie un dangereux yakuza, Sato, à Osaka. Pas de bol, dès son arrivée il se fait rouler dans la farine par des complices se faisant passer pour des policiers et qui lui subtilisent le criminel. Obligés de réparer leur bourde, Nick et Charlie partent à sa recherche…

Black Rain
Ridley Scott – 1989

Je craignais un peu de le découvrir celui-là. Je m’étonne d’ailleurs de ne pas l’avoir vu plus tôt. En 1989, je vivais à Nantes et j’allais régulièrement voir du blockbuster avec des potes. Et depuis, j’ai largement eu le temps de m’offrir une séance de rattrapage car j’ai toujours été bienveillant (sans doute trop) envers la filmographie du réalisateur d’Alien, des Duellistes et de Blade Runner.

Après voilà, on est en 1989, pas vraiment la meilleure période de Ridley Scott et surtout, surtout, on y trouve cet homme :

Michael, fils de. Argh.

Douglas fait en effet partie de ces acteurs que j’abomine. Comme pour Nicolas Cage, rien que de le voir apparaître à l’écran, il y a immédiatement souffrance (quand je suis de mauvaise humeur) ou pouffements (que je suis de bonne). Au moment donc de lancer le film, je faisais le dos rond, espérant que l’affiche annonçait autre chose qu’un nanar. Mais en fait, non, il n’y a pas eu de miracle, Black Rain m’est apparu du début à la fin comme une sombre bouse que seule une vague nostalgie 80’s permettra d’apprécier. Or, comme je n’ai pas vu le film au moment de sa sortie ou peu après, c’était plus dur pour moi.

Dès le début j’ai senti que c’était mal embarqué avec cette course de motos entre Douglas et un autre pilote. Comme on est chez les Ricains et que le personnage de Douglas est du genre à être sévèrement burné, Scott imagine un duel Harley Davidson (les motos gentilles) VS Suzuki (les motos méchantes). Evidemment, on devine que Nick Conklin (quel patronyme mes aïeux !) a l’honneur de poser ses glaouis velus sur le cuir confortable d’une Harley. Et évidemment, il gagnera la course, victoire lui permettant au passage de montrer à qui l’on a affaire, à savoir un connard effroyablement arrogant.

Hin hin ! Je vous nique la gueule, moi, bande de tocards! Tous.

Ça empire dans les scènes suivantes puisque l’on découvre que non content d’être arrogant, le gus est aussi un flic ripoux. Et plutôt que de faire profil bas quand ses supérieurs le convoquent pour lui dire ses quatre vérités, le type la ramène, rugit et gueule tout son soûl. Personne ne me fait chier, macho man quoi !

C’est dire s’il est mûr pour débarquer sur un sol nippon où tout doit être fait dans les règles et avec humilité. Je ne doute pas que pour un spectateur américain c’était rigolo de voir un cow-boy malpoli débarquer dans un commissariat d’Osaka et mener son monde par le bout du nez en ne disant même pas « s’il vous plaît ». J’ai rapidement trouvé cela abrutissant à entendre et douloureux à voir. Conklin a tout du connard qui débarque en terrain conquis, qui estime que tout lui est dû et qui, surtout, n’est jamais remis à sa place. A un moment, j’y ai pourtant cru, lorsque Masahiro, le flic joué par Ken Takakura, accompagne le duo de flics ricains (ah ! le deuxième est joué par Andy Garcia. Pas une catastrophe mais un peu pénible lui aussi, on est content qu’il crève à la moitié du film, mais passons). Surtout lors de cette scène :

Takakura, après avoir suivi servilement les bouffeurs de burgers, allait-il enfin se rebiffer pour devenir le Takakura que l’on connait, à savoir un homo japonicus, un vrai, un viril, un tatoué, prompt à tirer l’oreille aux clampins qui le font chier ? Sur le coup, comme Conklin tient à ce moment un sabre de kendo, et comme il est tout bouffi d’arrogance, je me suis imaginé que le con allait tenter de combattre Masahiro sur son propre terrain, expérience qui promettait pour lui d’être aussi douloureuse que celle du personnage de Tom Cruise dans une certaine scène du Dernier Samouraï. Mais en fait, non, ce qui suit est un petit coup de pute de Conklin suivi d’un quolibet pour avoir le dernier mot. La leçon n’arrivera pas, Scott a décidé de faire de son personnage un héros qui a raison dans toutes ses décisions et qui à aucun moment ne subira la moindre humiliation. Pourtant, avoir laissé s’échapper le yakuza dès son arrivée sur le tarmac n’était pas particulièrement glorieux. Mais même cela il le balaye d’un revers de main puisque lors d’une scène il prétexte qu’il s’agissait avant tout de la faute de la police japonaise.

