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La sœur du bouquiniste pervers aime les gashapons

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24, 25 et 26 juillet.

Après Osaka et Kobe, direction Kyoto pour la journée du 24. Après là aussi, comme pour Osaka, un petit quart d’heure de train pour s’y rendre à partir de Takatsuki, on file vers le musée du manga puis vers le centre en début d’après-midi. Là, miséricorde ! il se met à tomber des hallebardes comme seul le Japon est capable d’en balancer l’été. Fort opportunément, une arcade commerciale s’offre à nous pour nous abriter le temps que le déluge passe (une bonne heure quand même) :


C’est là que je vis ce petit bouquiniste :

bouquiniste Kyoto

Heureux hasard, je cherchais les éditions originales de Lettrines 1 et 2 de Gracq ! J’entrai plein d’espoir et, après quelques explications hésitantes en japonais, le gus me conseilla d’aller plutôt voir du côté de Kabukichô, à Shinjuku. Là, pas de doute, je trouverais les deux volumes tant convoités. Cela tombait bien car le lendemain, nous étions à Tokyo. Après un dîner justement du côté de Shinjuku avec des amis de Madame, je les laissai discuter en fin de repas pour prendre la température de Shinjuku avec mon réflex et essayer de trouver mes Gracq. Malheureusement, à défaut de paires de livres je tombai plutôt sur ce genres de paires :

kabukicho

Pas de doute, je trouvai bien deux beaux volumes. Et à chaque devanture d’échoppe même ! Mais je n’osais trop m’y aventurer pour les palper, on a sa conscience hein ! Joli galopin que ce libraire en tout cas. Un amateur des potacheries des Torakku Yarô sans doute.

Le lendemain, pendant que Madame se préparait à l’hôtel, direction Ueno avec Olrik Jr pour lui montrer au parc la statue de Saigo Takamori. Après celle à Kagoshima qu’il avait vue lors du précédent voyage, il fallait bien qu’il voit celle-ci :

Puis impossible d’y couper, je veux parler du magasin de jouets en face de la station de Ueno et qu’Olrik Jr avait bien évidemment aperçu sur le chemin du parc :

Comme de bien entendu, une hordes de machines à gashapons protégeait le magasin frontalement et lattéralement. On aurait bien tort de croire qu’elles ne tentent que les gamins. Tandis qu’Olrik Jr butinait d’une machine à l’autre avec quelques piécettes, j’y vis une jeune femme qui y reste bien cinq minutes à observer la bouche ouverte les différents trésors que proposait les machines. Loin de moi l’idée de lui jeter la pierre. J’avoue avoir cédé plus d’une fois devant ces petits bouts de machin en plastique à la finition parfois étonnante.

gashapon

Tetsujin Saigo Takamori

Photo prise à Kagoshima.

Si vous vous êtes baladés dans le parc d’Ueno, vous avez forcément vu cette statue représentant un samouraï en geta et tenant en laisse son chien. Il s’agit de Saigo Takomori,

1m90 – 132 kgs

… sympathique et volumineux leader de la restauration de l’ère Meiji (et véritable « dernier samouraï »). C’est une statue amusante et surprenante, qui tranche avec toutes celles montrant des samouraïs arborant une pose belliqueuse ou une morgue menaçante.

Toutefois, si un jour vous passez à Kagoshima, ville natale de Saigo, allez jetez un coup d’œil à sa statue qui se trouve à quelques pas de l’aéroport. Et là, n’attendez pas à vous retrouver devant ce samouraï un peu pataud qui va faire uriner son toutou. Un magnifique mastard en bronze de vingt mètres, les bras croisés, les biceps commac, une expression très « force tranquille », vous toisera du regard. Enfin, « vous toisera », pas vraiment, puisque la tête dans les nuages, il ne daigne pas regarder ce qui se passe sur le plancher des vaches. De sa hauteur, il semble veiller sereinement sur sa ville natale. Nulle menace ne se dégage de son imposante stature, seulement une force, une puissance qui en imposent mais aussi qui tranquillisent. Les habitants de Kagoshima ont bien de la chance, ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles, Saigo « Tetsujin 1 go » Takomori veille.