Bref, impossible à mes yeux de s’attacher au sieur Conklin, qui plus est incarné par Michael Douglas. Sur quoi jeter son dévolu alors ? Sur Osaka ? N’imaginez pas que Scott se soit creusé la tête à faire découvrir des facettes insoupçonnées de la ville. Ce sera surtout Dotonbori et son ambiance à la Blade Runner, et c’est tout. Allez, on a quand même en prime des gros trucks customisés pour en jeter à l’écran mais à part ça, pas grand-chose à se mettre sous la dent finalement.

Faut-il alors se concentrer sur le flic joué par Takakura ? J’ai pu lire que l’acteur volait la vedette et sauvait le film. On n’a pas dû voir le même film alors. Quand son chef le présente comme un flic parmi les plus durs de son service, on se frotte les mains, on se dit qu’on aura sans doute un personnage comme celui que l’acteur avait incarné en 1974 dans le Yakuza de Sidney Pollack. C’est malheureusement tout sauf ça. D’emblée, son personnage est dépassé par la fougue de Conklin. Il aurait pu être la touche de zen qui complète, voire qui dompte l’énergie. Il est juste une chiffe molle qui regarde ce qui se passe la bouche ouverte et l’air ahuri, se faisant même ridiculiser dans un bar à hôtesses lorsqu’il monte sur scène avec Andy Garcia pour chanter du Ray Charles.

La scène gênante du film.

On voit ce que Scott a voulu faire, montrer qu’il se passe entre les ricains et le Japonais, à savoir un début de déconnade qui va déboucher sur une amitié virile. J’ai trouvé la scène effroyable tant le personnage de Takakura y apparaît grotesque. Là aussi, on arguera peut-être que c’était voulu et que cela témoigne de la capacité de Takakura à casser son image. Il n’empêche, dans cette scène c’est le Japonais qui est ridiculisé, pas l’Américain. C’est finalement tout le malaise que j’ai pu ressentir dans un film comme Lost in Translation. Bref, ce n’est pas auprès de Takakura que l’on pourra trouver une consolation. Dans la deuxième partie du film, après la mort du personnage de Garcia, on est plus dans le film d’action et le buddy movie. Comme Conklin a perdu son pote, il la ramène un peu moins et se concentre sur son objectif : mettre le grappin sur Sato et sans doute lui faire la peau. Masahiro, moins ridiculisé, est tout de suite plus classieux, désireux d’aider son nouvel ami américain. Il y aura donc moult scènes d’action mais franchement, quand on s’aperçoit que ce film est coincé entre Akira (1988) et Terminator II (1991), il n’y a vraiment pas de quoi sauter au plafond, d’autant que le méchant du film est trop maniéré, loin d’être impressionnant. On suit donc poliment le dernier quart d’heure duquel nulle surprise scénaristique n’est à attendre.

Stupide et stéréotypé à outrance, avec un Ken Takakura ahuri et un Michael Douglas tout pétri d’arrogance américaine, Black Rain s’impose donc comme la purge ringarde absolue de la fin des 90’s. Et je n’ai pas tout dit puisque je ne me suis pas attardé sur le score pourri de Hans Zimmer et le traitement foireux de la relation entre Conklin et Joyce, une gaijin jouée par Kate Capshaw en mode « il y a du monde au balcon » :

Scott a dû lire dans son guide du polar qu’il fallait forcément dans son film un personnage de blonde sophistiquée. Du coup n’attendez pas de personnages de bijins, y’en a pas.

Dans le genre film yankee qui en a une grosse paire, je préfère encore me remater Commando avec Schwarzie. Et quitte à voir un film US présentant une intrigue policière au Japon, avec un souci d’opposer deux cultures, on préférera donc largement le Yakuza de Pollack. Un Robert Mitchum vieillissant vaudra toujours mieux que tous les Michael Douglas du monde. Et on y trouve de surcroît un Takakura au sommet de sa virilité, et cette fois-ci sans qu’il soit affublé d’expressions d’ahuri.

4/10